NET PRESS

Burundi - Génocide.
Commémoration de la journée dédiée à la lutte contre le génocide.
Bujumbura, le 23 juin 2002 (Net Press). Comme tous les 21 de chaque mois, l'association pour la lutte contre le génocide "AC Génocide-Cirimoso, a célébré ce 21 juin 2002 sa traditionnelle journée commémorative du génocide des Tutsi déclenché le 21 octobre 1993 par le parti Frodebu.
Après un bref mot introductif du président de l'association, le professeur Venant Bamboneyeho, c'est le président et le vice-président de la section estudiantine qui ont tour à tour pris la parole. Le président de cette section a promis un soutien franc et massif de la jeunesse estudiantine, en particulier celle de l'université du Burundi, à l'association AC Génocide-Cirimoso ainsi qu'à l'"Accord-Cadre pour la restauration d'un Etat de droit au Burundi". Il a ajouté que sa section est forte, solide et dynamique, et a invité AC Génocide-Cirimoso, qui a une "cause noble", à aller de l'avant étant donné qu'elle a derrière toute la jeunesse burundaise patriotique.
Le vice-président de la même section a pour sa part déclaré que le génocide déclenché par le parti Frodebu en octobre 1993 se poursuit allègrement puisqu'il ne passe pas un seul jour sans que l'on compte des dizaines, parfois des centaines de tués dans le pays : sur les routes, dans les camps de déplacés, sur les collines, .... Bref, il va falloir un véritable sursaut national pour arrêter cette machine, sinon, une bonne partie de la population de ce pays sera bientôt rayée de la carte, ou alors c'est tout ce pays qui disparaîtra si on n'y prend pas garde.
Il a poursuivi en indiquant que le génocide anti-Tutsi a pris ces derniers temps de multiples facettes : politique, juridique et économique notamment. Politiquement, a-t-il dit, les institutions politiques actuelles issues d'Arusha ont permis le retour au pays de beaucoup de gens qui étaient partis après avoir commis le génocide. Il est évident, a-t-il ajouté, que ces gens n'ont pas abandonné leur idéologie de génocide, même étant au pouvoir, et comme la plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu'elle a, ces gens ne peuvent qu'inculquer la même idéologie à la population. Ce qui fait que cette idéologie risque de continuer à courir pendant longtemps dans ce pays et qu'elle a encore certainement de beaux jours devant elle.
Economiquement, a poursuivi le même orateur, le génocide se manifeste par un manque criant d'emploi : aujourd'hui, après ses études universitaires, on ne trouve rien comme travail et on est apparemment juste bon pour la rue, a-t-il déclaré en substance, visiblement très dépité. Sur le plan juridique enfin, tous ceux qui ont commis le génocide des Tutsi continuent à être relâchés, un à un, chaque jour, a conclu le vice-président de la section université du Burundi de l'association AC Génocide-Cirimoso.
Le dernier intervenant a estimé de son côté qu'il n'est pas du tout normal que les parents continuent à se rendre à leurs postes d'attache respectifs comme si de rien n'était en laissant leurs enfants à la maison. Selon lui, il faudrait que les parents interpellent l'Etat pour lui demander pourquoi leurs enfants n'étudient pas alors qu'ils se sont acquittés de tout ce qu'il faut pour étudier.
Les mêmes parents devraient aussi demander à l'Etat pourquoi des enfants ont été tués au tout début de la grève des enseignants . "Il faut vous lever", a-t-il ajouté, pour prendre cette question en main et ne pas démissionner comme semble l'avoir fait le gouvernement. Il a démontré que tous les gouvernements successifs de ce pays ont toujours pris cette question à la légère. Cela a été notamment le cas en 1964 quand tous les enseignants du Burundi ont observé une grève illimitée à l'échelle nationale. Il a fallu l'intervention d'un "vrai Mushingntahe ", en l'occurrence Mgr Michel Ntuyahaga pour convaincre le premier ministre d'alors de revenir sur sa décision de renvoyer tous les enseignants et de les remplacer par des élèves finalistes. Le chef du gouvernement d'alors a vite compris, comme venait de le lui expliquer l'évêque de Bujumbura, que sa décision controversée risquait de compromettre l'avenir de plusieurs générations de jeunes burundais en les condamnant à l'ignorance. C'est alors qu'il a accepté de leur concéder 5% d'augmentation salariale et de leur promettre de leur accorder les 5 autres pour cent plus tard. Mais cela ne fut jamais fait. Cette assemblée générale marquée par le premier anniversaire de la section estudiantine de AC Génocide s'est déroulée au carrefour de la JRR de Ngagara. Elle avait débuté à 18h et s'est terminée à 19h 30.
Signalons d'autre part qu'à l'occasion de la célébration de la journée commémorative du génocide des Tutsi, les représentants des rescapés de l'holocauste de Kibimba du 22 octobre 1993 et de la barbarie meurtrière de Buta du 30 avril 1996 ont rendu public un communiqué dans lequel ils déplorent que "la sécurité nationale évolue decrescendo car le génocide continue à emporter des vies humaines". Ils s'insurgent contre les intimidations et les incarcérations intermittentes des porte-parole des organisations des rescapés du génocide. Ils fustigent également les attentats presque permanents dirigés contre la minorité ethnique Tutsi et dénoncent vigoureusement les acquittements des bourreaux responsables du génocide sous le regard inquiet des rescapés de ces hécatombes. Ils demandent en outre aux leaders politiques de ce pays de mettre fin à ce crime indescriptible et de renforcer les mécanismes de protection des populations innocentes.
Burundi - Enseignement.
