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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl et du Cndd-Fdd plus que jamais décidés à "venger" la mort d'Agathon Rwasa.

Bujumbura, le 26 juin 2002 (Net Press). Alors que certains observateurs disaient fini le mouvement Palipehutu-Fnl après la mort confirmée de son chef "charismatique", M. Agathon Rwasa, ses "combattants", très sérieusement malmenés par une offensive jamais vue qui aura duré près de 2 semaines dans Bujumbura rural, tiennent aujourd'hui à faire payer très cher cette disparition à tout un peuple. Ils ont en effet décidé de se "battre" avec l'énergie du désespoir, multipliant les embuscades sur les principaux axes menant à la capitale et ainsi que dans certains quartiers périphériques de Bujumbura.

Pour cela, ils ont même reçu le renfort de leurs "frères" du Cndd-Fdd (tendance de Peter Nkurunziza) qui ont accouru, ces dernies jours, par milliers depuis l'Est de la RDC. Tous se seraient entendus pour se retrouver dans les communes du Sud de Bujumbura rural, à savoir Bugarama, Muhuta, Mutambu et Kabezi où ils ont rejoint les Palipehutu-Fnl venus depuis bientôt 2 semaines des communes Isale, Nyabiraba et Kanyosha où ils étaient en difficultés.

Les 2 mouvements n'auraient d'autre objectif que de semer la mort et la désolation partout dans le pays, malgré leur propagande mensongère sur le web qui prétend et veut faire accréditer l'idée selon laquelle toute cette violence est l'oeuvre de l'armée nationale, elle qui prendrait l'initiative d'attaquer les "positions" de ces pseudo-"mouvements de résistance ou de libération".

Après l'embuscade du 24 juin 2002 sur l'axe Bujumbura-Bugarama qui aurait, en réalité, fait plusieurs dizaines de tués, on apprend aujourd'hui que la sécurité est précaire dans une bonne partie du pays, du fait de la présence et de l'action de ces criminels que personne (au Burundi et ailleurs) ne veut condamner alors qu'ils ne font que tuer, violer, voler et éventrer même ceux qu'ils prétendent vouloir "libérer", en l'occurrence de paisibles et simples citoyens hutu. Sur la RN1 (Bujumbura-Bugarama), la majorité des tués et blessés étaient en effet Hutu, tout comme "le jeune gardien de la paix" abattu dans la nuit du 22 au 23 juin 2002 à Buterere I. Son corps avait plus tard été retrouvé atrocement mutilé et éventré.

Les auteurs de ces barbaries, qui se sont par ailleurs rendus coupables d'innombrables coups, blessures et vols contre la population locale (pourtant majoritairement hutu), sont, selon les témoignages recueillis sur place, une cinquantaine de terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl (ou du Cndd-Fdd, puisqu'ils "travaillent" désormais main dans la main) venus de Nyabunyegeri et Rubirizi (Mutimbuzi, Bujumbura rural), où ils se sont par ailleurs repliés après leurs "exploits" qui auront duré près d'une heure.

Dans la nuit du 21 au 22 juin 2002, plusieurs dizaines de ces mêmes criminels venus de la RDC voisine ont fait irruption à Nyamagana (Buganda, Cibitoke) où ils ont opéré un pillage systématique dans les ménages de la place et tué une personne.

Selon des informations concordantes confirmées par les déclarations des leaders de ces mouvements sur des stations de radio internationales, ces tueurs caresseraient l'idée d'attaquer, ces jours-ci, les quartiers huppés de la capitale où vivent les "barons" ou "dignitaires" du régime.

Cela dit, ces criminels n'ont manifestement d'autre programme que l'extermination totale de leur "ennemi" juré : la communauté tutsi accusée à tort de ne pas être favorable à la "démocratie". Au passage, quelques Hutu sont eux aussi atrocement tués. Les plus visés sont généralement ceux qui ne versent pas régulièrement leur "cotisation" à ces mouvements mais aussi tous ceux qui sont soupçonnés de ne pas être favorables à la cause génocidaire ou d'avoir des liens de quelque nature que ce soit avec des Tutsi. Ils n'ont visiblement que faire du sort des milliers de leurs compatriotes de Bujumbura rural et de l'ensemble du pays. Ce sort constitue le prix à payer, selon ces mouvements, pour aboutir à leur objectif final, tout comme la vie des milliers de leurs "combattants" abattus tous les jours par l'armée nationale.

Les citoyens de ce pays tant meurtri ne savent plus à quel saint se vouer et exigent qu'un terme définitif soit mis à cette tragédie et à ces hécatombes quotidiennes qui passent presque inaperçues par les dirigeants du pays et de toute la communauté internationale. Tant il est vrai qu'à la fin de cette guerre insensée on se rendra compte que trop de compatriotes auront été emportés par ce conflit imposé, selon toute vraisemblance, par l'étranger et en particulier l'Occident. Certains seront même plus précis en pointant du doigt l'IDC (Internationale Démocrate Chrétienne).

