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Bujumbura-Burundi.


Burundi - Sécurité - Politique.

Le Cndd se fait un sérieux coup de pub à l'occasion de la "libération" de Mgr Nduhirubusa.

Bubanza, le 23 mai 2002 (Net Press). Mgr Joseph Nduhirubusa a été remis à la hiérarchie catholique et à l'administration territoriale à Mitakataka, le village natal du chef des terroristes-génocidaires dans la région centre-ouest, Manassé Nzobonimpa, loin des yeux de l'armée régulière qui était la "grande muette" et la grande absente à cette occasion. C'était dans la matinée de ce jeudi 23 mai 2002. Enlevé ou plutôt mis sous la protection des terroristes-génocidaires du Cndd depuis samedi 19 mai 2002, Mgr. Nduhirubusa a été conduit et transporté dans la Kibira (forêt primaire de la crête Congo-Nil) où se trouve leur quartier général. Selon ses propres dires, il y est arrivé mardi 21 mars 2002 et se reposait jusqu'à sa "libération".

Des tractations se faisaient depuis quelques jours entre la haute hiérarchie catholique et l'administration territoriale de Bubanza avec les terroristes-génocidaires. Mgr. Ntarwarara, évêque de Bubanza et le gouverneur de province, M. Gilbert Kayonde, s'activaient depuis hier dans des pourparlers par téléphone et ils ont été rejoints par le pro-nonce apostolique. Le rendez-vous a alors été fixé à ce matin à des endroits plusieurs fois modifiés, notamment à Gahwazi en commune Mpanda.

Finalement, le chef des terroristes-génocidaires, Manassé Nzobonimpa a choisi le lieu de Mitakataka, un double symbole pour lui parce que c'est le village de ses parents et il en a été le chef de zone. Les cérémonies de remise du prélat ont eu lieu en présence du pro-nonce apostolique, de l'évêque de Bubanza et du gourneur de la province. Manassé Nzobonimpa est venu sous haute escorte de ses hommes qui, finalement assuraient la sécurité de tout ce petit monde en présence de quelques journalistes et autres curieux. L'"officier" Fdd a même fait savoir pour l'occasion que Mgr Nduhirubusa n'avait pas été enlevé, mais mis sous sa protection pour la sécurité du prélat, car étant "une haute personnalité de l'Eglise catholique". Il a alors demandé la contribution de cette même Eglise.

A Mitakataka, on remarquait l'absence totale de ceux qui sont en principe chargés d'assurer la sécurité du coin, en l'occurence les hommes du général Cyrille Ndayirukiye, ministre de la défense de l'armée régulière. Ce dernier ayant empêché à la presse locale de faire parler les chefs des terroristes-génocidaires, ceux-ci ont pris l'option de faire parler les faits en utilisant de hautes personnalités publiques comme le gouverneur de Bubanza, l'évêque de Bubanza et le pro-nonce apostolique par leur association à la remise "solennelle" de Mgr Joseph Nduhirubusa à la haute hiérarchie catholique. Ce fut un sérieux coup médiatique puisque les radios locales qui ont été empêchées de faire parler les responsables du Cndd et du Palipehutu les ont fait parler d'une autre manière en faisant le reportage de l'événement.

Rappelons que les terroristes-génocidaires du Cndd ont à plusieurs reprises enlevé et tué des personnes ciblées pour leur appartenance à l'ethnie tutsi. A l'occasion de "l'enlèvement " de Mgr Nduhirubusa, ils ont préalablement tué les militaires assimilés aux Tutsi qui l'escortaient. L'évêque a eu la vie sauve parce qu'il est Hutu. Dans des circonstances similaires, un autre prélat, Mgr Joachim Ruhuna a été sauvagement tué le 9.9.1996 par les terroristes-génocidaires du Cndd pour le simple fait qu'il était Tutsi.

C'est la deuxième fois que l'armée nationale accepte un tel camouflet en acceptant une protection des personnalités et des lieux par des personnes autres que celles de son corps. La première fois a été l'acceptation des troupes sud-africaines pour protéger des leaders rapatriés et issus des organisations terroristes-génocidaires.

L'événement de ce matin a été un véritable coup de pub médiatique réalisé par les terroristes-génocidaires du CNDD par l'entremise de Mgr Nduhirubusa enlevé par eux quelques jours plus tôt. Mgr Nduhirubusa en aura été la pièce maîtresse du début à la fin pour avoir été utilisé dans ce jeu à ses dépens. Tout est bien qui finit bien, comme dirait le prélat, mais il faudrait qu'il ait réellement une pensée profonde à ses "anges gardiens" terrestres, d'ici bas, morts à ses côtés.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires tuent sélectivement des personnes à Mageyo.

