NET PRESS
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Burundi - Politique.
L'Uprona de Mukasi rejette le dernier accord de Pretoria et promet de "doter le pays d'un chef d'Etat légitime".
Bujumbura, le 27 juillet 2001 (Net press). Le parti Uprona tendance Mukasi vient de réagir au dernier accord de Pretoria en "prenant l'engagement de doter le pays d'un chef d'Etat légitime et d'un gouvernement pour restaurer l'Etat de droit au Burundi". Entre autres griefs formulés à l'encontre du processus de Pretoria et d'Arusha, "le Burundi est redevenu une colonie et le rôle de faire fonctionner l'Etat burundais revient désormais à Dinka et à son équipe". En outre, "les accords exécrables et immoraux signés à Arusha et à Pretoria institutionnalisent le racisme ethnique, le génocide ainsi que la mainmise des organisations génocidaires sur les institutions et structures de l'Etat au Burundi".
Par ailleurs, ajoute la déclaration (disponible sur www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora"), "le pouvoir en place ne remplit pas les missions dévolues aux institutions républicaines" et "les engagements du major Buyoya sont manifestement contraires aux attributions d'un chef d'Etat". Le parti Uprona justifie son initiative par "la légitime défense". En effet, le peuple burundais a été victime d'"'innombrables actes de trahison et agressions du pouvoir en place sous contrôle des organisations racistes et génocidaires".
Burundi - Travail.
"La grève envisagée par le personnel de l'Onatel est illégale", selon le Directeur Général de l'Onatel.
Bujumbura, le 27 juillet 2001 (Net Press). Après le préavis de grève déposé le 23 juillet 2001 par le syndicat de l'Onatel, le directeur général de cet office, M. Augustin Ndabihore, vient lui aussi de saisir le directeur de l'inspection du travail pour que celui-ci déclare "illégale" cette grève à durée indéterminée qui devrait entrer en vigueur ce 31 juillet 2001. En effet, selon M. Ndabihore, la principale décision (l'accord d'interconnexion Onatel-Telecel) attaquée par ce syndicat émane de l'autorité ministérielle de tutelle que "transcende la direction générale et le conseil d'administration et qui en a les prérogatives au nom de l'Etat propriétaire à 100% de l'onatel.
Par ailleurs, ajoute le directeur général, il est surprenant que ce syndicat ait lancé un préavis de grève sans avoir, au préalable, cherché à engager des négociations visant à régler pacifiquement ce conflit. C'est donc une violation de l'article 215 du code du travail, selon lui.
Le directeur général Ndabihore dément par ailleurs avoir suspendu le conseil d'entreprise auquel il a simplement fait remarquer que son mandat avait largement expiré et qu'"il était plus que temps de penser" à un renouvellement. Il considère enfin que les "nouvelles affectations et mutations" récemment opérées ont été décidées dans l'intérêt du service et dans le respect du statut du personnel de l'Onatel.
Pour toutes ces raisons, le directeur général de l'Onatel a invité le directeur du département de l'inspection du travail de déclarer la grève comme étant "non-fondée" et donc "illégale" (voir la lettre sur www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Assurance.
La société d'assurance SOGEAR dénonce "la concurrence déloyale" de sa rivale SOCABU.
Bujumbura, le 27 juillet 2001 (Net Press). Le patron de la société d'assurance SOGEAR, M. Benoît Ndorimana, vient de s'adresser à son homologue de la société rivale SOCABU pour dénoncer un cas de concurrence déloyale observée chez cette dernière. En effet, selon M. Benoît Ndorimana, un client de la SOGEAR s'est présenté à la banque de crédit de Bujumbura, muni d'une déclaration provisoire couvrant des marchandises à l'importation, pour introduire une demande de licence. Selon toujours la SOGEAR, l'employé de cette même banque a refusé d'accepter la couverture délivrée par les services de cette société et il a été contraint de souscrire sur-le-champ auprès de la SOCABU, au guichet voisin. M. Ndorimana trouve que cette pratique de banque - assurance fut à la mode en Europe il y a quelques années, mais que cette notion ne couvre pas de tels agissements qui lui paraissent un acte de concurrence déloyale. Il se pose la question de savoir si ce n'est pas le guichetier qui a mal compris certaines instructions ou qui aurait outrepassé les limites de sa fonction.
Burundi - Sécurité.
Un voleur à main armée désarmé dans la zone Buyenzi.
