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Bujumbura-Burundi.

 

 
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Burundi - Politique.

Plus de 200 femmes écrivent au ministre de la communication pour exiger la réouverture des bureaux de la permanence nationale de l'UFB.

Bujumbura, le 24 septembre 2001 (Net Press). Deux cents et seize femmes burundaises, militantes et sympathisantes du premier mouvement féministe burundais, l'"Union des femmes burundaises" (UFB) viennent d'adresser une correspondance au ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, M. Luc Rukingama, à qui elles ne reconnaissent visiblement pas la qualité de "président" de l'Uprona (même négociateur), afin d'exiger de lui la réouverture des bureaux de la permanence nationale de ce mouvement, autrefois intégré à ce parti, mais jouissant aujourd'hui d'une personnalité propre. Pour ces femmes en effet, ces bureaux ont été attribués à l'UFB par le prince Louis Rwagasore en personne, au vu de son "honorable combat pour faire triompher les idéaux du parti Uprona qui a conduit le pays à l'indépendance" et personne d'autre ne saurait les lui retirer. Pour les mêmes femmes, le comportement de certains dirigeants à vouloir malmener ou harceler les militantes de l'UFB est incompréhensible car "ne pas parler le même langage que ceux qui tiennent absolument à occulter le génocide en cours et donner contre toute logique d'immenses privilèges à ceux qui ont décimé beaucoup de nos concitoyens, n'est aucunement un crime" (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Economie.

Des commerçants du marché central font un sit-in à la place de la Révolution.

Bujumbura, le 24 septembre 2001 (Net Press). Ce matin, les 50 commerçants dont les places ont été saisies en date du 12 septembre 2001 pour servir de couloir devant être emprunté par un camion extincteur en cas d'incendie au marché central de Bujumbura, s'étaient rassemblés à la place de la Révolution, tout près du ministère de l'intérieur et de la sécurité publique, en attendant qu'ils soient reçus par le ministre Twagiramungu.

Au cours d'une réunion du 10 septembre 2001, certains commerçants avaient suggéré au secrétaire général de la mairie et au directeur général de la SOGEMAC (société de gestion du marché central) de leur réserver une place, si minime soit-elle, pour ne pas se voir totalement chassés du marché, mais en vain. C'est ainsi que ces commerçants qui se sont sentis lésés ont décidé de saisir le maire de la ville. Selon certains commerçants contactés par notre reporter, le maire de la ville Pie Ntiyankundiye s'est montré "pas très réceptif". Il a préféré leur proposer d'autres places ailleurs mais les commerçants ont rejeté la proposition du premier magistrat de la capitale.

C'est ainsi que ce matin, ils ont décidé de rencontrer le ministre de l'intérieur. La délégation envoyée estime que le ministre Twagiramungu s'est montré plus réceptif et a promis de rencontrer les responsables de la SOGEMAC et de la mairie pour trouver une issue heureuse à ce problème. Ils ont révélé par ailleurs qu'ils rejettent les propositions faites par le maire de la ville parce qu'ils estiment que "les autres places ne sont pas sûres ni sécurisées et risqueraient même de connaître le même sort que le marché de Jabe". Ils proposent qu'on leur accorde des places qui sont derrière le marché central de Bujumbura où stationnent des bus se rendant à Musaga car "il était prévu que le marché soit aggrandi jusqu'à la route qui longe la BNDE (banque nationale de développement économique)". Selon les mêmes commerçants, le directeur général de la SOGEMAC comprendrait leurs revendications et n'attendrait que le feu vert du maire de la ville pour mettre en exécution leurs propositions.

Burundi - Sport.

Les détracteurs du football continuent à accumuler échec sur échec ...

Bujumbura, le 24 septembre 2001 (Net Press). Décidément, le football burundais a de la chance! Et pour cause : ce samedi 22 septembre 2001, ceux qui, au sein du bureau fédéral de la FFB et dans l'entourage du ministre de tutelle, étaient décidés à procéder à des élections anticipées et ce, malgré l'opposition formelle de la FIFA, s'étaient donné rendez-vous au Novotel à partir de 9h. Sur 18 membres de l'assemblée générale qui devaient constituer le quorum requis par les statuts, 6 seulement avaient répondu présents. M. Nicodème Ntakaburimvo, conseiller au ministère des sports prit l'initiative de présider cette réunion (presque) fantôme. Sans rire, il osa déclarer que c'est "afin de respecter les institutions de la FIFA" que les élections ne pouvaient pas se tenir. Contradiction énorme et ridicule de la part de quelqu'un qui venait de passer plusieurs jours à déployer tout un trésor d'imagination pour que les élections aient lieu et qui s'est retrouvé devant une salle presque vide.

