NET PRESS

Burundi - Politique.
Le président du PARENA donne les raisons qui l'ont poussé à accepter l'invitation de San Egidio.
Kampala, le 28 mai 2001 (Net Press). Alors que certaines informations font état d'une vague de mécontentement qui se serait emparée des militants du PARENA non-originaires du Sud du pays à la suite du récent rapprochement de ce parti des thèses gouvernementales, le président du Parti pour le Redressement National (PARENA, en sigle), le colonel Jean-Baptiste Bagaza a démenti ces "rumeurs" en faisant remarquer qu'il s'agit plutôt d'une "campagne mensongère de diabolisation orchestrée certainement par le pouvoir et ses institutions du partenariat".
Selon l'ancien président de la République contacté ce matin par la rédaction, il n'y a pas de mécontentement dans les rangs de son parti. Il a ajouté que le pouvoir en place à Bujumbura a essayé plus d'une fois d'approcher certains cadres du PARENA dans le but de créer de toutes pièces une aile dissidente au sein de ce parti mais qu'il n'y est pas parvenu. "Aujourd'hui encore, il peut être tenté d'essayer une nouvelle fois, mais je ne pense pas qu'il aura plus de succès qu'avant", a poursuivi M. Bagaza.
Pour l'ancien président de la République du Burundi, il n'y a "même pas matière qui pourrait fâcher quoi que ce soit", car à San Egidio, le PARENA n'a pas fait autre chose que négocier avec le pouvoir, pour sortir "de l'impasse actuelle d'Arusha". "Arusha étant inaméliorable, il fallait trouver un autre cadre de négociations", a expliqué le numéro un du PARENA. D'après lui, toutes les autres formations politiques du Burundi, à l'exception de la sienne, peuvent négocier avec le pouvoir au Burundi et ne sont donc pas obligées de se déplacer à l'étranger pour négocier. "Nous, on n'avait pas de choix : nous sommes pourchassés et emprisonnés à l'intérieur du pays ou alors contraints à l'exil; on ne pouvait qu'accepter cette invitation".
Interrogé sur les raisons qui l'ont poussé à accepter l'invitation alors que ces négociations ont exclu certaines formations importantes, M. Bagaza a répondu qu'à son avis tous les partis étaient représentés, notamment par "le biais du gouvernement de partenariat dont tous font partie". Il a démenti la connotation régionaliste que certains observateurs veulent coller à cette rencontre dont la majorité des participants provenaient du Sud du pays.
Il a par ailleurs indiqué qu'aucun engagement n'a été pris à San Egidio par son parti et que les parties prenantes à ces négociations se sont promis de se retrouver pour d'autres rounds de négociations. Selon le colonel Bagaza, l'UPRONA négociateur, le PARENA et le CNDD tâcheront de parvenir à un nouvel accord et les "partis sans membres suivront la locomotive".
Rappelons enfin que le PARENA reproche, selon son président, à l'accord d'Arusha de n'avoir pas permis d'aboutir à un cessez-le-feu, de n'avoir pas donné les modalités pratiques de mise en place des institutions de transition et le système électoral.
Burundi - Politique.
Le "tandem Mark Bomani - Jean Arnault" dans le collimateur du FRODEBU-Nzojibwami.
Bujumbura, le 28 mai 2001 (Net Press). Dans un communiqué sanctionnant une réunion du comité exécutif du comité directeur du Frodebu-Nzojibwami, ce parti salue la rencontre de Rome entre les représentants du gouvernement, de l'UPRONA, du PARENA et du CNDD, sous les auspices de la communauté San Egidio. Ce parti demande à ces "key-players" de privilégier le cessez-le-feu permanent, la négociation de l'Etat de droit et la transition.
Le FRODEBU-Nzojibwami salue également "le sursaut" des partis UPRONA et PARENA qui ont refusé de se rendre au "sommet mono-ethnique d'Arusha du 23 au 26 mai 2001 concocté par le juge Mark Bomani pour figer définitivement la Nation burundaise dans la logique de la confrontation ethnique". Le FRODEBU de Nzojibwami demande à ces 2 partis de se retirer définitivement de la "logique G10 Tutsi contre G7 Hutu". Tout en saluant la dernière visite de la délégation du Conseil de Sécurité des Nations Unies, le FRODEBU, aile Nzojibwami, s'insurge contre la tentative de le ridiculiser orchestrée par le Représentant au Burundi du Secrétaire Général des Nations Unies, M. Jean Arnault, "qui a fait croire aux illustres visiteurs que le parti Sahwanya-Frodebu était représenté par des bouffons". Ce parti regrette que M. Arnault "soit récidiviste", car ajoute-t-il, "c'est toujours lui qui était la caisse et le cerveau du sommet monoethnique de Lilian Towels au kenya du 29 avril au 3 mai 2001" du FRODEBU-Minani.
