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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Génocide.

La section estudiantine d'A.C. Génocide-Cirimoso proteste contre le projet de loi portant immunité provisoire.

Bujumbura, le 27 octobre 2002 (Net Press). La section estudiantine d'A.C. Génocide-Cirimoso vient de rendre publique une déclaration dans laquelle elle proteste contre le projet de loi portant immunité provisoire des poursuites judiciaires en faveur des personnes rentrant d'exil accusées d'avoir commis certaines infractions. Cette section de la jeunesse anti-génocide proteste vigoureusement contre ce projet de loi qui est "illogique et dangereux". Elle fait observer que le subterfuge d'immunité provisoire est un concept inconnu dans tous les lexiques juridiques du monde, ne trompe plus personne sur la véritable intention du législateur.

Elle précise que le peuple burundais exige que les auteurs du génocide des Tutsi perpétré, selon le rapport S/1996/682, depuis octobre 1993 soient jugés conformément à la loi et aux conventions internationales qui engagent le Burundi. Elle précise que pour rétablir la paix, il faut absolument neutraliser les génocidaires et leurs alliés. La seule façon d'arrêter le génocide c'est de le combattre sans merci, politiquement, diplomatiquement et même militairement avec obligation de mettre les forces génocidaires hors d'état de nuire. Cette section déplore que sous le couvert des accords d'Arusha, "ceux qui ont incité publiquement au génocide sur les ondes de la radio rwandaise et autres en octobre 1993, se permettent de faire la loi et donner des leçons de morale au peuple burundais tant meurtri par eux.

Enfin, cette jeunesse anti-génocidaire invite toutes les forces contre le génocide de faire un front de refus au cas où les bureaux de l'assembée nationale de transition s'obstinerait à faire adopter "ce scandaleux projet". Rappelons que l'association A.C-Génocide-Cirimoso a clôturé ce 27 octobre 2002 sa 8è semaine de réflexion et d'information sur le génocide.

Burundi - Politique.

L'Uprona non-négociateur propose au peuple burundais un plan de paix...

Bujumbura, le 27 octobre 2002 (Net Press). L'Uprona non-négociateur vient de rendre publique une déclaration dans laquelle il déplore la détention arbitraire de son président trois semaines durant, M. Charles Mukasi, avant de proposer au peuple burundais un plan de paix qui constitue la seule voie de sortie de cette crise, aux yeux de ce parti. Selon lui, les clarifications préalables sont : le conflit burundais est fondamentalement un conflit de génocide; le racisme et le génocide ne sont pas des opinions politiques mais des crimes contre l'humanité; la responsabilité du Frodebu dans le génocide perpétré contre les Tutsi depuis octobre 1993 à nos jours comme le prouve le rapport S/1996/682. A ce titre, il a perdu toute légitimité électorale ou autre, et il doit être impérativement dissout, poursuit la déclaration.

L'Uprona de Charles Mukasi indique que sur le plan national, il faut notamment mettre sur pied d'institutions anti-génocidaires, promulguer des lois de procédure sur la prévention et la répression du génocide, des crimes contre l'humanité et de la complicité avec ces crimes, l'identification, la condamnation et le démantèlement des organisations racistes et génocidaires ainsi que les idéologies qui les inspirent. Bien plus, ce parti propose l'organisation d'un débat national sur les principaux sujets de discorde et de dysfonctionnement majeurs de la société burundaise, l'élaboration d'une charte de la démocratie dépouillée des idées qui tuent, l'adoption et l'exécution d'une politique de promotion du "plus jamais ça" ainsi que la mobilisation de la solidarité nationale, régionale et internationale pour lutter contre le génocide, l'immoralité et les autres crimes contre l'humanité.

Sur le plan régional, ce parti propose l'adhésion aux accords de Lusaka sur la RDC dont l'esprit et la lettre doivent être étendus au Burundi. Cette formation politique indique que sur le plan international, il faut notamment la création d'un tribunal pénal international doté d'un parquet chargé d'instaurer et d'établir les responsabilités individuelles et/ou collectives. Ce parti trouve que c'est pour cela qu'il n'est plus nécessaire de mettre en place de fallacieuses commissions dites "vérité et réconciliation" ou d'autres commissions d'enquête sur les actes déjà qualifiés de génocide par l'ONU. Il propose enfin l'adhésion aux principes de gestion des états démocratiques modernes dont la "seule légitimité d'un Etat démocratique est d'empêcher le retour des génocides, ce qui est un contrat entre le citoyen et l'Etat".