Que s'était-il passé? La veille, à l'hôtel de l'Amitié, un certain nombre de délégués de l'intérieur du pays, ayant appris que la FIFA s'opposait à ce que les élections se déroulent dans le climat actuel, avaient tout simplement plié bagages. Ils ne voulaient en aucun cas aller à l'encontre des instructions de Zurich, ce qui aurait eu comme conséquence automatique la suspension du football burundais de toutes les compétitions continentales et internationales, même amicales. Ils n'étaient pas au courant que derrière les belles paroles et les caisses de bière de leurs interlocuteurs très intéressés (les conciliabules se sont déroulées jusqu'à 2h du matin avec ce joli résultat), il y avait des calculs qui n'avaient rien à voir avec l'intérêt du football.

Voilà donc l'ancien gouverneur de province invité, de matière peu diplomatique d'ailleurs, à quitter le présidium de la réunion et de le céder au 1er vice-président du bureau fédéral. Ce dernier présida les débats comme il put, ça veut dire n'importe comment. Les membres de l'assemblée générale opposés aux élections vidèrent les lieux et la réunion se termina comme celle du 25 août dernier, ... en queue de poisson.

La FIFA vient de confirmer par fax ce 20 septembre 2001, que son délégué, M. Jean-Fournet Fayard, arrivera à Bujumbura le 2 octobre 2001. Il sera accompagné par un représentant de la CAF dont le nom n'est pas encore précisé. Il est prévu que le deux poids lourds du football international et continental s'entretiennent séparément avec le ministre des sports, le comité exécutif de la fédération, les membres qui ont demandé la convocation de l'assemblée générale extraordinaire ainsi que les autres composantes du football burundais (junior, football féminin, ...).

On espère que cette visite permettra de tirer les choses au clair, de calmer les esprits et que les différents intervenants dans notre football travailleront enfin avec une certaine harmonie. On ne leur demande que cela. De la sorte, au lieu que les activités au ministère des sports soient exclusivement réduites au fil des semaines et des mois à ce que le football burundais a de ridicule et de vilain, l'on saura par exemple qu'il y a des choses extraordinaires et heureuses qui se réalisent du côté des départements de la jeunesse et de la culture. Heureuse par exemple cette charmante demoiselle qui, lors des 4èmes jeux de la francophonie qui se sont déroulés à Ottawa en juillet-août de cette année, a, comme Ulysse, fait un bon voyage. Comme elle allait se marier et qu'elle était dans le besoin, elle bénéficia du déplacement d'Ottawa en qualité d'éminente "tambourinaire", ce qui lui permit, de retour au pays, de joindre les deux bouts de sa robe de mariage.

Burundi - Association.

Une association locale met en garde contre la poursuite de l'enrôlement d'enfants-soldats dans les "divers groupes combattants burundais".

Bujumbura, le 24 septembre 2001 (Net Press). L'association "Action pour la réhabilitation de l'enfant-soldat" (ARES) vient de pousser un véritable cri d'alarme contre la poursuite d'enrôlement d'enfants dans "les divers groupes combattants burundais basés au Burundi et dans toute la sous-région". Selon le représentant légal de cette association, M. Edmond Munyuwisi, l'ARES a déjà récupéré et réhabilité 183 enfants sur plus de 16.000 enfants-soldats déjà enrôlés dans ces groupes, "mais malheureusement, beaucoup d'autres enfants risquent d'être enrôlés de gré ou de force, surtout dans les zones théâtres de combats comme Bujumbura rural, les régions frontalières à la Tanzanie et à la RDC". Selon lui, il faut que les politiciens burundais fassent tout pour mettre un terme à cette "sale guerre qui n'en finit pas et qui nous a causé beaucoup de torts" pour que cette situation change.

 

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