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Burundi - Génocide.

Commémoration de la journée dédiée à la lutte contre le génocide.

Bujumbura, le 23 septembre 2001 (Net Press). Ce vendredi 21 septembre 2001, les membres et sympatisants de l'"association pour la lutte contre le génocide au Burundi" (AC Génocide-Cirimoso) ont commémoré, dans la grande salle des réunions de l'hôtel "Source du Nil", la traditionnelle journée dédiée à la lutte contre le génocide.

Après un bref mot intoductif du président de l'association dans lequel le professeur Venant Bamboneyeho a expliqué que "nous ne devrions pas nous accomoder du génocide qui continue à emporter chaque jour d'innombrables victimes innocentes dans tout le pays", le président de la section estudiantine (Université du Burundi) de l'association a procédé à la lecture d'un message intitulé "Dénonciation de la haute trahison d'Arusha (...)", émanant de la même section et disponible sur www.netpress.bi, rubrique "Agora".

Ont ensuite suivi les interventions des participants, ponctuées de quelques petits commentaires du président Bamboneyeho. Le premier intervenant a été un jeune étudiant qui a souhaité que les rescapés du génocide ne continuent pas à croiser les bras : "le temps est venu où il faut passer à l'action pour notre survie, et faire comme les Américains qui disent qu'il faut chercher les terroristes partout où ils sont et utiliser, pour les combattre, les couteaux comme eux". Selon lui en effet, "si vous continuez à combattre uniquement avec la tête, vous vous retrouverez un jour ou l'autre avec les deux bras coupés par ceux qui ne pensent à vous exterminer". Il a été longuement acclamé, comme son successeur à la tribune qui n'était autre que le président du parti Uprona, M. Charles Mukasi.

Apès avoir félicité le professeur Venant Bamboneyeho qui est pressenti pour être l'un des "grands citoyens de paix", M. Mukasi a déclaré soutenir entièrement les idées et les préoccupations exprimées par le précédent intervenant qui faisait office de représentant de la jeunesse. Il a rejeté le qualificatif d'"extrémistes Tutsi" que veulent coller certains milieux aux membres et sympathisants de AC Génocide-Cirimoso, en expliquant qu'au sein de l'association, il y a des Burundais de toutes les ethnies, Hutu y compris, qui ne se reprochent de rien. Il a ensuite invité la jeunesse burundaise à faire "de la politique, la vraie, c'est-à-dire constructive et non celle qui tue" et à ne pas viser uniquement la société civile "comme a tendance à vous le conseiller le régime actuel".

Un autre intervenant s'est "réjoui" du prochain retour des dirigeants du G7 en exil et ayant trempé dans le génocide des Tutsi en cours. "Car il faudra alors que la justice et tous les Barundi se déplacent jusqu'à l'aéroport ce jour-là pour qu'ils n'entrent pas en ville sans nous avoir rendu les nôtres qu'ils ont tués ou fait tuer avant de partir pour l'étranger".

Beaucoup d'autres recommandations ont été formulées, comme celles-ci : "il faut que les nouvelles technologies en matière de communication soient mises à contribution pour contrecarrer l'idéologie génocidaire et le révisionnisme des ultra-hutu de la diaspora", "il faut être conscient du danger qui nous guette, sinon c'est, à coup sûr et dans un proche avenir, la disparition d'une bonne partie de la population burundaise", "il ne sert à rien d'organiser des manifestations anti-Arusha sachant qu'elles sont systématiquement et énergiquement combattues par le pouvoir; les rescapés du génocide devraient plutôt se coaliser en une association forte comme AC Génocide-Cirimoso pour inviter le plus grand nombre de gens à faire un sit-in à Kigobe pour s'opposer à la ratification des nouvelles lois qui font la promotion de l'impunité".

Le professeur Bamboneyeho a clôturé la séance en appelant les membres de l'association à préparer de bonnes interventions pour le 21 octobre 2001, car "on aura alors toute une semaine pour nous souvenir des nôtres et conjurer à jamais le mal absolu qui, malheureusement, règne actuellement en maître absolu au Burundi".

Notons au passage que presque tous les intervenants ont déclaré ne pas comprendre pourquoi et comment les terroristes qui se sont dernièrement attaqué à des intérêts américains sont des hommes à combattre partout dans le monde, alors que "les terroristes-génocidaires burundais, qui ont anéanti plusieurs centaines de milliers de vies humaines, sont qualifiés de 'démocrates' ou 'combattants de la démocratie'".

Burundi - Processus de paix.

Arrivée à Bujumbura de quelques officiers africains de la future "force de maintien de la paix"...