Burundi - Politique.

Le parti Pajudé invite les négociateurs de Dar-Es-Salaam à accélérer les pourparlers afin d'aboutir à un cessez-le-feu.

Bujumbura, le 27 octobre 2002 (Net Press). Le parti pour la justice et le développement (Pajudé) vient de rendre publique une déclaration dans laquelle il indique son indefectible soutien à toute initiative visant la recherche de la paix et de la réconciliation au Burundi. C'est pour cela qu'il se réjouit que les belligérants se retrouvent pour la phase ultime des négociations. A ce propos, le Pajudé invite les négociateurs à user de toute leur bonne foi pour accélérer les pourparlers en cours à Dar-Es-Salaam afin de conclure rapidement un accord de cessez-le-feu global et permanent en ayant à l'esprit la lassitude extrême du peuple burundais par cette guerre et la misère indescriptible dans laquelle il croupit.

En outre, ce parti prie l'équipe de la facilitation, les pays de la sous-région et les représentants de la communauté internationale d'user de toute pression nécessaire sur les intervenants afin que ces derniers n'aient plus le moindre prétexte pour continuer à tergiverser. Par ailleurs, le Pajudé se félicite de la volonté politique des gouvernements de la RDC et du Burundi de consolider les acquis du processus de paix engagés dans les deux pays respectifs et de leur détermination de conclure le moment venu un accord de normalisation et de coopération en matière de sécurité. Ce parti invite enfin le conseil de sécurité et l'initiative régionale à prendre des mesures appropriées à l'endroit des parties récalcitrantes dans la signature du cessez-le-feu.

Burundi - Société.

Certains membres des partis du G7 entretiennent une campagne de chasse de fonctionnaires non-natifs de Rumonge.

Bururi, le 27 octobre 2002 (Net Press). Ceci ressort d'une lettre adressée au ministre de l'éducation nationale pour demander la mutation de certains enseignants "génocidaires intellectuels" de l'école primaire Karonda. Les signataires de la lettre proposent au ministre Mpawenayo l'engagement des enseignants natifs de cette localité. Ce cas s'ajoute à la situation prévalant au lycée communal de Nyamibu où l'engagement des enseignants a été guidé par des critères de nature régionalistes alors que ce lycée, qui dès l'année prochaine disposera du cycle complet des humanités, n'a qu'un seul professeur diplômé de l'université du Burundi.

A propos de l'école primaire de Karonda, ces enseignants jugés "indésirables" sont plutôt compétents d'après les sources fiables sur place. Ce climat de chasse des fonctionnaires non-natifs est entretenu par des membres des partis du G7 dont certains occupent des postes de haut rang. Des observateurs de Rumonge s'interrogent sur le comportement de ces politiciens qui ne savent pas distinguer des postes politiques de ceux techniques alors que ces fonctionnaires pourchassés participent au développement de ladite commune. Ces mêmes fonctionnaires déplorent l'excès de zèle de ces "politiciens" qui n'hésitent même pas à intimider les chefs de zone pour n'avoir pas adhéré à leurs formations politiques. Signalons que les auteurs de ces persécutions sont des partisans de la "naissance" de la province Rumonge et dont le chef-lieu devrait se trouver à Muyama en commune Buyengero.

Bien plus, les acquéreurs des parcelles au chef-lieu de la commune Rumonge sont aussi dans le collimateur des auteurs de ces persécutions. Ainsi, une dizaine de paysans du quartier Swahili viennent d'adresser une lettre au ministre en charge de l'urbanisme pour dénoncer l'attribution de parcelles aux gens non-natifs de Rumonge. Selon les observateurs sur place, cette lettre aurait été écrite par les auteurs des persécutions cités ci-haut. Cet esprit régionaliste est à combattre à temps, estiment néanmoins d'autres observateurs car cela risque de créer plus de problèmes qu'il n'en résoudrait.

AVIS DE MISE EN VENTE

La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes :

Une VOITURE TOYOTA-CORONA, plaque d'immatriculation 01 BA 1210, année de fabrication 1995, n° de châssis AT1900126946.

Ledit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 08.10.2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à Madame le chef du Département Ressources Humaines et Logistique au plus tard le 25.10.2002.

La BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.

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