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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Sécurité.

L'armée s'exprime une nouvelle fois sur le massacre d'Itaba et accuse une certaine classe politique d'en être le principal responsable.

Bujumbura, le 25 septembre 2002 (Net Press). Une semaine après la publication du rapport gouvernemental (réalisé conjointement par le gouverneur de la province Gitega et le commandant de la 2ème région militaire), le porte-parole de l'armée nationale, le colonel Augustin Nzabampema, a animé un point de presse dans l'après-midi de ce 24 septembre 2002. Il s'est montré particulièrement critique à l'égard de "certains membres de partis politiques ou même des institutions (de la République) qui déforment ou détournent les messages sécuritaires régulièrement lancés à l'endroit de la population" lui-même. Pour le colonel Nzabampema, l'unique objectif poursuivi par ces politiciens est de "prendre les militaires en défaut, quitte à sacrifier des populations entières". D'après lui, cette attitude et tout-à-fait "irresponsable et relève du cynisme".

L'autre grand responsable de ce massacre, a poursuivi le porte-parole de l'armée nationale, est bien entendu les "assaillants" qui ont abusé de la crédulité de la population en lui faisant croire que les collines d'Itaba sont des zones de cantonnement revenant de droit au Cndd-Fdd aux termes des accords d'Arusha, et donc sécurisées. Plus grave, les rebelles ont ordonné à la population locale de s'enfuir en prétendant qu'ils étaient les plus forts et qu'ils allaient donc les protéger. Mais tout le monde sait que des maisons en matériaux semi-durables ou en paille ne peuvent protéger personne même contre des balles ordinaires, a fait observer le colonel Nzabampema.

Tout en regrettant "l'incident d'Itaba", le porte-parole de l'armée a félicité les forces de l'ordre qui, "malgré des pressions multiples et beaucoup de contradictions environnementales", sont restées performantes. Elles ont en effet bouté hors d'Itaba les terroristes-génocidaires qui avaient fait de certaines collines de cette commune des sanctuaires, où ils se reposaient, où ils stockaient les biens volés ailleurs et à partir d'où venaient leurs attaques contre les communes voisines. Cette situation était absolument inacceptable, c'est pourquoi ceux qui ont mis un terme à cette situation sont à encourager et à féliciter pour ce bon travail accompli, a expliqué le colonel Nzabampema.

Il a poursuivi en invitant tout le monde à tirer des leçons qui s'imposent de ce fâcheux incident. C'est ainsi qu'il a recommandé aux forces de l'ordre à " rester extrêmement lucides dans la conduite des opérations " et à avoir comme première préoccupation la sécurité des populations. Concernant celles-ci, elles doivent savoir que l'unique moyen d'éviter des incidents et des accidents de guerre est de fuir les "assaillants" et de se réfugier sur les positions militaires ou tout endroit sécurisé qui leur aura été indiqué par l'administration. A la classe politique et à l'administration, il leur a été recommandé de respecter et de relayer fidèlement les messages et les consignes de sécurité lancés à l'endroit de la population. A noter enfin que le porte-parole de l'armée a reconnu que "des erreurs d'appréciation" ont eu lieu et a indiqué à ce sujet qu'une enquête militaire judiciaire est en cours pour l'identification des fautes professionnelles commises et l'établissement de la responsabilité de chacun.

Burundi - Sport.

"La bonne marche du championnat de football de Bujumbura risque d'être paralysée par le gel de 30 000 dollars par le procureur général de la République", estime la FFB.

Bujumbura, le 25 septembre 2002 (Net Press). Le championnat de football de la capitale qui avait commencé avec retard le mois dernier suit son cours normal. Le secrétaire général de la fédération de football du Burundi (FFB), M. Hussein Nzisabira se réjouit que certaines équipes réfractaires (14 clubs) qui avaient boudé le championnat se sont décidés à saisir la balle au bond à l'exception de 4 équipes (3 de la ligue B et une de la ligue A) qui se montrent encore réticentes. Ces dernières ont en effet écopé des forfaits pour s'être absentées au cours des matches de ce week-end à l'occasion de la 2ème journée de ce championnat.

