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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Sécurité.

Cankuzo : les terroristes-génocidaires déciment toute la famille d'un administrateur communal.

Cankuzo, le 25 avril 2001 (Net Press). Les terroristes-génocidaires du CNDD-FDD, appuyés par des éléments du FNL, des Interahamwe et des ex-FAR, continuent à perturber la paix et la sécurité en province Cankuzo (Est du pays). Ainsi, au cours de cette nuit du 24 au 25 avril 2001, ils ont ciblé la demeure de l'administrateur de la commune Gisagara, M. Ndenzako, qu'ils ont tué de sang-froid ainsi que toute sa famille. En tout, 5 personnes ont été abattues au cours de cette nuit. C'était autour de minuit.

Cette attaque intervient à la suite d'une recrudescence d'attaques des terroristes-génocidaires en provenance de la Tanzanie qui ciblaient jusque-là uniquement le gros bétail, mais ne se privaient pas d'abattre tous ceux qui leur opposaient une résistance. C'est le cas de 4 personnes qui avaient été froidement abattues il y a 2 semaines dans la commune Mishiha. Outre celle-ci, les autres communes qui font régulièrement l'objet de ces attaques sont Cendajuru et Gisagara.

Burundi - Justice.

Nouvelle remise de l'affaire "colonel Rwasa et consorts".

Bujumbura, le 25 avril 2001 (Net Press). Ce matin, la cour militaire a encore une fois siégé au District de Bujumbura pour statuer sur le dossier "colonel Rwasa et consorts".

D'entrée de jeu, le président du siège a présenté aux prévenus ainsi qu'à la défense, le certificat médical définitif de sieur Frédéric Mangaho attestant que ce dernier a un taux d'incapacité de l'ordre de 60%, suite aux blessures par balles qu'il avait encaissées à Bwambarangwe (Kirundo) lorsqu'il avait été agressé par un groupe d'hommes non encore identifiés. Pour M. Mangaho et l'administrateur de Bwambarangwe, M. Ildéphonse Baryanintimba, il ne fait aucun doute que les agresseurs de cette nuit-là étaient les proches du colonel Rwasa incarcérés aujourd'hui avec lui à Mpimba.

Les prévenus, ainsi que leur avocat, ont exprimé le souhait d'observer et de commenter directement le document leur présenté. Rappelons que pour ces derniers, les dommages et intérêts réclamés par le soldat Frédéric Mangaho (qui travaillait au moment des faits au camp Mukenke) sont "plus qu'exorbitants", raison pour laquelle ils avaient demandé une expertise médicale. L'avocat de la défense, M. Marc Birihanyuma, a encore une fois relevé l'anomalie qui consiste à présenter une personne comme étant à la fois plaignant et témoin. Il a également demandé que la cour puisse prononcer son réquisitoire et que lui, il fasse directement la défense de ses clients. Ce que la cour a rejeté en préférant "lui accorder beaucoup plus de temps pour préparer la plaidoirie". Ainsi, cette affaire a été remise au 3 mai 2001.

Rappelons que les 2 dernières audiences, du 4 et du 17 avril 2001, avaient été elles aussi remises à la dernière minute, respectivement pour cause de maladie d'un juge et du greffier. Signalons néanmoins que les familles des prévenus et leurs avocats ne sont pas contents de l'avancement de ce dossier et estiment que tout prétexte est désormais bon pour remettre indéfiniment cette affaire à plus tard. Enfin, il convient de faire remarquer que les 2 plaignants-témoins dans cette affaire, à savoir l'administrateur Baryanintimba et le soldat Mangaho ne s'étaient pas présentés à la barre ce matin.

Burundi - Economie.

La direction de la BANCOBU satisfaite des résultats réalisés au cours de l'année écoulée.

Bujumbura, le 25 avril 2001 (Net Press). La Banque Commerciale du Burundi (BANCOBU) a organisé hier 24 avril 2001, une Assemblée Générale de ses actionnaires, à l'issue de laquelle elle a annoncé avoir réalisé au cours de l'année passée un bénéfice net d'un milliard de FBU. La direction de cette banque a été très contente de ce bénéfice à tel point qu'elle a décidé de distribuer aux actionnaires une somme équivalant à leur mise. Selon un dirigeant de la BANCOBU, malgré l'introduction de certaines inovations dans le monde bancaire comme la vente aux enchères des devises, cette année n'a pas été si exceptionnelle que cela pour les banques locales. En effet, les intérêts réalisés visibles ne sont qu'"apparents" puisque l'activité bancaire n'a pas du tout augmenté. C'est plutôt la différence de change entre le dollar et le FBU (qui continue à se déprécier), qui fait que des banques disposant de dépôts bancaires en devises, aient l'impression qu'elles ont énormément gagné en monnaie locale.

