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Bujumbura-Burundi. 


Burundi - Politique.

Les milieux ultra-hutu de la diaspora redoublent d'ardeur dans leur propagande.

Bujumbura, le 26 avril 2002 (Net Press). A la veille du 29 avril 2002, les milieux ultra-hutu de la diaspora ont sérieusement redoublé d'ardeur dans leur traditionnelle propagande anti-tutsi. Deux sites web se sont particulièrement illustrés dans l'art d'inoculer l'idéologie des tenants de l'ultra-hutisme. Il s'agit de "Burundi Information" qui affirme être le site officiel du Cndd-Fdd, tendance Pierre Nkurunziza, mais aussi de "SOS - Burundi" appartenant à Laurent Niyungeko (un ancien de l'Uprona, qui a viré au G7 dont il semble être le porte-parole officieux).

Ce dernier site en est venu à tenter de convaincre l'ensemble des dirigeants actuels de la culpabilité de l'Etat du Burundi. Ainsi donc, selon "SOS-Burundi" pour qui il y a eu un véritable génocide anti-hutu en 1972, le président Pierre Buyoya devrait faire comme il l'a fait à Kibimba en "saisissant cette occasion mémorable pour montrer qu'il est le président de tous les Burundais".

Le même site va plus loin en exigeant de l'Etat burundais plusieurs "devoirs" : celui de mémoire, de responsabilité, de réparation, ... M. Niyungeko a tenté d'apitoyer le monde en accordant la parole, depuis plusieurs jours, à des gens qui affirment avoir perdu les leurs en 1972 et qui décrivent avec force détails ce qui s'est passé cette année-là, s'il ne s'agit pas parfois de pures inventions.

Ce site, tout comme celui du Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza diffuse depuis des jours des "invitations" pour ceux qui désirent commémorer en Belgique ou au Danemark le 30ème anniversaire de ce qu'il considère comme le premier "génocide des Grands-Lacs".

Pendant ce temps, c'est le silence total au Burundi à propos de cette date. Pour les Bahutu, il est évident qu'il y a eu en 1972 un véritable génocide qui les visait, alors que pour les Batutsi il ne fait aucun doute qu'il y a plutôt eu cette année-là un génocide anti-tutsi puisqu'il y a d'abord eu des "massacres horribles et systématiques" des milliers d'hommes, de femmes, d'enfants et de viellards Tutsi dans le Sud du pays, et ensuite une répression qui a pris des proportions énormes, d'où des dérapages qui ont été observés. Mais là, ajoutent les mêmes milieux, les hommes instruits (donc supposés être au courant du complot qui venait d'être déjoué) ont été les seuls à être visés.

En attendant que les deux principales communautés du Burundi aient la même lecture de leur histoire, de plus en plus de voix Tutsi s'élèvent pour qu'il y ait commémoration de la date du 29 avril en souvenir des milliers de Tutsi décimés par les hordes génocidaires en 1972. Car dans ce demaine, il ne faut surtout pas se culpabiliser collectivement en ayant une espèce de honte ou de gêne à l'évocation de cette date. En définitive, ajoutent-ils, seuls les coupables dans les deux communautés doivent répondre de leurs actes.

Il est à noter également que l'agence Net Press et les forces opposées au génocide des Tutsi, à l'instar du mouvement d'autodéfense PA-Amasekanya, sont accusées de tous les maux par le Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza. Ce mouvement accuse, sur son site, l'agence Net Press et PA-Amasekanya, animés selon lui par "des extrémistes Tutsi" d'être impliqués dans "la préparation de massacre des prisonniers démocrates de Mpimba" qui devraient être "libérés dans le cadre de l'élargissement des prisonniers politiques". Le même mouvement accuse également Net Press de lui avoir envoyé des messages e-mail bourrés de virus "dans la ferme intention de déruire ses installations".

A ce sujet, la rédaction de l'agence Net Press voudrait porter à la connaissance de l'opinion qu'elle n'est au courant de quoi que ce soit dans ce que "Burundi Information" appelle des "préparatifs" visant le massacre des "prisonniers démocrates" de Mpimba. La même rédaction signale en outre qu'elle a elle aussi reçu des messages bourrés de virus, dont elle ne connaît pas les expéditeurs. Quoi qu'il en soit, l'agence Net Press, tout en étant franchement opposée aux tenants de l'ultra-hutisme et du terrorisme génocidaire, ne saurait recourir à une telle bassesse. Allez, messieurs et dames de "Burundi Information", du calme ! Net Press n'a aucunement l'intention d'engager contre vous une "guerre des virus internet". Elle s'oppose simplement aux idées qui tuent.

Burundi - Justice.

La ligue Iteka déplore que le Burundi n'ait pas répondu à la création de la cour pénale internationale.

Bujumbura, le 26 avril 2002 (Net Press). Après la ratification en date du 11 avril 2002 du statut de la cour pénale internationale par 60 Etats, la ligue burundaise des droits de l'homme Iteka vient de rendre publique une déclaration dans laquelle elle déplore le fait que plusieurs pays dont le Burundi n'aient pas spontanément participé àla création de cette cour. Celle-ci est le "fer de lance d'une justice sans frontières et les invite à joindre les Etats parties le plus tôt possible", poursuit la déclaration.

