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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Politique.

L'"Accord-cadre" anime une conférence publique.

Bujumbura, le 25 octobre 2002 (Net Press). Dans le cadre de la VIIIè semaine d'information et de réflexion sur le génocide, l'"Accord-cadre pour la restauration de l'Etat de droit au Burundi" (constitué par l'Uprona de Charles Mukasi, l'association AC Génocide Cirimoso, la JRR, l'UFB, la "coalition contre la dictature" et le mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya) a animé, dans la soirée de ce jeudi 24 octobre 2002, une conférence publique au carrefour de la JRR de Ngagara.

Dans son mot d'introduction, le président de AC Génocide-Cirimoso, le professeur Venant Bamboneyeho a demandé que chacun, parmi l'assistance, ait une pensée pour le président de l'Uprona, M. Charles Mukasi, qui "moisit depuis bientôt un mois à Mpimba, pour uniquement être véritablement engagé dans cette noble lutte contre le génocide et pour le retour de l'Etat de droit dans ce pays". Il a remercié l'assistance de s'être massivement déplacée malgré les multiples contre-temps et engagements, et l'a invitée à sensibiliser tous les rescapés "provisoires" du génocide pour faire de même, car "l'heure est grave", a-t-il insisté.

Il a ensuite demandé que soit observé une minute de silence pour les "milliers d'enfants, de femmes, de veillards et tous les autres, victimes de leur ethnie depuis octobre 1993". Le professeur Bamboneyeho a d'autre part rejeté la théorie chère à certains et selon laquelle il y aurait eu 2 génocides, l'un annulant l'autre. Il a déclaré que cela est innacceptable et que le génocide commis par le Frodebu, qui avait été bien préparé, doit être puni. Il est aussi inacceptable, selon lui, que les Burundais soient obligés d'attendre des gens devant venir de l'étranger pour leur apprendre que le Frodebu a planifié l'extermination, jusqu'au dernier, des Tutsi, "alors que nous l'avons nous-mêmes vu". Et d'ajouter que ces étrangers sont d'ailleurs venus en 1996 et qu'ils ont produit un rapport qui confirme bien que le Frodebu a commis l''innommable. Il a déploré que les tueurs, au lieu d'être sanctionnés, sont aujourd'hui considérés comme de véritables rois "comme on l'a dernièrement remarqué à Dar-es-Salaam lorsque le Palipehutu a signé un accord avec le gouvernement". Ils ont été longuement applaudis, a-t-il poursuivi, alors que chaque jour, les media nous apprennent leurs méfaits partout dans le pays : Musaga, Gihosha, ...

D'après lui, cela prouve à suffisance qu'Arusha et Dar-es-Salaam sont loin d'être porteurs d'espoir pour le peuple burundais et qu'ils le sont par contre pour le Frodebu.

Commentant le discours du chef de l'Etat à Kwibubu ce 22 octobre 2002, où il a déclaré que lutter contre le génocide ne signifie pas combattre le gouvernement, le président de AC Génocide-Cirimoso a indiqué que les forces opposées au génocide ont pour obligation de combattre tout ce qui renforce les génocidaires et le génocide. Il s'est, au passage, demandé ce qu'a déjà fait le gouvernement actuel allant dans le sens de la lutte contre le génocide.

Pour sa part, la secrétaire générale de l'UFB, Mme Concilie Nibigira, a déploré le sort réservé par les pouvoirs publics à ceux qui sont opposés au génocide, qui sont, selon elle, très souvent emprisonnés ou renvoyés de leurs services. Elle a en outre souhaité que AC Génocide-Cirimoso reprenne ses activités, comme à ses débuts, à l'intérieur du pays et dans les différents quartiers de la capitale.

Elle a fustigé le fait que les députés burundais de Kigobe semblent subordonner le vote de la loi sur le génocide par celui de la loi sur ce qu'elle a appelé "amnistie". Cela prouve, a-t-elle ajouté, qu'une fois de plus, "ils sont en train de jouer".

Elle a conclu en demandant aux rescapés de génocide de refuser à tout prix de se faire imposer le silence devant la poursuite de l'innommable.

Le secrétaire général-adjoint de la JRR, M.Raphaël Horumpende, a embrayé en invitant chacun à ouvrir l'oeil, car, a-t-il ajouté, l'heure est véritablement grave. Selon lui en effet, les 2 premiers piliers contre le parachèvement du génocide ont demantelés : le parti Uprona et la magistrature du pays. Le tout dernier pilier, a-t-il poursuivi, devrait bientôt connaître le même sort. C'est l'armée nationale qui, à l'issue des " consultations en cours à Dar-es-Salaam", devrait disparaître avec ce que la médiation a appelé, selon M. Horumpende, "formation de nouveaux corps de défense et de sécurité".

Il s'est en outre dit particulièrement inquiet d'une des propositions faites par la médiation dans son document de base pour ces négociations. Cette clause stipule, d'après toujours le responsable de la JRR, que "tous les prisonniers de guerre et tous les autres prisonniers arrêtés à cause de la guerre" doivent être libérés après la conclusion d'un accord de cessez-le-feu. L'autre proposition inquiétante est, selon lui, celle de "cantonnement simultané de toutes les forces combattantes".