Burundi - Sécurité.

Les services de la Douane et la PAFE saisissent un nouveau lot de francs congolais destiné aux terroristes-génocidaires.

Makamba, le 25 avril 2001 (Net Press). Dans la journée de ce 24 avril 2001, les services de la Douane et de la PAFE (Police de l'Air, des Frontières et des Etrangers) ont saisi au port de Mvugo de la commune Nyanza-Lac (province Makamba) un lot de 4 millions de francs congolais dissimulés dans des sacs de manioc que des gens (d'origine congolaise) se présentant comme des voyageurs transportaient dans leurs bagages. Ces voyageurs venaient de la Tanzanie, pays hôte des négociations interburundaises mais aussi base-arrière des terroristes-génocidaires qui ne cessent d'endeuiller le Burundi. Cette saisie intervient après celle opérée il y a une semaine par les mêmes services au port de Rumonge. Ces services avaient alors capturé 595 000 francs congolais. Rappelons qu'un franc congolais équivaut à 25 FBU. Tout cet argent serait destiné aux terroristes-génocidaires opérant dans le Sud du pays, dans Bujumbura Rural et dans la forêt de la Kibira.

Burundi - Rwanda - Diplomatie.

Bujumbura appelle de tous ses voeux "un échange approfondi" avec Kigali sur la situation créée par l'expulsion d'un diplomate burundais en poste dans la capitale rwandaise ...

Bujumbura, le 25 avril 2001 (Net Press). Le gouvernement du Burundi vient de réagir, à travers un communiqué de presse du ministère des Relations Extérieures et de la Coopération, à la récente expulsion du premier secrétaire de l'Ambassade du Burundi à Kigali, M. Dieudonné Habarugira, accusé de mener des "activités incompatibles à son statut de diplomate".

Dans ce communiqué, le gouvernement burundais réfute catégoriquement les accusations portées contre M. Habarugira qui "n'a agi que dans le cadre strict de ses fonctions" en octroyant un visa à un ressortissant rwandais. Pour Bujumbura donc, cela ne constitue en aucun cas une infraction.

Cela est d'autant plus vrai, ajoute le communiqué, que l'Ambassade du Burundi à Kigali n'a jamais été saisie par les autorités rwandaises, d'une liste de citoyens rwandais suspects. Le gouvernement burundais ne comprend pas non plus comment le ressortissant rwandais incriminé (un déserteur de l'armée rwandaise, semble-t-il) ait pu franchir les frontières rwandaises à plusieurs reprises, sans être inquiété. Le gouvernemet de Bujumbura se déclare par ailleurs surpris que cette affaire n'ait pas été "traîtée en meilleure concertation", vu "les bonnes relations existant entre les deux pays". Il espère enfin que "cet incident fort regrettable" est un cas isolé et "n'a aucun contenu politique". Pour Bujumbura, un "échange approfondi sur cette situation devrait avoir lieu en vue de dissiper tout malentendu et de préserver la sérénité politique et diplomatique".

Burundi - Putsch.

L'aile dissidente de l'ANADDE invite le gouvernement à traiter le dossier de l'auteur du putsch manqué du 18 avril 2001 "avec lucidité et clémence".

Bujumbura, le 25 avril 2001 (Net Press). Le parti ANADDE, aile Kagari, vient de rendre publique une déclaration à travers laquelle il réagit à la tentative de putsch du 18 avril 2001. Ce parti condamne cette tentative de coup d'Etat et se réjouit de la manière dont elle a été gérée par les différents acteurs de la vie nationale. Il demande néanmoins au gouvernement de "traiter le dossier avec lucidité et clémence". Et d'expliquer, "outre le poids des souffrances de tous ordres, le jeune âge de cet aventurier du mercredi 18 avril 2001 est à tenir en considération".

