NET PRESS

Burundi - Politique.
PA-Amasekanya proteste auprès du chef d'Etat-major de la gendarmerie nationale contre les harcèlements dont il est souvent victime.
Bujumbura le 24 septembre 2002 (Net Press). Le mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya vient d'adresser une correspondance au chef de l'Etat-major de la gendarmerie nationale pour dénoncer "les arrestations et emprisonnements répétitifs des supposés membres de ce mouvement, le plus souvent par la gendarmerie nationale et généralement dans les cachots et casernes de cette dernière". Il souligne que tous les dimanches, les habitants de la capitale observent, à leur grand étonnement, un déploiement anormal des unités de la gendarmerie avec le seul objectif d'arrêter et d'emprisonner les sportifs membres de PA-Amasekanya et de les empêcher ainsi de dénoncer les personnes et organisations responsables du génocide des Tutsi.
PA-Amasekanya s'interroge sur ce que répondrait le chef d'Etat-major de la gendarmerie nationale, si tous les citoyens rançonnés et assistant impuissants au carnage des leurs par les terroristes-génocidaires, lui reprochaient de ne pas leur venir au secours, toutes les unités de la garnison étant lancées aux trousses de ce mouvement. Ce dernier souligne en outre que les gens se rendent facilement compte qu'en s'occupant à pourchasser les membres d'un mouvement agissant dans une non-violence avérée, les gendarmes et les policiers ne servent nullement l'objectif de l'ordre et de la sécurité publique. Mais au contraire, ajoute PA-Amasekanya, ils deviennent automatiquement complices des terroristes-génocidaires.
Il porte à la connaissance du chef d'Etat-major de la gendarmerie nationale qu'en exécutant l'ordre qui vient d'un Etat dominé par les terroristes-génocidaires du Frodebu, Cndd-Fdd, Palipehutu-Fnl et autres, de la manière dont il le fait, il détruit le dernier barrage que PA-Amasekanya entend constituer contre la totale extermination d'une partie de l'humanité que constituent les Tutsi au Burundi. Ce mouvement conclut sa correspondance en déclarant que "ce n'est pas parce que PA-Amasekanya ne tue pas ou ne commet aucun crime que ses membres doivent être traités comme des citoyens de seconde zone, sans aucun droit ni même celui de faire du sport".
Burundi - Transport.
Les transporteurs exigent la révision à la hausse de leurs tarifs.
Bujumbura le 24 septembre 2002 (Net Press). Les transporteurs burundais, en particulier ceux de la capitale, ne sont pas du tout contents de la tarification en vigueur en matière de transport en commun et ont tenu à le faire savoir aux autorités habilitées. Ils ont en effet récemment écrit au ministre du commerce et de l'industrie afin de lui demander de bien vouloir analyser leurs doléances. Ils estiment travailler à perte et voudraient que cette situation qui leur cause du tort soit rapidement corrigée par la fixation de tarifs tenant compte de la dernière hausse des produits pétroliers. C'est dans ce cadre qu'il était prévu ce matin à la direction générale du commerce une réunion y relative dont on ne connaît pas encore les conclusions. D'après les premières informations à notre disposition, les responsables de ce secteur ne seraient pas très chauds à l'idée d'une nouvelle hausse des prix du transport en commun, arguant que le pouvoir d'achat des consommateurs burundais ne le permet pas.
Nous devons toutes ces informations à M. Vital Narakwiye, directeur général au ministère des transports, postes et télécommunications qui a tenu à ce que nous précisions que, contrairement à ce que la rédaction avait avancé dans sa dépêche intitulée "Le premier magistrat de la capitale déclare la guerre aux chauffaurds", c'est bien lui et non le maire de la ville de Bujumbura qui avait convoqué et dirigé la réunion mentionnée dans cet article. Pour le reste, a ajouté le directeur général Narakwiye, tout le contenu de cette dépêche est exact à part ce dernier détail.
Burundi - OMS.
Décès à Harare d'un fonctionnaire international burundais.
Harare, le 24 septembre 2002 (Net Press). M. Frédéric Nsengiyumva, alias Gatoro, fonctionnaire à l'OMS depuis une dizaine d'années, a été retrouvé mort dans son lit ce week-end. On n'en sait pas plus pour le moment sur les causes de sa mort subite. M. Nsengiyumva avait été par le passé directeur de cabinet au ministère de la santé publique. Une bonne partie de sa famille vit à Bruxelles tandis que lui était dans la capitale zimbabwéenne. Son inhumation est prévue dans les tout prochains jours à Bujumbura où son corps doit être très bientôt rapatrié.