Ce parti fait remarquer que M. Arnault rejoint ainsi "Bomani, mais lui du côté Tutsi, faisant un nouveau tandem Bomani-Arnault". Le FRODEBU-Nzojibwami demande particulièrement à ses militants de "s'opposer à la démarche diabolique Bomani-Arnault".
Burundi - Société.
Le ministère des relations extérieures et de la coopération refuse de rendre un dernier hommage à l'un de ses cadres décédé ...
Bujumbura, le 28 mai 2001 (Net Press). Il s'appellait Paul Nshinyabigoye et était jusqu'à sa mort intervenue le 21 mai 2001, cadre au département du protocole du ministère des relations extérieures et de la coopération. Sa famille est aujourd'hui très mécontente de l'absence "injustifiée", selon elle, d'un délégué de ce ministère pour prononcer l'oraison funèbre le jour des funérailles, et elle a tenu à le faire savoir au ministre Sévérin Ntahomvukiye.
Cette famille vient en effet de signifier au ministre Ntahomvukiye sa peine et sa douleur devant "cette attitude inhumaine des responsables de ce ministère" au sein duquel avait évolué le disparu depuis une vingtaine d'années. Et de conclure, à l'adresse des mêmes responsables qu'"il ne faut pas faire à autrui ce que vous ne souhaitez pas qu'on vous fasse".
Contactés par la rédaction, quelques hauts cadres de ce ministère ont reconnu que cela a été une très grande lacune que personne, parmi les anciens collègues du disparu, ne se soit déplacé pour l'accompagner jusqu'à sa dernière demeure. Tous se sont justifiés en indiquant qu'ils étaient occupés à recevoir la délégation du conseil de sécurité de l'ONU, mais aussi par le manque de moyens de déplacement. Ils ont précisé que certains parmi eux ont pu quand même assister à la messe de requiem.
Burundi - Politique.
Le collectif pro-Bayaganakandi demande au médiateur de convoquer le plus rapidement possible le prochain sommet sur le Burundi.
Bujumbura, le 28 mai 2001 (Net Press). 6 partis politiques promoteurs de la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi viennent d'écrire au médiateur dans le conflit burundais, M. Nelson Mandela, afin de l'"alerter sur la très grave détérioration tant politique qu'économique et sécuritaire" de la situation du Burundi en raison de l'intensification de la guerre. Cela est d'autant plus dangereux, ajoutent les 6 partis, que le blocage de l'application de l'accord d'Arusha "ne laisse entrevoir aucune lueur d'espoir quant à la fin du cataclysme national généralisé". C'est pour cela, poursuivent ces partis, qu'ils en appellent au médiateur pour que soit convoqué dans les meilleurs délais, un sommet des chefs d'Etat de la région, de l'Afrique du Sud et des représentants des organisations régionales et internationales suivant de près la question burundaise.
Burundi - Economie.
L'ancien directeur général des COOPEC Roger Sayubu dément n'avoir pas été réconduit pour mauvaise gestion.
Bujumbura, le 28 mai 2001 (Net Press). L'ancien Directeur Général des COOPEC (Coopératives d'épargne et de crédit) qui n'a pas été reconduit à l'expiration de son mandat le 31 mars 2001, M. Roger Sayubu, vient de réagir à notre dépêche du 14 mai 2001 intitulée : "La nomination d'un nouveau Directeur Général des COOPEC pose sérieusement problème ...".
Il dément formellement l'information que répandent ses détracteurs selon laquelle il n'a pas été reconduit pour mauvaise gestion. D'après lui, cela n'est qu'un prétexte, car "quiconque veut noyer son chien l'accuse de rage".
Il poursuit en démontrant que durant son mandat de 3 ans (du 2 avril 1998 au 2 avril 2001), le conseil d'administration ne l'a jamais accusé de mauvaise gestion.
Toutes les inspections faites ont prouvé la bonne gestion des COOPEC durant et à la fin du mandat de l'ancien directeur général, estime M. Sayubu. Il ajoute que les résultats dégagés durant son exercice sont largement positifs et les rapports peuvent être consultés par quiconque le souhaite. Il souligne que le conseil d'administration devrait être un organe compétent et assez capable de saisir les relations élémentaires entre la tutelle et les COOPEC. Selon lui, le recrutement d'un nouveau directeur général n'a été "qu'une mascarade car la candidature retenue était loin de remplir les conditions exigées dans l'appel d'offres".