La ligue Iteka indique que malgré les diverses actions qu'elle a menées pour la ratification du satut de Rome par le gouvernement, le Burundi ne figure pas parmi les soixante premiers Etats parties. Par conséquent, elle interpelle les membres du gouvernement et du parlement à "accélérer le processus en cours afin de concrétiser les engagements déjà pris dans la lutte contre l'impunité dans le cadre de l'accord d'Arusha". Cela placerait le Burundi parmi les Etats engagés à lutter contre les crimes les plus graves ayant une portée internationale.

Enfin, la ligue Iteka garde l'espoir de voir tous les Etats de la région des Grands-Lacs où l'on observe depuis plusieurs années de nombreux cas de violations massives des droits de l'homme prochainement manifester leur volonté de prévenir et de réprimer les crimes les plus graves. Ces pays pourront ainsi emboîter le pas à la R.D Congo, unique pays de la sous-région à figurer parmi les 66 Etats parties au statut de la cour pénale internationale.

Burundi - Travail.

25 agents et cadres licenciés de la société ENGEN Burundi réclament leur "dû" à leur ancien employeur.

Bujumbura, le 26 avril 2002 (Net Press). Vingt-cinq agents et cadres de la société pétrolière ENGEN Burundi (ancienne FINA BP Burundi), licenciés en août 2001, réclament aujourd'hui de leur ancien employeur l'argent qu'il a retiré de leurs indemnités de préavis et de licencement, correspondant aux différents avances et crédits contractés auprès de l'employeur ou des banques. Car, indique le communiqué rendu public, au nom des 25 travailleurs chômeurs, M. Janvier Ndikumana (ancien président du conseil d'entreprise chez ENGEN), l'article 101 du code du travail interdit formellement à l'employeur de toucher aux indemnités de préavis et de licencement, surtout quand les travailleurs renvoyés l'ont été "pour des raisons économiques et de restructurations".

Selon ce communiqué, la direction de cette société et le personnel licencié auraient dû s'entendre pour voir comment ce dernier devait continuer à rembourser les crédits contractés. Au sujet de ce qu'a récemment déclaré par la voie des ondes le directeur général d'ENGEN Burundi, M. Charles Nikobasa, qui affirmait avoir bien agi en épurant les crédits maisons de son personnel licencié, car les intéressés devenaient ainsi acquéreurs de maisons, le communiqué indique que M. Nikobasa n'a jamais été mandaté par les travailleurs renvoyés pour veiller à leurs intérêts "en leur lieu et place". Ensuite, ajoute le communiqué, la priorité pour un chômeur n'est pas la possession d'un titre de propriété, mais la survie quotidienne.

Pour le reste, ces travailleurs aujourd'hui au chômage estime qu'en procédant à ces licenciements, la direction d'ENGEN Burundi a enfreint plusieurs dispositions du code du travail et particulièrement ses articles 70 et 258, ainsi que l'article 24 de la convention collective interprofessionnelle et l'ordonnance ministérielle 101/59 du 30 avril 1971 protégeant les membres du conseil d'entreprise. Car, curieusement, les plus anciens au service qui ont été renvoyés alors que ceux qui avaient à peine 1 an ou quelques mois sont restés. Et là, il semble que ce sont des critères plutôt subjectifs qui auraient guidé le choix de ceux qui devaient être renvoyés ou rester.

Les 25 travaileurs en chômage démentent par ailleurs que leur licenciement ait été dicté par "des raisons économiques et de restructuration", car cette société a enregistré un bilan largement positif au cours de l'année passée : 138 millions de Fbu en 7 mois, soit près de 200 millions de Fbu pour toute l'année. Ce qui est loin d'être inférieur aux bénéfices des exercices précédents. Cette entreprise a en outre procédé, à la fin de 2001, à la distribution des dividendes aux actionnaires. C'est dire que cette maison se porte très bien, estiment les 25 travailleurs licenciés, puisque les 48 qui sont restés ont bénéficié, à la fin de 2001, des gratifications ("13è mois") comme toutes les années.

AVIS DE MISE EN VENTE

1) L'Office du Café du Burundi (OCIBU) met en vente les immeubles ci-après :
1. Une Villa sise à Kiriri avenue de Mai n°7
2. Une Villa sise à Gitega avenue Muyinga
3. Le Hangar et la parcelle de ex-Usine INDURUNDI situés au Boulevard de la Tanzanie

2) Tous ces immeubles sont vendus au plus disant, dans l'état où ils se trouvent mais l'Office se réserve le droit de refuser toute les offres jugées inférieures à la valeure réelle des immeubles.

3) Les personnes morales ou physiques intéressées peuvent se procurer les descriptifs de ces immeubles à la Direction Générale de l'Office sise boulevard de la Tanzanie, moyennant paiement de DIX MILLE FRANCS BURUNDI (10.000 FBU). Les offres sous plis fermés seront remises au plus tard le 31 Mai 2002 à 16 Heures. Chaque offre devra poreter la mention << Offre pour achat......sis à .......>>.

4) Des visites pourront être organisées tous les vendredi de 16 heures à 17 heures.

5) Une caution de soumission de 5.000.000 FBU par immeuble sera exigée lors du dépôt des envelopppes et sera restituée au soumisionnaire non gagnant après affichage des résultats. En cas de désistement ou de retard dans le paiement du montant d'adjudication et des frais connexes de mutation, la caution ne sera réalisée.

6) Le paiement des montats offerts devra intervenir en-déans 20 jours à dater du jour de la notification de l'attribution. Passé ce délai, l'Office jugera de l'opportunité de céder l'immeuble aux soumissionnaires de second rang.

7) Le soumissionnaire gagnant devra s'acquiter de tous les frais de mutation.