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Burundi - Tanzanie.

Le climat de suspicion entre la province Cankuzo et ses voisins tanzaniens s'aménuise comme une peau de chagrin.

Cankuzo, le 25 septembre 2001 (Net Press). Les responsables de la région tanzanienne frontalière à la province burundaise de Cankuzo auraient enfin décidé d'avoir des relations normales avec leurs voisins. C'est ce qu'on est tenté de croire à l'annonce d'une réunion de travail entre l'administrateur de Mishiha et celui de Mulusagamba en Tanzanie, qui était prévue aujourd'hui à Mishiha. Au cours de cette rencontre, l'administrateur de Mishiha devrait remettre à son homologue de Mulusagamba, 18 vaches volées la semaine passée en Tanzanie. A cela il faut ajouter que des rencontres entre les responsables militaires de cette province et ceux de Kagera se tiennent assez fréquemment.

Burundi - Visite.

La population de Bururi critique la visite des parlementaires du Frodebu dans sa province.

Bururi, le 25 septembre 2001 (Net Press). Du 17 au 22 septembre 2001, neuf parlementaires du Frodebu ont effectué une visite de travail, en province Bururi. La population de cette région se demande encore l'objet de cette visite. En effet, bon nombre de ces parlementaires se sont livrés à la propagande de leur parti et ont tenu des réunions clandestines. A la grande surprise de cette population, ces parlementaires ont évité l'hôtel qui coûte 5.000 Fbu par nuit pour se loger dans des ménages. La délégation était conduite par le député Alphonse Ndanga Nahindavyi.

Ces parlementaires sont accusés d'inciter la population de Rumonge à ne pas construire jusqu'à ce qu'elle obtienne une province à elle. Il est à se demander si ces parlementaires travaillent pour le compte de la population qui les a élus ou s'ils contribuent plutôt à son éternel sous-développement.

Burundi - Sécurité.

L'autorité provinciale de Cankuzo réfute les "allégations" selon lesquelles plus de 50 "gardiens de la paix" auraient déserté la province pour la Tanzanie.

Cankuzo, le 25 septembre 2001 (Net Press). Il y a deux semaines, certaines sources anonymes ont fait état d'un départ massif vers la Tanzanie de plus de 50 "gardiens de la paix" armés. Ce matin, la rédaction a fait ses investigations à l'issue desquelles il s'avère que ces informations sont complètement fausses, du moins le gouverneur de la province Cankuzo, M. Aloys Rubuka qui nous a livré une autre version des faits.

En date du 12 septembre 2001, quarante-huit personnes, dont 12 gardiens de la paix, 8 menuisiers et des paysans ont effectivement quitté la colline de Kibogoye de la commune Gisagara en direction de la Tanzanie pour servir de main-d'oeuvre à certains riches fermiers tanzaniens, et personne parmi ces Burundais n'était armé. En effet, on ne donne des armes aux gardiens de la paix que quand ils font des rondes nocturnes. D'après le gouverneur Rubuka, ces hommes sont seulement guidés par le souci de gagner un peu d'argent. Il a enfin loué le comportement des jeunes gardiens de la paix qui ont opposé une farouche résistance aux terroristes-génocidaires plus d'une fois.

Burundi - Justice.

La prison centrale de Mpimba continue à accueillir de nouveaux locataires ...

Bujumbura, le 25 septembre 2001 (Net Press). La prison centrale de Mpimba vient d'accueillir un certain Charles Nahimana (agent d'une banque locale) accusé de "viol", "faux et usage de faux", ainsi que son témoin Noël Sayinzoga accusé pour sa part d'avoir livré un faux témoignage. Le prévenu Nahimana aurait engrossé une petite soeur de sa femme, mineure de surcroît (14 ans). Lorsque celle-ci a mis au monde, son beau-frère s'est concerté avec sa femme afin de déclarer à l'état-civil que l'enfant est issu de leur union. Il a pris pour témoin son collègue mais les autorités de la zone Nyakabiga (puisque c'est là que vit ce couple) ayant été avisées, ont entamé des enquêtes à l'issue desquelles elles ont appris que l'épouse légale n'est pas la mère du bébé, qui aurait atteint la ménopause.

Par contre, 4 hommes de troupes et 2 sergents de l'armée nationale qui étaient poursuivis pour "participation au putsch" et "violation des consignes" viennent de quitter la prison de Mpimba, puisqu'ils ont bénéficié d'une liberté provisoire en date du 20 septembre 2001.

On apprend d'autre part que le syndicaliste de renom (et militant du Parena) Ildephonse Ndagijimana, incarcéré à Mpimba pour sa présumée participation à la tentative de putsch du 18 avril 2001 vient de recevoir de la commission nationale d'enquête sur la tentative de putsch du 23 juillet 2001, un mandat d'arrêt ce 24 septembre 2001 au motif de "complicité d'attentat dans le but de changer le régime constitutionnel". Rappelons que l'intéressé est déjà en prison depuis la fin du mois d'avril 2001.

Burundi - Santé.

Le torchon brûle entre le directeur général de la "centrale d'achat des médicaments essentiels génériques" et son adjoint.

Bujumbura, le 25 septembre 2001 (Net Press). La centrale d'achat des médicaments essentiels génériques du Burundi (CAMEBU), une société qui n'a que 14 mois, connaît depuis 3 mois déjà un sérieux problème d'entente et de collaboration entre son directeur général, M. Jean-Bosco Barutwanayo et son directeur administratif et financier, M. Barnabé Rihanda.

En date du 11 juin 2001, cette société a été victime d'une disparition suspecte de médicaments d'une valeur de 29 millions de Fbu mais la direction générale n'a fait la déclaration de perte à la police qu'un mois après, sur insistance du ministre de la santé publique. Chose encore plus étonnante : les gestionnaires du magasin de stock n'ont été suspendus qu'en date du 17 juillet 2001.

Deux semaines après le vol des médicaments, la direction générale de la CAMEBU a décidé de détacher le service de facturation de la direction administrative et financière. Elle a ensuite procédé à des mutations des agents de la direction administrative vers la direction technique. Ce qui a énormement révolté son adjoint d'autant plus qu'il n'avait pas été préalablement consulté pour cela.

Le directeur administratif et financier ne comprend pas non plus pourquoi la moitié de son salaire de juillet 2001 a été retenue sans "un moindre document en dehors de l'injonction que le directeur général avait verbalement adressé au comptable". Malgré l'intervention personnelle du ministre de tutelle, le directeur général de cette société aurait refusé de revenir à de meilleurs sentiments. Il aurait même décidé de couper le téléphone de son adjoint.

La rédaction a esssayé de joindre au téléphone M. Jean-Bosco Barutwanayo qui nous a simplement déclaré qu'il n'avait aucun commentaire à faire, malgré "tout le respect" qu'il doit au noble métier de journaliste qu'il aurait exercé dans un passé pas très lointain.

Précisons que cette société n'a toujours pas de Conseil d'Administration en son sein, ce qui cause un préjudice sérieux à cette entreprise puisque cet organe aurait certainement tranché ce conflit.

 

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