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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Génocide.

L'association AC Génocide- Cirimoso poursuit ses activités de la semaine dédiée à la lutte contre le génocide.

Bujumbura, le 23 octobre 2002 (Net Press). La deuxième journée de la 8è semaine dédiéé à la lutte contre le génocide a été caractérisée par l'exposé de M. Ladislas Ndikuryayo de la section estudiantine de AC-Génocide. Il a rappelé dans son exposé intitulé : "Malgré le négationnisme de certains, le génocide des Tutsi reste une réalité qui crève les yeux", que les crimes qui ont été commis après la mort de Melchior Ndadaye, ne peuvent en aucun cas être qualifiés de massacres interethniques parce que l'uniformité des actions des bourreaux dans le pays ont prouvé que c'étaient des actes minutieusement prémédités. Et de préciser que ces crimes sont qualifiés de génocide comme le prouve le rapport de l'ONU S/1996/682. M. Ndikuryayo a poursuivi en indiquant que l'ampleur de ces crimes qui ont emporté 100.000 victimes rien que pendant les 10 premiers jours démontrent à suffisance que les listes des Tutsi étaient préalablement établies et que toutes les précautions avaient été prises pour empêcher une quelconque intervention des forces de l'ordre. C'est ainsi que des barricades avaient été érigées à l'aide des troncs d'arbres alors qu'ailleurs les ponts avaient été détruits. Il a ajouté que les réunions des administratifs du Frodebu ne servaient qu'à encadrer la population dans cette salle besogne.

Il a regretté que le gouvernement actuel continue à banaliser ce crime en hésitant de mettre sur pied une loi qui réprime le génocide. Il a invité le gouvernement de permettre à la justice de poursuivre les présumés génocidaires en laissant de côté l'immunité provisoire qui est un argument plein de contradictions par le fait que les bénéficiaires de cette immunité occupent les postes importants dans les institutions de transition. Il a fait remarquer que cela serait une erreur grave de la justice burundaise qui débouchera à la vengence privée et dont la responsabilité devra être assumée par le gouvernement actuel. Il a enfin invité le gouvernement burundais à rompre le silence sur le génocide des Tutsi en emboîtant le pas sur le Rwanda où les génocidaires comparaissent régulièrement devant les instances compétentes.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires attaquent de nouveau la zone Musaga.

Bujumbura, le 23 octobre 2002 (Net Press). Un groupe de terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl a attaqué dans la soirée du 22 octobre 2002 le quartier Gikoto de la zone Musaga où ils ont blessé 2 personnes et pillé beaucoup de biens. Cette attaque est intervenue vers 18h lorsque des coups de feu ont été tirés en l'air et ces criminels se sont ensuite introduits dans des boutiques et des ménages où ils ont pillé une somme de 5.000.000 Fbu, 19 machines à coudre, des radios, des téléviseurs, des téléphones portables ainsi que d'autres articles. L'intervention des forces de l'ordre, bien que tardive, a contraint ces terroristes-génocidaires à rebrousser chemin. Rappelons que la dernière attaque de ces criminels contre la zone Musaga date du 12 octobre 2002 quand ils ont visé un bistrot sis au quartier Kinanira I (appartenant à M. Vyisinubusa) où ils ont tué 3 personnes, abattu 3 vaches et emporté 6 autres. Ces mêmes criminels ont lancé, durant la même nuit, des obus sur la zone Gihosha. Ces tirs ont blessé 3 personnes.

Burundi - Enseignement.

Comment l'université du Burundi se prépare-t-elle à accueillir en même temps deux promotions de lauréats du secondaire ?

Bujumbura, le 23 octobre 2002 (Net Press). C'est la question que se posent aujourd'hui tous les observateurs nationaux qui affirment ne rien voir de concret qui ressemble à ce qu'avait promis, il y a quelques semaines, le ministre de l'éducation nationale, M. Prosper Mpawenayo, pour que l'année académique prochaine se déroule dans les meilleures conditions malgré l'arrivée en même temps, à l'université (officielle) du Burundi, de deux promotions des lauréats du secondaire. Le ministre Mpawenayo avait notamment déclaré que 20 amphithéâtres devaient être construits avant l'inauguration de cette année académique. Or, aujourd'hui, on constate qu'on n'a même pas jeté les bases de ces bâtiments, ne fût-ce que par la construction de leur fondation.