Bujumbura, le 27 juillet 2001 (Net Press). Cette aventure s'est passée ce 26 juillet 2001 vers 20h quand 3 bandits, dont un armé de fusil, ont fait irruption à la 6è avenue n°54 où ils ont immobilisé un cultivateur de riz, lui subtilisant ainsi une somme de 190.000FBU qu'il venait d'acquérir après avoir vendu son riz. Après ce coup, ces 3 aventuriers se sont dirigés à la 7ème avenue n°51 où ils ont immobilisé un changeur de monnaie. Ce dernier a été brave car il a vigoureusement maîtrisé le bandit armé au moment où ses complices étaient en train de fouiller dans ses poches.
Le bandit a tiré en l'air mais en vain, car le changeur de monnaie n'a pas été intimidé par les coups de feu. Au vu des voisins qui sont accourrus pour secourir le changeur, 2 bandits ont pris fuite en direction de la Ntahangwa tandis que celui qui était armé a été capturé par la population qui l'a ensuite désarmé. Il a été sérieusement tabassé, nous ont indiqué nos sources. Pour le moment, il est admis à l'Hôpital Militaire de Kamenge. Quand au brave changeur, il n'a eu qu'une légère blessure au niveau de la tête. Selon les mêmes sources, le bandit n'a pas pu être identifié. Quand bien même il était en tenue militaire, les responsables de la zone doutent jusqu'à présent de sa véritable identité.
Burundi - Religion.
Mgr. Michel Ntuyahaga célèbre 60 ans de sacerdoce.
Bujumbura, le 27 juillet 2001 (Net Press). Pour la première fois dans l'histoire de l'église catholique du Burundi, un de ses membres, le presque nonagénaire Michel Ntuyahaga (il est né en 1912), vient de fêter son jubilé de diamant. Entouré d'une vingtaine de prêtres, Mgr. Ntuyahaga a célébré la messe du jubilé à son domicile en compagnie de l'actuel Evêque de Bujumbura, Mgr. Ngoyagoye.
On ne saurait en quelques lignes parler de la vie et de l'oeuvre de ce premier Evêque burundais nommé dans ses fonctions par Jean XXIII le 10 septembre 1959. Véritable stature à la fois physique, morale et nationale, il a profondément marqué le clergé de son diocèse par la fondation de nombreuses oeuvres religieuses, sociales et caritatives, au moment où tout était à inventer. On notera entre autre que c'est lui l'initiateur des "homes" pour jeunes filles et qui ont fait école depuis, afin de "présérver leur vertu", même si aujourd'hui ce noble objectif ferait rigoler plus d'une parmi celles qui en sont bénéficiaires.
Tous ceux qui ont connu Mgr. Ntuyahaga pendant ses 60 ans de sacerdoce et surtout ses 30 ans d'épiscopat auront été marqués par son exceptionnelle aptitude à se mettre à l'écoute des gens. Nommé Evêque à l'époque où le clergé était presque exclusivement "blanc", il avait l'habitude, à chacune de ses visites pastorales, d'écouter d'abord les notables (Abashingantahe) de la paroisse, avant de rencontrer les prêtres. Nationaliste de la 1ère heure, il a toujours préféré garder comme résidence la paroisse St Michel, pour rester parmi les siens, comme il avait coutume de le dire avec une certaine fierté, alors que sa résidence "naturelle" en tant qu'Evêque aurait dû être la cathédrale Regina Mundi. On ne pourrait pas citer ici les nombreuses écoles qu'il a créées avec l'heureux concours des missionnaires étrangers, et c'est encore Michel Ntuyahaga qui, le premier, a négocié des bourses à l'étranger en faveur des étudiants burundais, dont les premiers bénéficiaires les plus connus furent Donatien Bihute, Bonus Kamwenubusa et feu Kanyaruguru.
Enfin, "the last but not the least", Mgr Ntuyahaga était un ami du Prince Louis Rwagasore. C'est lui qui l'a préparé au mariage, a présidé aux cérémonies nuptiales et le vendredi matin du 13 octobre 1961, le dernier de sa vie sur terre, par une sorte de prémonition, le prince Rwagasore était allé voir Michel Ntuyahaga, lui avait demandé qu'il le confesse, et avait reçu de lui une communion dont il ignorait qu'elle était la dernière, viatique opportunément administré à un chrétien qui n'avait plus que quelques heures à vivre. Deux jours plus tard, toute l'assistance présente aux obsèques du prince assassiné, se souvient encore de la voix émue, les larmes presque aux yeux de Mgr. Ntuyahaga, en train de prononcer l'oraison funèbre.
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