Burundi - Sécurité.
Certaines communes de Ruyigi se dépeuplent...
Ruyigi, le 24 septembre 2002 (Net Press). Depuis un certain temps, on observe un dépeuplement progressif des communes Nyabitsinda et Kinyinya de la province Ruyigi pour des destinations inconnues. Pour certains, les habitants de ces communes auraient préféré se rallier aux terroristes-génocidaires. D'autres pensent que les habitants de ces communes auraient simplement décidé de laisser le terrain aux belligérants en cherchant refuge dans d'autres communes moins troublées. Une source autorisée a indiqué à notre rédaction que les autorités provinciales de Ruyigi s'étant rendu compte de cette situation pour le moins inquiétante, ont fait leurs investigations pour constater que les habitants de ces communes désertent en fait les lieux pour leurs communes d'origine. Notre source a indiqué que les communes Nyabitsinda et Kinyinya sont en effet habitées essentiellement par des immigrants venus d'un peu plus de 27 communes du pays. Suite à l'insécurité permanente caractérisant le Moso en général et plus particulièrement dans les deux communes, ces habitants qui se disent lassés par cette situation, ont décidé de regagner leurs communes d'origine en attendant que la situation s'améliore, a précisé la même source. Soulignons enfin que le retour à la sécurité n'est pas pour demain puisque des incursions des terroristes-génocidaires provenant de la Tanzanie continuent à être enregistrées.
Burundi - Santé.
Le ministère de la santé décidé à faire face à toutes les maladies endémiques.
Bujumbura, le 24 septembre 2002 (Net Press). Ayant remarqué que de nouvelles maladies ont fait irruption et causé de véritables ravages dans certaines parties du pays, le ministère burundais de la santé publique a eu recours à ses traditionnels bailleurs pour qu'ils l'aident à organiser de véritables campagnes de vaccination contre ces maladies. Il s'agit entre autres de l'hépatite virale B et l'haemophilus influenza (causant pour sa part la méningite), à l'origine de plusieurs milliers de morts en quelques années. C'est pour cela que les enfants burundais de moins d'une année seront désormais vaccinés contre ces maladies lors de ce qu'on appelle au ministère de la santé et au programme élargi de vaccination (PEV) "campagnes de routine", à l'image de ce qui se faisait depuis longtemps avec les 6 maladies endémiques que le Burundi cherche à éradiquer : la tuberculose, la diphtérie, la coqueluche, la poliomyélite, le tétanos et la rougeole. Ces maladies qui avaient presque disparu dans les années 1992 sont revenues avec beaucoup de virulence à cause de la situation de guerre que connaît le pays depuis 1993. C'est cela qui explique les "campagnes de routine" qui sont régulièrement organisées pour voir dans quelle mesure remonter le taux de couverture vaccinale, de 57% aujourd'hui, au niveau d'avant la guerre : 80%.
C'est dans ce cadre que tous les responsables de santé et tous les administratifs ont été conviés ce matin à l'hôtel Novotel à un atelier (de 2 jours) de sensibilisation sur les 2 nouveaux vaccins qui seront lancés dès l'année prochaine dans tous le pays. Celui-ci est assisté dans cette tâche ardue par ses tranditionnels bailleurs de fonds (UNICEF, ECHO, OMS) et d'autres, nouveaux : le Rotary Club International, les laboratoires Glaxo Smith Kline, ..., sans oublier le fonds GAVI (global alliance for vaccination and immunization) dont l'aide est plus que capitale au PEV. L'objectif affiché, selon les exigences de GAVI, est d'atteindre le taux de couverture vaccinale de 90% d'ici 2006. Sinon ce fonds (dont on dit qu'il aurait été essentiellement constitué par le multi-millionnaire américain Bill Gates) menace de suspendre le décaissement de $ 17,370 millions qu'il a promis au Burundi pour 5 ans.
COMMUNIQUE
La société UNION TRANSPORT INTERNATIONAL BURUNDI, "UTI BURUNDI" en sigle, annonce à son aimable clientèle et au public qu'elle déménage ses bureaux au BOULEVARD DU 1er NOVEMBRE, à côté de STARFOOD et de l'ONATOUR, et ce, à compter du 16/9/2002. UTI BURUNDI, vous réitère sa disponibilité pour ses bons et loyaux services. Soyez les bienvenus.