Rappelons que l'université du Burundi, qui voudrait à terme supprimer les homes, est régulièrement secouée par des crises internes généralement liées au retard de paiement de la bourse aux étudiants. Ce qui a poussé certaints observateurs à se demander si réellement cette université sera à même d'accueillir tous ces nouveaux arrivants ou si beaucoup parmi les lauréats de la toute dernière promotion des humanités (qui n'ont pas, eux, dû passer par l'épreuve du service civique obligatoire) ne vont pas faire les frais de cette situation. Beaucoup de ces jeunes gens craignent en effet que la note retenue comme étant celle de réussite à l'examen d'Etat - qui n'a toujours pas été annoncée plusieurs semaines après la passation de cette épreuve - ne soit pas très élevée afin de limiter le nombre de ceux qui auront le droit d'accéder à l'unique université publique du pays.

L'autre difficulté majeure à laquelle est confrontée cette institution est la fuite des cerveaux qui continue de l'affecter, chaque année un peu plus, puisque ses professeurs partent régulièrement et presque massivement vers l'étranger ou les institutions universitaires privées du pays et de la sous-région où ils espèrent être mieux payés. C'est pour tenter de mettre un terme à ce phénomène inquiétant que le ministre de l'éducation vient de conduire une mission en Europe et en Amérique du nord. Cette mission qui comprenait, outre le ministre Mpawenayo, le nouveau recteur de l'université du Burundi, M. Didace-Olivier Nimpagaritse (alias Mujos), l'ambassadeur Kavakure (cadre au ministère des relations extérieures et de la coopération) ainsi que M. Paul Ngarambe de l'Unesco-Bujumbura, avait pour but de convaincre les nombreux universitaires burundais résidant en Occident de bien vouloir, dans le cadre du projet TOKTEN (transfer of knowledge through expatriated nationals) initié par l'Unesco, revenir enseigner au Burundi comme professeurs visiteurs en bénéficiant de conditions motivantes de travail.

Aux dernières nouvelles, cette mission n'aurait pas atteint son objectif puisqu'elle aurait tout simplement reçu un camouflet à Paris où les universitaires burundais rencontrés lui auraient plutôt suggeré d'essayer de retenir les enseignants qui donnent toujours cours à l'université du Burundi en leur octroyant ces conditions motivantes de travail, au lieu de chercher à les donner uniquement à ceux qui sont déjà partis. Au Canada par contre, le fiasco aurait été presque total puisque très peu de gens seraient venus à la rencontre de la mission conjointe Unesco-gouvernement du Burundi : certaines sources parlent de 3 universitaires burundais contre 200 attendus, vu la salle qui avait été louée pour la circonstance. C'est sans doute cela qui pourrait expliquer la discrétion et le "devoir de réserve" auxquels se sont astreints les membres de cette mission qui a regagné le pays ce dimanche 20 octobre 2002. On devrait en savoir davantage lorqu'ils jugeront opportun d'en dire quelque chose.

Burundi - Media.

"Agora" n'appartient plus à Net Press.

Bujumbura, le 23 octobre 2002 (Net Press). C'est désormais officiel, depuis ce 21 octobre 2002, l'agence Net Press, à qui interdiction avait été faite par le conseil national de la communication (CNC) en date du 27 août 2002 de reproduire sur la rubrique Agora des "textes subversifs extérieurs à la rédaction", a décidé de céder cette rubrique à l'association burundaise des défenseurs de la liberté d'expression basée au Danemark. Et ce, sur demande de cette association qui a décidé de donner la dénomination d'Agora à son site Web. L'adresse de ce nouveau site est : www.danbu.dk. Il a pour responsable, M. Désiré Kagura, président du comité exécutif de l'association sus-mentionnée. La rédaction de l'agence Net Press profite de l'occasion pour s'excuser auprès de ses fidèles lecteurs et des internautes visitant régulièrement son site "Rugamba" pour n'avoir rien produit sur la rubrique "Agora" depuis le 10 septembre 2002 pour des raisons indépendantes de sa bonne volonté. La même rédaction annonce également que les travaux de réaménagement de son site web sont en cours et prendront fin bientôt.

Rappelons qu'en date du 27 août 2002, le président du conseil national de la communication, M. Jean-Pierre Manda, avait décidé d'interdire à compter de ce jour toute reproduction par le site Rugamba de "documents ou déclarations portant atteinte à la paix et à la sécurité publique". Il avait fait, dans la même lettre adressée au directeur de l'agence Net Press, le constat selon lequel le site Rugamba "reproduit régulièrement des documents extérieurs à la rédaction, faisant l'apologie de la violence, des appels à la haine ethnique et à la sédition". Il avait menacé de fermer l'agence elle-même en cas de transgression de cette interdiction.