Le secrétaire général de la FFB apprécie le comportement de M. Déo Ngendahayo qui était au départ opposé à l'ouverture du championnat mais qui plus tard a recommandé aux clubs dissidents de revenir à la raison pour participer à ce championnat qui n'avait que trop tardé. A côté de ce problème mineur qui enlève un peu d'éclat au championnat subsiste un autre fondamental et qui fait peur aux responsables de la fédération. C'est celui du gel de 30 000 dollars par le procureur général de la République. Selon le secrétaire général, si cette somme n'est pas débloquée à temps, toutes les activités de la fédération s'en trouveront paralysées. Un autre problème non moins important, c'est celui des tracasseries policières et/ou judiciaires dont le bureau de la FFB fait objet. En effet, certains cadres de cette fédération, dont le secrétaire général, continue à subir des interrogatoires au niveau du parquet pour répondre à certaines questions en rapport avec la gestion du budget de la fédération.

Pour toutes ces raisons, certains clubs de football viennent de signer une correspondance à adresser au procureur général de la République pour lui demander de libérer le compte de la FFB pour l'intérêt du football national. M. Hussein Nzisabira a indiqué que "pour être tranquille", il pourrait démissionner au cours de la prochaine assemblée générale prévue en décembre 2002, si du moins les menaces policières continuent. Le secrétaire général de la FFB déplore le fait qu'il soit interpellé par la police pour justifier des frais de mission qu'il aurait utilisés au cours du mois de janvier 2002, alors que c'était pour l'intérêt du football. Il s'étonne qu'il soit poursuivi alors que sa mission avait été appréciée par les autorités compétentes au regard de ce qu'il avait pu décrocher à cette occasion. Signalons qu'une réunion extraordinaire du comité exécutif de la FFB était prévue cet après-midi pour analyser, entre autres, les sanctions à infliger éventuellement aux équipes qui se sont absentées à la 2ème journée du championnat de la capitale. Il sera également question de créer deux commissions ad hoc, une pour réfléchir sur la problématique du développement structurel du football burundais et l'autre pour l'actualisation des statuts et règlements de la FFB.

Burundi - Economie.

Les responsables de l'OCIBU se déclarent satisfaits par une "très bonne saison".

Ngozi, le 25 septembre 2002 (Net Press). La production caféicole devrait être très bonne cette année, apprend-on de source proche de l'OCIBU (office du café du Burundi). Ainsi donc, dans la seule région de Ngozi (Nord du pays), la production de café-cérise qui était de 9.000 tonnes l' année écoulée est de 36.000 tonnes cette année, passant du simple au quadruple. Plusieurs facteurs sont à l'origine de cette situation. Parmi ceux-ci, citons notamment la clémence du ciel cette année au Nord du pays avec une très bonne et régulière pluviométrie qui a diminué les ravages d'une maladie très grave du café connue sous le nom d'anthracnose. En outre, selon l'expert de l'OCIBU basé à Ngozi, M. Emmanuel Rufyikiri, les caféiculteurs ont bénéficié cette saison d'un meilleur encadrement, surtout que l'année passée, la production avait été des plus médiocres. Enfin, très peu de fuites illégales vers le Rwanda ont été observées, étant donné que dans ce pays voisin, le prix au producteur est très bas. Signalons cependant que les cours mondiaux du café ont connu ces dernières années une sérieuse dégringolade, avec moins d'un dollar le kg au marché de Londres contre 4,8 dollars il y a 3 ans.

COMMUNIQUE AU PUBLIC

L'Institut National de Sécurité Sociale (INSS) porte à la connaissance du public que la date d'ouverture des offres relatives au marché " FORMATION TECHNIQUE DE L'EQUIPE INFORMATIQUE DE L'INSS " initialement prévue le 16/09/2002 est reportée au 01/10/2002 à 9h 00' à la Direction Générale des Marchés Publics. Les offres peuvent être reçues jusqu'à cette date avant que la séance d'ouverture des offres ne soit déclarée ouverte par le président de la sous-commission d'ouverture des offres.

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