Bujumbura, le 23 septembre 2001 (Net Press). C'est ce dimanche 23 septembre 2001 que sont arrivés, dans la plus grande discrétion, les premiers officiers africains de la future "force de maintien de la paix au Burundi". Au total, une dizaine d'officiers seraient arrivés par des vols réguliers dans la journée de ce dimanche et tous les pays qui ont accepté de fournir des troupes à cette force devraient envoyer chacun 2 officiers. Ils ont été accueillis et immédiatement pris en charge par des officiels du bureau du représentant spécial du secrétaire général de l'OUA au Burundi.

Pendant ce temps, les familles aisées de la capitale continuent à envoyer leurs enfants poursuivre leurs études en occident, en les faisant passer pour des réfugiés. Ainsi, au cours de la seule journée de ce dimanche, quatre familles bien connues et haut-placées ont été aperçues ce dimanche à l'aéroport international de Bujumbura en train de faire leurs adieux à une demi-douzaine d'élèves du secondaire.

Burundi - USA - Terrorisme.

La mission permanente du Burundi auprès des Nations-Unies à la recherche de l'identité de la victime burundaise des attentats terroristes du 11 septembre 2001.

New York, le 23 septembre 2001 (Net Press). Selon l'ambassadeur du Burundi auprès de l'ONU, M. Marc Nteturuye, l'identité de la personne burundaise morte ou disparue dans l'attentat contre les deux tours jumelles du World Trade Center n'est pas encore connue. La mission reste toutefois en contact avec la police et la mairie de New York pour avoir plus de renseignements y relatifs.

Selon toujours l'ambassadeur Nteturuye, parmi les membres de la communauté burundaise de New York, personne ne s'est encore plaint de la disparition d'un parent, ami ou connaissance burundaise suite aux attentats du 11 septembre 2001. Même les compatriotes longtemps établis en Amérique n'ont pas encore fait état d'aucune disparition. Par ailleurs, d'après les dernières informations recueillies par la mission auprès de la mairie de New York, dans le registre des disparus, aucun nom d'un ressortissant burundais n'est mentionné.

M. Nteturuye précise que depuis la crise burundaise de 1993, beaucoup de ressortissants africains se font passer pour des Burundais en occident pour pouvoir obtenir facilement le statut de réfugié. Précisons que ce vendredi 21 septembre 2001, le FBI à Paris avait fait savoir que parmi les 2600 ressortissants étrangers péris dans les attentats terroristes contre les deux tours jumelles du World Trade Center, figurait une victime d'origine burundaise.

Burundi - Sécurité.

L'axe Bujumbura - Bugarama toujours impraticable ...

Bujumbura, le 23 septembre 2001 (Net Press). L'axe Bujumbura - Bugarama, également connu sous le nom de RN1 (route nationale n°1), est fermée à toute circulation depuis 4 jours. Selon des sources concordantes, de violents "accrochages" opposent depuis jeudi 20 septembre 2001 les forces de l'ordre aux terroristes-génocidaires du FNL dans Bujumbura rural. Le bilan de ces affrontements reste difficile à établir. Selon les mêmes sources, le ministre de la défense nationale, le général-major Cyrille Ndayirukiye se serait rendu hier 22 septembre 2001 sur les lieux afin de se rendre compte de ses propres yeux de la vraie situation sur le terrain. L'armée nationale aurait par ailleurs mis tout le paquet dans ces opérations afin de mâter le plus rapidement possible ces criminels qui grouilleraient dans cette région du pays.

Burundi - Media.

Le centre régional pour la promotion de la liberté d'expression et de la tolérance dans la région des Grands-Lacs (CPLTGL) signe un contrat de financement avec une ONG hollandaise.

Bujumbura, le 23 septembre 2001 (Net Press). L'ONG NCOS, qui était représentée par sa patrone dans la région des Grands-Lacs, Mme Geerte Bossaerts, a signé ce samedi 22 septembre 2001 un contrat de financement pour un montant de 460.000 Fbe (soit 10.000 US$), avec le CPLTGL dont le siège se trouve à Kigali mais dont la présidence est actuellement assurée par un Burundais du nom de Cyprien Ndikumana (qui est aussi directeur de la Maison de la Presse du Burundi). Il est à noter que ce financement couvrira uniquement les trois derniers mois de l'an 2001. Rappelons que le 21 septembre 2001, la Maison de la presse du Rwanda et celle du Burundi ont signé un protocole de coopération. Les domaines de coopération portent notamment sur les activités de formation, sur les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), sur un projet commun de messagerie, sur les activités culturelles et sur les relations avec les partenaires au développement (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

 

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