Bujumbura, le 23 mai 2002 (Net Press). Dans la matinée du 22 mai 2002, des terroristes-génocidaires ont tendu une embuscade à un minibus de transport qui se rendait dans la capitale. L'embuscade a eu lieu à Mageyo, à une trentaine de kilomètres de la ville de Bujumbura. On déplore 11 morts, dont 9 sur-le-champ, et trois blessés. Parmi les personnes tuées, figurent deux militaires ainsi qu'un sénateur de l'ethnie Twa qui a été assimilé aux Tutsi. Le convoyeur qui avait tout fait pour protéger les deux militaires en a payé le prix cher : il a été dépécé en mille morceaux.

Comme première réaction, l'Uprona négociateur a indiqué que "ces personnes ont été abattues de sang-froid alors qu'elles voyagaient tranquillement à bord d'un bus de transport en commun sur l'axe Bujumbura-Bugarama. Elles sont victimes d'une violence absurde entretenue par des bandes de criminels terroristes dont la folie meurtrière dépasse tout entendement".

Signalons d'autre part que plus de six mois après l'investiture du gouvernement de transition où toutes les parties (G7 et G10) ayant négocié l'accord sont représentées, les signataires de l'accord d'Arusha et les "seigneurs" de la communauté internationale qui l'ont béni devaient interroger leur conscience et expliquer les véritables mobiles derrière le crime de génocide qui continue à endeuiller des familles au Burundi.

Comment expliquer en effet le massacre ethniquement sélectif des Tutsi et d'un sénateur Twa leur assimilé par les terroristes-génocidaires ce mercredi 22 mai 2002, voyageant paisiblement à bord d'un bus au nom d'une lutte armée de libération des Hutu alors que ces derniers contrôlent à plus de 60% le pouvoir et les institutions "représentatives", en vertu de l'accord d'Arusha ?

Quels sont les rapports entre les ministres et parlementaires issus du CNDD et du PALIPEHUTU et les terroristes-génocidaires du PALIPEHUTU-FNL et du CNDD-FDD coupables de plusieurs forfaits dont des embuscades et attaques meurtrières contre des civils ? Quelle est la responsabilité des uns et des autres ? Que racontent à ce propos les ministres et les parlementaires issus de ces mouvements à leurs collègues quand ils sont en conclave ?

Que valent encore les "pauvres" déclarations de protestation ("gutera ivyatsi") des organisations des droits de l'homme, des partis politiques du G10 ou de la communauté internationale face à ce genre de crimes impunis et qui ne font jamais l'objet d'aucune enquête judiciaire nationale ou internationale, la mort des Burundais massacrés n'ayant visiblement pas la même valeur que celle d'un expatrié comme feu Dr Kassi Manlan ou Luis Zuniga qui mobilise la justice burundaise, les organisations de défense des droits de l'homme, les radios locales et internationales pour mettre la main sur les auteurs ?

Les signataires de l'accord d'Arusha risquent de s'enfermer luxueusement dans une tour d'ivoire sous la protection de l'armée sud-africaine ou de Koffi Annan, sous-traitants de la communauté internationale au moment où la masse des Burundais ne perçoit les recettes d'Arusha qu'en termes de marre de sang et de deuil.

Burundi - Rapatriement.

Des frais de rapatriement ethniquement et politiquement ségrégationnistes en faveur des Hutu ou du G7.

Bujumbura, le 23 mai 2002 (Net Press). Des leaders hutu rentrant d'exil se voient gratifier d'une cagnotte qui fait scandale dans l'opinion publique. Le programme de réhabilitation du Burundi (PREBU) est en train de financer le rapatriement de certaines personnes dites "personnalités politiques rentrant d'exil". Pour ce faire, une somme de 76.311.200 Fbu a été débloquée en faveur de : Wakana Dominique (3.052.448 Fbu); Manwangari Léon (3.052.448 Fbu); Ndikumana Nephtali (3.052.448 Fbu); Ndayavugwa Laurent (3.052.448 Fbu); Niyungeko Charles (3.052.448 Fbu); Habarugira Gaudence (3.052.448 Fbu), Mperabanyanka Louis (3.0520.448 Fbu); Sabuwanka Elie (3.052.448Fbu); Kirara Anaclet (3.052.448 Fbu); Niyonkuru Chadrak (6.104.896 Fbu); Twagirayezu Désiré-Apollinaire (3.052.448 Fbu); Bucumi Cassien (6.104.896 Fbu); Sendegeya Christian (6.104.896 Fbu); Marora Sylvestre (6.104.896 Fbu); Karabagega Jacques (3.052.448 Fbu); Ntahomvukiye Nicodème (6.104.896 Fbu); Ndihokubwayo Norbert (6.104.896 Fbu); Ndenzako Jackson (3.052.448 Fbu); Nimbesha Richard (6.104.896 Fbu)