Le président de la "coalition contre la dictature" (CCD), le Dr. André Birabuza, a pour sa part appelé à l'union de toutes les forces opposées au génocide. Pour y arriver, a-t-il fait observer, chacun doit connaître les maux qui minent la société burundaise, ainsi que les astuces utilisés pour les génocidaires et leurs complices pour assujetir complètement ceux qui sont visés par le génocide. C'est ainsi que tous les rescapés de génocide doivent savoir que les noms donnés à divers processus ou concepts ne reflètent pas du tout au Burundi ce à quoi ils font allusion. Il a condamné l'égoïsme et le fatalisme affichés par certains rescapés, et a conclu en regrettant qu'il n'y ait plus d'interdit au Burundi. C'est cela qui pourrait expliquer, d'après lui, l'état de criminalité ambiant dans le pays où c'est le plus corrompu ou celui qui a tué le maximum de gens qui est déclaré respectable.

Burundi - Négociations.

Les vraies raisons du retard des négociations sur le cessez-le-feu, selon le gouvernement.

Bujumbura, le 25 octobre 2002 (Net Press). Les négociations sur le cessez-le-feu n'ont toujours pas commencé à Dar-es-Salaam. Le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, M. Albert Mbonerane, a indiqué qu'il y a des spéculations autour de cela. En effet, une "erreur de frappe" a tout déclenché, car au lieu d'écrire la date du 23 octobre 2002 sur l'invitation, celui qui rédigeait les lettres d'invitation a marqué le 26 octobre 2002. Malgré qu'ils soient déjà à Dar-es-Salaam, le Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza et le Palipehutu-Fnl d'Agathon Rwasa n'ont pas voulu entamer les négociations, arguant qu'ils ont été invités pour le 26 octobre 2002 et non le 23.

Pour le gouvernement, a poursuivi le ministre Mbonerane, il s'agit d'une spéculation pure et simple car les deux groupes avaient fait le déplacement vers la Tanzanie pour négocier. Il estime qu'ils cherchent à faire perdre du temps à l'autre partie ainsi qu'à la médiation, car le 26 octobre c'est un samedi. Ce qui signifie en clair que les vraies négociations pourraient commencer la semaine prochaine. Pour le moment, on s'occupe par des consultations multiples entre les différentes délégations et la médiation.

Revenant sur la participation de président Buyoya aux négociations, le ministre Mbonerane a indiqué que le président de la République a été clair sur cette question. C'est le médiateur Zuma qui jugera de la nécessité du déplacement présidentiel vers la Tanzanie et si cela s'avère indispensable, le président Buyoya est prêt à prendre part à ces travaux.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires auraient l'intention de poser des mines anti-char dans la capitale Bujumbura ...

Bujumbura, le 25 octobre 2002 (Net Press). De sources concordantes, les terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl d'Agathon Rwasa et du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza viennent de planifier conjointement un projet macabre de pose de mines anti-char dans la capitale Bujumbura. Ces deux mouvements se sont dernièrement réunis à deux reprises à Nkombe et à Ruvyagira dans Bujumbura rural pour finaliser ce projet funeste. Rappelons que des mines anti-char avaient fait beaucoup de ravages dans la capitale en 1997. Les deux mouvements ont cependant un problème de leadership car Pierre Nkurunziza voudrait être reconnu comme chef de toute la rébellion, ce que refuse Agathon Rwasa qui aspire lui aussi à ce titre.

Le Palipehutu-Fnl d'Agathon Rwasa, qui croit encore en la victoire militaire, vient de procéder ces 15 et 16 octobre 2002 au recrutement de nombreux jeunes Hutu à Kabezi, Ruziba, Mutambu, ... pour renforcer ses rangs.

On apprend d'autre part des sources proches de ce mouvement qu'il y a beaucoup de désertions au sein de lui. A l'origine, il y aurait un problème de leadership, étant donné que chaque jour près de dix "combattants" sont tués par les chefs de ce mouvement, à titre de punition. Le même mouvement se heurterait également à un manque criant de munitions. Pour contourner ce problème, il aurait envoyé une délégation auprès du commandant Masunzu pour lui proposer, en échange de munitions (dont il disposerait en quantité suffisante) des combattants du Palipehutu-Fnl. Selon les mêmes sources, il y a peu de chances que le commandant Masunzu accepte ce projet.

AVIS D'APPEL D'OFFRES

La SOCABU lance un appel d'offres local pour le câblage du réseau informatique de son siège sis Avenue de l'Amitié n° 14-18.

Article 1. Objet de l'Appel d'Offres.

Le présent appel d'offres porte sur la fourniture et l'installation du matériel et accessoires pour le câblage du réseau informatique des équipements du siège de la SOCABU suivant les caractéristiques techniques et quantités contenues dans le cahier des charges.

Article 2. Maître d'ouvrage.

Le marché sera conclu au nom de la SOCABU B.P. 2440 Bujumbura, téléphone 22 6520, Fax 22 6803.

Article 3. Acquisition du dossier d'Appel d'Offres.

Le Dossier d'Appel d'Offres comprenant les clauses administratives et le cahier des charges techiniques peut être obtenu à la SOCABU, Département Informatique, Avenue de l'Amitié n° 14-18, téléphone 22 6520, contre payement de la somme de cinquante mille francs burundais (50.000 BIF) non-remboursables.

Article 4. Participation

Seront invitées à participer à la consultation les entreprises établies au Burundi et justifiant des capacités juridiques, techniques et financières requises. A cet effet, seules les entreprises ayant des références d'installation de réseau ETHERNET seront admises à la concurrence.

AVIS DE MISE EN VENTE

La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes :

Une VOITURE TOYOTA-CORONA, plaque d'immatriculation 01 BA 1210, année de fabrication 1995, n° de châssis AT1900126946.

Ledit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 08.10.2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à Madame le chef du Département Ressources Humaines et Logistique au plus tard le 25.10.2002.

La BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.

 

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