NET PRESS

Burundi - ONU.
Le programme de la visite de la mission du Conseil de Sécurité au Burundi légèrement modifié ...
Bujumbura, le 23 mai 2001 (Net Press). La mission du Conseil de Sécurité des Nations Unies en tournée dans la sous-région et en Afrique du Sud est finalement arrivée à 12h 30' à l'aéroport international de Bujumbura avec un retard de 2h 30' sur le programme initial. Cette mission conduite par l'ambassadeur de la France à l'ONU, M. Jean-David Lévitte, a été accueillie en grandes pompes par 3 ministres du gouvernement burundais, avant de prendre part au "déjeûner de travail" offert à l'hôtel Novotel par le 1er vice-président de la République, M. Frédéric Banvuginyumvira.
De 14h 10' à 15h 10', cette mission devrait rencontrer les 19 parties signataires de l'accord d'Arusha, dont ceux du G8 qui devaient quitter Bujumbura à 16h pour Arusha. Il est à noter à ce sujet que le PARENA a refusé, comme l'UPRONA négociateur et les "Bashingantahe (sages) de la société civile", de répondre à l'invitation de l'équipe de la Facilitation. Cette mission s'entretiendra ensuite avec le chef de l'Etat pendant 1h 30' avant d'animer une conférence de presse au centre culturel français à 17h. Cette mission repartira dans la soirée vers 18h, au lieu de 16h comme initialement annoncé.
Signalons d'autre part que l'envoyé spécial de l'Union Européenne dans la région des Grands-Lacs, l'Italien Aldo Ajello, annoncée pour hier soir, a été reportée à une date ultérieure. Rappelons que M. Ajello devait séjourner au Burundi du 22 au 24 mai 2001. On ne sait pas encore les raisons qui l'ont poussé à reporter "sine die" sa visite.
Burundi - Société- Economie.
L'association burundaise des consommateurs invite l'assemblée nationale à tout faire en vue de l'annulation de la récente mesure de hausse des taxes indirectes.
Bujumbura, le 23 mai 2001 (Net Press). L'Association Burundaise des Consommateurs (ABUCO) vient d'adresser une lettre ouverte au président de l'assemblée nationale dans laquelle elle "se réjouit" de la position des députés burundais qui "traduit les préoccupations des populations burundaises en général et des consommateurs en particulier". Pour cette association, "la hausse continue des prix des produits de première nécessité entretenue par le gouvernement doit, à juste titre, interpeller la conscience de tout un chacun" et c'est pour cette raison que cette association remercie le parlement burundais pour avoir fait siennes les préoccupations des consommateurs. L'ABUCO exhorte l'assemblée nationale "d'aller de l'avant" et de faire tout ce qui est en ce pouvoir pour arriver à l'annulation de cette mesure dans les meilleurs délais.
L'ABUCO trouve, par ailleurs, "cynique" le fait que le gouvernement a préféré "imposer des sacrifices supplémentaires au consommateur pour récolter huit milliards de FBu alors qu'une bagatelle de plus de 10,5 milliards a été détournée" par certains dignitaires comme le montre le rapport de la commission d'enquête parlementaire sur les dossiers des malversations financières. L'ABUCO demande que soit recouvrée cette somme afin de soulager le consommateur.
Burundi - Politique - Droits de l'homme.
"Quel que soit le compromis politique qui pourrait avoir lieu entre les protagonistes, le Burundi doit tourner la page de l'impunité", selon la ligue "ITEKA" .
Bujumbura, le 23 mai 2001 (Net Press). Par la voix de son président, M. Pie Ntakarutimana, la ligue burundaise des droits de l'homme "ITEKA" vient de rendre publique une déclaration à l'occasion de la visite au Burundi d'une délégation du Conseil de Sécurité de l'ONU. La ligue "ITEKA" rappelle que l'accord d'Arusha n'a pas permis de mettre fin aux violences qui emportent chaque jour d'innombrables vies humaines et que la mise en application de cet accord "se heurte aux tergiversations des parties signataires". La ligue "ITEKA" s'inquiète également "de l'entrée massive des rebelles burundais et de leurs alliés de la sous-région" qui ont fui la RDC en raison de l'application des accords de Lusaka qui "sont en déphasage avec l'accord d'Arusha".
La ligue "ITEKA", qui regrette qu'aucune suite n'ait été réservée au rapport de la commission de l'ONU sur les événements de 1993, estime que l'impunité des crimes est le "principal terreau des violences d'hier et d'aujourd'hui". C'est pour cela qu'elle rappelle que "quel que soit le compromis politique qui pourrait avoir lieu entre les protagonistes, le Burundi doit tourner la page de l'impunité pour réconcilier les Burundais". (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Association.