Cette liste ignore complètement tous les rapatriés Tutsi. Selon un rapatrié du G10, ce traitement sélectif est inacceptable et cette liste de 19 personnes est partielle et contestable. "La réhabilitation du Burundi signifierait-elle le financement des seuls leaders rapatriés du G7 ou des leaders hutu ?", s'est interrogé le même rapatrié. Au même moment les frais de rapatriement des paysans réfugiés en Tanzanie sont constitués de quelques couvertures, ustenciles de cuisine, de la nourriture pour 3 mois, etc.

Quid des déplacés Tutsi qui se comptent par centaines de milliers et qui ne savent plus à quel saint se vouer depuis plusieurs années, parqués dans de véritables mouroirs pudiquement appelés "camps de déplacés". Que fait le PREBU pour les réinstaller ?

Rappelons que la plupart de ces rapatriés "haut standing" sont automatiquement intégrés dans leurs anciennes fonctions, comme c'est le cas des députés qui touchent 500.000 Fbu.

Certaines parmi ces personnalités sont soupçonnées ou accusées d'avoir pris une part active ou d'avoir incité aux massacres à caractère génocidaire de 1993, comme l'ancien député du Frodebu Anaclet Kirara, qui a par ailleurs récupéré son siège. D'autres comme Richard Nimbesha sont responsables de plusieurs progroms. Richard Nimbesha animait même la radio de la haine "Rutomorangingo".

Ces fonds font scandale au moment où même les Burundais restés au pays ont besoin d'être réhabilités. "Ces frais de rapatriement constitueraient-ils une prime pour des crimes commis par certains hauts responsables d'aujourd'hui ?", s'interroge-t-on dans les milieux des rescapés et des victimes du génocide.

Avis de recrutement

Le Complexe Textile de Bujumbura "COTEBU" désire recruter un comptable répondant aux conditions suivantes :

- Etre de nationalité Burundaise; - Etre âgé de 25 ans minimum et de 30 ans maximum - Avoir un diplôme de niveau A1 (ISCO) en Comptabilité; - Avoir une expérience pertinente dans la tenue d'une comptabilité des sociétés publiques et privées et être habitué aux procédures comptables et de gestion; - Maîtriser l'usage de l'outil informatique (Word, Excel et logiciels comptables); - Etre libre de tout engagement vis-à-vis d'un autre employeur.

Les lettres de candidature, accompagnées d'une copie de diplôme certifiée conforme à l'original et d'un curriculum vitae, doivent parvenir à la Direction Générale du COTEBU au plus tard le 27 Mai 2002 à 17h 00.

AVIS DE MISE EN VENTE

La Société Concessionnaire de l'Exploitation du Port de Bujumbura (EPB) met en vente les véhicules dédouanés dont les caractéristiques sont les suivantes :

1°) Une voiture Peugeot 405, immatriculée 01BA 2531 N° de châssis : VF34BD2H270874764, Année de fabrication : 1994 Puissance du moteur : 10 cv

2°) Une voiture Daewoo Racer, immatriculée 01BA 4869 N° de châssis : WATF19T1NB534523 Année de fabrication : 1992 Puissance du moteur : 9cv

Ces véhicules sont dans un bon état de circuler et peuvent être visités tous les jours ouvrables dans les enceintes du Port de Bujumbura à dater de ce mardi 21/05/2002 pendant les heures normales de service.

Les offres sous pli fermé doivent parvenir au secrétariat de la Direction Générale de l'EPB au plus tard le 31/05/2002 à 17 heures locales. Une caution de deux cents mille francs Bu (200 000frs bu) par véhicule, remboursables aux non gagnants et déductibles du prix de vente pour les gagants, à verser au compte n° 201-53750-59 ouvert à la BCB ou au compte n°701-2048-01-57 ouvert à l'IBB au nom de l'EPB est exigée.

Chaque enveloppe portera la mention suivante : "Soumission pour voiture ....". L'ouverture des offres se fera lundi 03/6/2002 à 9 heures locales dans la salle des réunions de l'EPB.

Les soumissionnaires gagnants disposent de dix jours pour régler leur paiement. Passé ce délai, les véhicules seront cédés aux soumissionnaires de second rang et leurs cautions ne seront pas remboursées.

Les offres du personnel de l'EPB pourront être analysées avec une légère faveur par rapport aux autres offres.

L'EPB se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle des véhicules.