Le parti ANADDE de M. Kagari demande en outre aux autorités ayant en charge la sécurité de "redoubler de vigilance dans la protection des infrastuctures stratégiques". Car, estime-t-il, la facilité avec laquelle les mutins se sont introduits dans les enceintes de la radio nationale "a alimenté des spéculations et peut tenter d'autres".

Ce parti soutient enfin la démarche du gouvernement de négocier la cessation des hostilités avant la mise en place des institutions. Il trouve néanmoins que cela est une escale d'une longue marche pour aboutir à la paix et ne conçoit pas de paix au Burundi sans la paix dans la sous-région. D'où il en appelle à la convocation d'une conférence sous-régionale de paix dans la région des Grands Lacs.

Burundi - Confessions religieuses.

Le pasteur Uzziel Habingabwa rejette en bloc toutes les accusations portées contre lui.

Bujumbura, le 25 avril 2001 (Net Press). Dans son édition de ce 24 avril 2001, la rédaction a mentionné que le représentant légal de l'Eglise Adventiste du 7ème jour, le pasteur Uzziel Habingabwa, est contesté depuis très longtemps par des fidèles de sa propre Eglise. Le pasteur Habingabwa a contacté ce matin la rédaction pour éclaircir cette situation.

Concernant la gestion de l'Eglise adventiste, il a indiqué qu'il n'a détourné aucun franc. Il a précisé qu'il y a un audit international de Washington qui vient régulièrement faire un contrôle financier de la même église. Par ailleurs, un pasteur n'est jamais nommé, il est plutôt élu par un collège pastoral. Et d'ajouter qu'il n'est pas tribaliste. Pour preuve, au Lycée Manhattan de Kivoga en 1993, il a protégé des élèves tutsi qui allaient être tués par des assaillants. Il avait juré de mourir le premier avant de laisser tuer ses élèves et les paysans hutu ont rebroussé chemin. Et si son Eglise regorge de beaucoup de Hutu originaires de la province Cibitoke, M. Habingabwa a indiqué que cela a une histoire. Tout d'abord, cette province compte beaucoup plus de Hutu que de Tutsi. Ensuite, la religion y a pris racine mais pour le moment, l'Eglise fait tout pour s'implanter dans tout le pays et il croit que ce déséquilibre prendra fin d'ici peu.

Quant à son appartenance politique, M. Habingabwa a formellement démenti avoir appartenu au Palipehutu. Pour ce qui est des études au Rwanda, il a cité beaucoup de Burundais qui ont fait leurs études dans ce pays (allusion faite au groupe scolaire d'Astrida (actuelle Butare)). Il s'est alors posé la question de savoir "ce qu'on va faire de tous ces gens qui ont étudié au Rwanda. Revenant sur les problèmes de son Eglise à Jabe, le pasteur Habingabwa a indiqué qu'il y a une poignée de gens qui veulent semer la zizanie au sein de cette succursale mais que pour lui, ils n'y parviendront jamais. Sur les 143 paroisses que compte au Burundi l'Eglise Adventiste du 7e jour, seule celle de Jabe pose problème. Pour lui, ses détracteurs ne sont pas des fidèles, mais des "criminels qui veulent à tout prix souiller des gens pour les dresser contre le public" et qui veulent également diviser son Eglise.

COMMUNIQUE.

La Banque de Gestion et de Financement, B.G.F. s.a, porte à la connaissance du publi que son Agence de Gatumba démarre les opérations très prochainement.

Les clients de Gatumba et de ses environs, d'Uvira, Kiliba etc, auront désormais une banque de proximité ouverte 7 jours sur 7.

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margin-right: 1" align="justify">Une caution de deux cent mille francs Burundais (200. 000 FBU) sera exigée par véhicule pour toute personne désirant participer à la compétition. La caution sera immédiatement restituée aux soumissionnaires non gagnants et déduite du coût d'achat pour le soumissionnaire gagnant mais ne sera pas restituée au soumissionnaire gagnant qui se désistera. Le soumissionnaire gagnant dispose d'un délai de huit jours calendrier pour l'enlèvement du véhicule après avoir rempli les formalités douanières, faute de quoi l'avis de mise en vente sera relancé. Le CHUK se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle de chaque véhicule.

 


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