Les syndicats enseignants demandent au gouvernement de "ne plus opérer de fuite en avant".
Bujumbura, le 23 juin 2002 (Net Press). Depuis que la crise dans l'enseignement a éclaté au grand jour avec la grève des enseignants qui revendiquent l'amélioration des conditions de vie et de travail de l'enseignement, le conseil municipal de l'enseignement en mairie de Bujumbura vient de sortir de sa léthargie en rendant publique une déclaration dans laquelle il reconnaît "les efforts déjà fournis par le gouvernement" face aux revendications des enseignants. Le même conseil demande par conséquent et très vivement aux enseignants de tout faire pour la réouverture immédiate des écoles. Du côté du gouvernement, c'est le même son de cloche car le vice-président de la République a, quant à lui, appelé les enseignants à se rendre au travail dès ce lundi 24 juin 2002. Faute de quoi, ils s'exposeraient à des sanctions, a-t-il précisé ce samedi soir dans un entretien à la RTNB.
De leur côté, les représentants syndicaux contactés par la rédaction ont indiqué qu'ils n'entendent pas fléchir d'un iota. Ils considèrent en effet que le conseil municipal de l'enseignement en mairie de Bujumbura est "une caisse de résonance" du gouvernement. Les présidents des syndicats Conapes et Steb accusent par ailleurs ce conseil de s'être montré "défaillant". D'après ces syndicalistes en effet, alors que le rôle de ce conseil était d'approcher les élèves et les enseignants pour mieux appréhender leurs problèmes, il a toujours "fui ses responsabilités et a attendu plus d'un mois de grève pour rendre publique une position partisane qui est celle du gouvernement". Pour ces syndicalistes, les membres de ce conseil défendent leurs seuls intérêts. Ils demandent enfin au gouvernement de ne plus opérer de fuite en avant mais plutôt d'étudier sérieusement leurs revendications afin de voir dans quelle mesure les satisfaire et de les doter de textes concrets et cohérents qui les rassurent, afin de trouver une issue rapide à une crise qui n'a fait que trop durer.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl font monter la tension dans les quartiers périphériques de la capitale.
Bujumbura, le 23 juin 2002 (Net Press). Alors que le Burundi s'attendait ce week-end au retour du président de la CSA, l'Ethiopien Berhanou Dinka, les terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl ont tenu à montre qu'ils sont toujours là malgré la mort de son chef Agathon Rwasa il y a quelques semaines.
Ainsi donc, dans la nuit du 22 au 23 juin 2002, aux environs de 21h 30, une cinquantaine de ces criminels en provenance du secteur de Maramvya (situé à moins de deux kilomètres de la forêt naturelle de la Rukoko) ont fait irruption dans la zone Buterere. Au cours des échanges de tirs qui ont suivi, un jeune gardien de la paix a trouvé la mort. Les assaillants se sont ensuite dirigés vers Buterere II où ils ont pillé dans beaucoup de ménages avant d'être dispersés par les forces de l'ordre.
On apprend par ailleurs qu'il régnait une vive tension dans les quartiers Sud de la capitale où l'on s'attendait à une attaque imminente des terroristes-génocidaires. Certaines rumeurs faisaient même croire à une attaque dès 16h de ce dimanche et le quartier le plus visé serait Kinindo. Les forces de l'ordre qui en étaient au courant avaient pris leurs dispositions pour faire face à toute éventualité.
Burundi - Sécurité.
Le retour macabre et horrible des mines anti-chars sur les routes burundaises.
Ruyigi, le 23 juin 2002 (Net Press). Après plusieurs années de disparition dans ce pays meurtri par la guerre, les mines anti-chars, qui représentent l'arme lâche par excellence, viennent de faire leur grand retour en province Ruyigi ce 22 juin 2002. En effet, les terroristes-génocidaires du Cndd-Fdd ont tendu une embuscade à un véhicule à la mi-journée de ce samedi (vers 13h 30) à Rusengo en commune Ruyigi. Le véhicule, à bord duquel se trouvaient deux femmes et le chauffeur, a sauté sur une mine anti-char, causant la mort du conducteur. Les deux femmes qui ont été blessées ont été immédiatement acheminées vers l'hôpital de Ruyigi où elles ont été admises.
Cet attentat a eu lieu dans une localité se trouvant au carrefour des routes menant à Cankuzo et à Gisuru qui constitue un couloir souvent utilisé par les terroristes-génocidaires se dirigent vers le parc de la Ruvubu. Rappelons que ces criminels ont attaqué la semaine dernière cette commune de Gisuru où ils ont pillé des médicaments au centre de santé de Nyabitare.
International Medical Corps, IMC en sigle, désire recruter un Comptable/Assistant du Directeur Financier.
Qualifications
- Niveau universitaire/Finance
- Avoir une expérience de 2 ans ou plus avec une ONG
- Connaissance du logiciel de comptabilité Accpacc
- Connaissance du Français et de l'Anglais
- Connaissance de la réglementation des Organismes OFDA, ECHO, UNICEF, DFI
- Bonne connaissance de l'informatique (MS-Word, Excel, Powerpoint, ....)
Tâches
1. Responsable de saisie de données dans Accpacc
2. Responsable de la préparation du rapprochement bancaire
3. Responsable de la préparation du grand-livre
4. Responsable de la préparation de l'inventaire selon les méthodes de IMC
5. Responsable du suivi des changements de la loi burundaise
6. Responsable du remplacement du Directeur Financier lorsqu'il est absent
7. Toute autre tâche lui incombant selon les besoins
- Lettre de motivation, CV, 3 références
- Date limite : 28 juin 2002 à 17h 30.