En réponse, le directeur de l'agence Net Press, M. Jean-Claude Kavumbagu, avait écrit le même jour au président du CNC pour lui demander, avec tout le respect que Net Press doit aux hautes autorités qui le lisaient en copie et au CNC pour son "rôle salutaire dans les conflits en matière de presse", de lui fournir des précisions sur les titres et les auteurs des documents mis en cause. Et ce, pour que "le personnel chargé de l'alimentation du site web soit averti et que par conséquent il ne les publie plus sur le site". Cette précision était importante, avait ajouté M. Kavumbagu, dans la mesure où ni le communiqué du CNC, ni sa lettre ne précisait la rubrique sur laquelle ces documents étaient produits. Il s'était dit que c'était probablement la rubrique Agora, qui était alors une tribune libre du site Rugamba, qui était à l'origine de cette décision du CNC. Le directeur de Net Press avait conclu en demandant qu'il y ait une distinction nette entre l'agence Net Press et le site Rugamba (dédié au célèbre roi Ntare Rugamba), "car les deux organes sont indépendants l'un de l'autre", étant donné que Net Press est un organe d'information agréé par le CNC alors que le site web est un support de la même agence dont la création et l'hébergement ne requièrent aucune autorisation préalable du CNC. Dans sa réponse, le président du CNC s'était contenté de dire qu'on ne saurait pas faire une distinction entre l'agence et le site Rugamba. Il avait préféré rester muet sur les précisions que lui avait demandé l'agence.

Burundi - Parlement - Sécurité.

Des parlementaires protestent contre le rapport de mission d'enquête des députés sur les tueries d'Itaba.

Bujumbura, le 23 octobre 2002 (Net Press). Deux députés membres de la circonscription électorale de la province de Gitega, qui faisaient partie de la commission d'enquête parlementaire sur les tueries d'Itaba, viennent d'adresser un contre-rapport au président de l'assemblée nationale de transition pour protester vigoureusement contre le rapport sur les tueries d'Itaba qui vient d'être rendu public. Les députés Rose Hakizimana et Euphémie Nahimana indiquent que leur protestation est motivée par le fait que ledit rapport n'a pas été discuté ni adopté par les huit membres de la commission. Et d'ajouter que le rapport est incomplet et comprend des erreurs graves.

Ces députés font remarquer que des informations recueillies auprès de l'administration militaire et civile, du clergé catholique et de six rescapés de la commune Itaba ont prouvé que la population avait été prévenue pour se mettre à l'abri mais qu'elle n'a pas voulu respecter les consignes prodiguées par l'administration. Elles soulignent qu'un administratif à la base leur a révélé que la population de cette colline a refusé de quitter les lieux arguant qu'elle est "mieux protégée par les rebelles". Elles ajoutent que lors des opérations menées par les forces de l'ordre, le lieu du drame était inaccessible suite à la présence des rebelles dans les environs des collines Kanyonga et Kagoma, raison pour laquelle les militaires ont utilisé des bombes et des grenades.

Dans ce contre-rapport, les deux députés regrettent le sort des civils et recommandent à la population de se plier aux ordres de l'administration militaire et civile à la prochaine occasion. Et de préciser qu'il est hors question de condamner les militaires qui n'ont fait que leur travail. Ces députés recommandent au gouvernement d'engager des poursuites judiciaires contre les responsables du génocide de Bugendana, Buta, Teza, Kibimba, Nyamutenderi (il y a eu massacres des officiers), sans oublier les massacres de la Sosumo, de Butezi ainsi que ceux commis régulièrement sur la route Bujumbura-Bugarama par les rebelles du Cndd-Fdd et du Palipehutu-Fnl. Aux parlementaires, il leur est recommandé de multiplier des descentes sur terrain pour appuyer les administratifs locaux et s'impliquer davantage dans l'encadrement de la population au moment des opérations militaires.

AVIS DE MISE EN VENTE

La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes:

Une VOITURE TOYOTA-CORONA, plaque d'immatriculation 01 BA 1210, année de fabrication 1995, n° de châssis AT1900126946. Ledit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 08.10.2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à Madame le chef du Département Ressources Humaines et Logistique au plus tard le 25.10.2002.

La BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.

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