Tous ceux qui seraient aux services de cette mafia internationale devraient cependant savoir que jamais une communauté, même visée par le génocide méthodique comme au Rwanda ou au compte-gouttes comme au Burundi, n'a été complètement exterminée. C'est donc une guerre inutile et complètement insensée qu'ils imposent à ce pays, en mettant en avant leurs intérêts égoïstes. Il vaudrait mieux que tous ceux qui n'ont rien à se reprocher (tous les autres n'ayant de place qu'au tribunal pour répondre de leurs actes) s'asseyent ensemble avec leurs prétendus ennemis ou adversaires politiques pour voir dans quelle mesure mettre fin à ce conflit insensé, inutile et qui n'a que trop duré. Il faudrait aussi qu'ils y mettent tout leur sérieux et ne se contentent plus, comme aujourd'hui, de "négociations" qui n'en finissent pas.

Burundi - Politique.

Le parti PSD-Dusabikanye, tendance Gervais Niyongabo porte plainte contre le gouvernement du Burundi auprès de la CSA.

Bujumbura, le 26 juin 2002 (Net Press). Au moment où les travaux de la 9ème session ordinaire de la commission de suivi de l'accord d'Arusha se poursuivent à l'hôtel Source du Nil, le parti social démocrate (PSD-Dusabikanye) de M. Gervais Niyongabo a porté plainte auprès de la CSA, contre le gouvernement qu'il accuse d'avoir violé l'accord d'Arusha.

Le PSD rappelle qu'il est signataire de l'accord d'Arusha, mais force est de constater que ses organes n'ont jamais été consultés pour participer aux institutions de transition. Et d'ajouter que cela est une "violation flagrante" de cet accord spécialement en son article 14, alinéa 3. Il précise que depuis le 6 juin 2001, la direction du parti n'a jamais été consultée au profit d'une personne, certes membre de cette formation politique mais qui n'a jamais été président de ce parti. Il regrette que les nouveaux organes élus en date du 6 octobre 2001 pour un mandat de 2 ans continuent à être ignorés par le gouvernement alors qu'ils ont participé aux négociations de l'accord. Il fait en outre remarquer que la mise en application de cet accord est prise en otage par "une poignée d'hommes servant les intérêts personnels diamétralement opposés à ceux de la population". Selon lui en effet, deux partis veulent s'en approprier et violent quotidiennement les libertés politiques les plus élémentaires. Il s'agit d'un "coup de force consistant à museler le reste de la classe politique et surtout ceux qui ne sont pas nécessairement de l'obédience du tandem Frodebu-Uprona".

Cette formation politique indique qu'il est déplorable que le gouvernement s'arroge le droit de nommer les chefs de partis politiques et cela en violation de l'accord d'Arusha, de la constitution de transition et de la loi sur les partis politiques en vigueur au Burundi. Cette ingérence est de nature à créer des frustrations et d'exacerber les conflits alors que l'accord d'Arusha prétend éliminer les différentes divisions qui sont à la base de la destruction du tissu social burundais. Ce parti signale enfin qu'aucun membre de sa formation politique ne siège à la CSA bien que la direction du parti ait transmis le nom au président de la commission.

Burundi - Publication.

Parution d'un livre dédié au centenaire de la ville de Bujumbura.

Bujumbura, le 26 juin 2002 (Net Press). Un livre intitulé "Bujumbura, centenaire 1897-1997 : Croissance et défis" vient de paraître sous la direction du professeur Sylvestre Ndayirukiye, enseignant à la faculté des lettres et sciences humaines, département de géographie, à l'université du Burundi.

Ce livre a été publié à l'issue d'un colloque sur le centenaire de Bujumbura, qui a réuni des spécialistes de la ville, des chercheurs, des décideurs et des praticiens. Dans cet ouvrage, la dimension "métropole régionale" de la ville de Bujumbura dans les Grands-Lacs est démontrée. L'évolution du commerce et de l'industrie avec les activités "informelles" ainsi que l'infrastructure des transports sont elles aussi analysées. Ce livre relate également l'actualité dramatique des années 1990, faite d'instabilités. Une paupérisation accrue, conséquence de la guerre civile, a déplacé des milliers de ruraux vers la capitale, d'où de nouveaux bindovilles, l'apparition du phénomène des "enfants de la rue", la délinquance juvénile, la précarité des camps des "sinistrés de guerre" maux auxquels il faut ajouter une expansion effrayante du Sida ainsi que la morbidité due au paludisme récurrent. Ce livre conclut sur la culture juxtaposée à la tradition des collines et une possible décentralisation avec délocalisation des emplois industriels qui viennent illustrer la question finale : "quelle ville pour quelle société au 21è siècle". Ce livre est paru aux éditions "L'Harmattan", Paris.

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Sous la responsabilité du Directeur Administratif et Financier, il aura comme fonctions:

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