Le mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya" regrette de n'avoir pas été invité à rencontrer la mission de l'ONU en visite au Burundi.
Bujumbura, le 23 mai 2001 (Net Press). Dans une lettre au chef de la mission du Conseil de Sécurité de l'ONU actuellement en visite au Burundi, le mouvement d'autodéfense "PA-Amasekanya" condamne fermement le refus de cette mission de rencontrer les organisations de rescapés du génocide en cours au Burundi et déclenché par le parti Frodebu en octobre 1993. Dans le même temps, ajoute ce mouvement, la mission du Conseil de Sécurité de l'ONU s'entretient à l'extérieur et au Burundi "avec les représentants des organisations terroristes tribalo-génocidaires comme le Frodebu-Cndd-Fdd et le Palipehutu".
"PA-Amasekanya" demande, par la même occasion, au Conseil de Sécurité de l'ONU de réserver une suite logique au rapport n°S/1996/682 "qui reconnaît le Frodebu comme étant le concepteur, le planificateur, l'organisateur et l'exécutant du génocide des Tutsi".
"PA-Amasekanya" conclut sa lettre en se demandant si les "citoyens opposés à l'amnistie des terroristes tribalo-génocidaires doivent obligatoirement utiliser l'expression des armes pour être écoutés" (Voir www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Parti politique.
L'Uprona négociateur dément que l'aile Mukasi ait tenu une réunion à "Kumugumya".
Bujumbura le 23 mai 2001 (Net Press). A la suite de la publication, en date du 21 mai 2001, d'une dépêche intitulée "Le comité provincial du parti UPRONA, aile Mukasi en Mairie de Bujumbura tient une réunion à "Kumugumya"", l'Uprona négociateur vient de réagir en ces termes :
"La Permanence de l'UPRONA tient à démentir formellement cette fausse nouvelle. Aucun compagnon de Monsieur Mukasi n'a mis les pieds à la Permanence Nationale Kumugumya le samedi 19 mai 2001.
Du reste, Monsieur Mukasi a été déchu de la direction de l'Uprona le 7 octobre 1998 pour fautes lourdes, par le Comité Central de l'Uprona. Un acte de l'autorité compétente a été délivré qui confirme ce changement sur base du dossier requis par la loi sur les partis politiques (voir le document du Ministre de l'Intérieur n°530/689/CAB/98). Par la suite, tous les comités provinciaux et communaux ont été rénovés. C'est dire que le groupe dont question n'a aucune existence légale".
NDLR : L'agence "Net Press" prend acte de ce rectificatif et tient à faire savoir qu'elle a bien contacté les responsables du parti UPRONA, aile Mukasi, qui lui ont confirmé toutes les informations contenues dans la dépêche susmentionnée, à part le jour de la tenue de cette réunion. Le président de l'Uprona, M. Charles Mukasi nous a indiqué que cette réunion a eu lieu le vendredi 18 mai 2001, de 17h30 à 20h, et non le samedi 19 mai 2001, comme le laissait croire notre article. M. Mukasi a par ailleurs précisé que c'est lui-même qui a dirigé cette réunion qui n'était "ni la première, ni la dernière à se tenir à "Kumugumya"". A cette réunion, étaient invités tous les membres du comité central de l'Uprona de Mukasi résidant à Bujumbura ainsi que les membres du comité provincial en Mairie de Bujumbura.
AVIS DE MISE EN VENTE.
Le Centre National d'Appareillage et de Rééducation de Gitega met en vente publique et aux enchères deux véhicules non dédouanés aux caractéristiques suivantes : une Jeep Land Rover, plaque n° 77850 et un minibus Mercedes 210, plaque n° 72416.
Ces véhicules sont en état de rouler et peuvent être visités durant les heures de service dans les enceintes du Centre National de Réadaptation Socio-Professionnel de Jabe à Bujumbura, du 14 au 30 mai 2001. La vente est fixée au 31 mai 2001 à partir de 9h du matin. La participation à la vente sera autorisée sur présentation d'un bordereau de versement d'une caution de 100.000 FBU sur le compte n° 1102/9 ouvert à la B.R.B, agence de Gitega, au nom du CNAR. Cette caution ne sera pas rendue au soumissionnaire gagnant qui se sera désisté. Le gagnant dispose de cinq jours pour le paiement et l'enlèvement du véhicule. Pour tout renseignement supplémentaire, téléphonez au 040 2142 ou au 942406.
