NET PRESS
Burundi - Génocide.
L'Accord-cadre célèbre le 30è anniversaire de la "péripétie" de 1972.
Bujumbura, le 29 avril 2002 (Net Press). Alors que le pouvoir observe un silence complet sur la tragédie de 1972, l'"Accord-cadre pour la restauration de l'Etat de droit au Burundi" a tenu à célébrer la date du 29 avril en se rendant, à la mi-journée de ce lundi, au "monument du soldat inconnu", où les dirigeants de cette coalition résolument opposée à Arusha ont déposé 4 gerbes de fleurs. Sur celles-ci, on pouvait notamment lire : "Courage", "Kurondera amahoro si ukwiyibagiza ihonyabwoko" ("Chercher la paix ne devrait pas être synonyme d'occulter le génocide"), "Que tous les auteurs du génocide des Tutsi soient jugés", "Hommage à ceux qui se battent pour faire reculer le génocide".
Aussitôt après le dépôt des gerbes de fleurs, le président du parti Uprona, M. Charles Mukasi, a accordé aux journalistes présents une interview au cours de laquelle il a invité les politiciens burundais à avoir le courage d'affronter la vérité historique des faits. "La vérité est qu'il y avait en avril 1972 un programme bien établi d'exterminer tous les Tutsi du Burundi, qui malheureusement est toujours là. Par ce geste, nous voulons faire comprendre à tout le monde que nous refusons de baisser les bras", a déclaré M. Mukasi. Il a ajouté qu'à son avis, ce qui a frappé la communauté Hutu cette année-là est une "répression qui a été faite en dehors de toute norme". Il ne s'agit donc pas, jusqu'à preuve du contraire, d'un génocide anti-hutu.
A la question d'un journaliste qui lui demandait pourquoi l'Accord-cadre semble plaider pour les seuls Tutsi, M. Mukasi a indiqué que de toute façon, il faut qu'il y ait quelqu'un qui défende les intérêts des Tutsi, avant d'ajouter que les parties prenantes à l'Accord-cadre n'étaient pas là en tant que Hutu ou Tutsi. "Méfiez-vous ! Le génocide est le mal absolu qui ne saurait viser une seule partie de la population. C'est pourquoi il faut que tout le monde se lève pour le combattre". Selon lui, il faut que tous ceux qui ont trempé dans les tragédies qui ont frappé ce pays depuis l'indépendance soient sévèrement punis.
Pour cela, il ne faut pas se contenter des équilibrismes et on devrait plutôt laisser la justice faire son travail. "Il n'y a jamais eu d'"agashavu" ("petite colère") ni en 1993, encore moins en 1972".
Il a conclu en déclarant que la seule voie de sortie pour le Burundi est que ce pays renoue avec le droit et la morale universels. Pour y parvenir, il faut que tous les criminels soient traduits en justice et qu'en aucune manière, au Burundi comme partout dans le monde, les racistes n'aient plus le droit d'être candidat à quoi que ce soit.
Par ailleurs, les parties prenantes à l'Accord-cadre ont rendu publique une déclaration à l'occasion de ce 29 avril 2002. Elles "stigmatisent les manipulations des pseudo-analystes ou propagandistes toujours prêts à se lancer dans les polémiques macabres, qui font honte à l'humanité, spécialement à propos de la péripétie, cette "éternelle justification" des génocidaires et de leurs lobbies, obnubilés par le négationnisme, le révisionnisme et le confusionnisme dont un certain René Lemarchand s'est fait le champion". Elles demandent enfin aux "compatriotes de ne pas se laisser distraire par les mensonges du processus bloqué d'Arusha, et de rester plus vigilants que jamais, car il y a réellement péril en la demeure".
Burundi - Enseignement.
Les étudiants de l'école normale supérieure refusent de se soumettre à des engagements qui les culpabilisent.
Bujumbura, le 29 avril 2002 (Net Press). Le conseil d'administration de l'école normale supérieure (ENS) avait appelé les étudiants à reprendre le chemin des auditoires dès ce 29 avril 2002, parce que leurs revendications venaient d'être satisfaites, selon le communiqué de presse du 25 avril 2002, de cet organe. Néanmoins, cette reprise de cours devrait être précédée par une nouvelle inscription par laquelle les étudiants devaient signer un acte d'engagement dont le contenu leur était du reste inconnu. Les étudiants ont unanimement rejeté cette proposition et se sont néanmoins résolus à reprendre, et au grand complet, le chemin des auditoires dès ce 29 avril 2002.
Il est à noter que ces étudiants ont pu récupérer par une voie détournée ces engagements que la direction de leur école avait refusé à leur montrer. Ces étudiants se déclarent surpris de constater que ces engagements renferment des clauses qui ne font que les culpabiliser. Selon eux, deux points suffisent pour s'en convaincre : "je reconnais avoir enfreint le règlement académique (...) en m'engageant et en persévérant dans une grève dont les revendications avaient été déjà satisfaites". Ces engagements stipulent en outre que "conformément à la pratique qui prévaut à l'ENS, je reconnais ne pas avoir droit à la bourse pour les jours où je ne me suis pas présenté aux cours. Ceci vaut pour le présent et pour l'avenir". Les étudiants contactés ne comprennent pas pourquoi la direction de leur école tient mordicus à les culpabiliser alors que leur conseil d'administration avait reconnu sur la voie des ondes la légitimité de leurs revendications et partant de leur grève. Ils affirment vouloir poursuivre les cours pour terminer l'année académique en beauté sans toutefois procéder à une nouvelle inscription dont ils ne voient pas l'opportunité. Notons que la direction de l'ENS a paradoxalement rendu publiques deux "notes aux étudiants" dissemblables concernant cette réinscription. Pour la première, la direction avait fait savoir que les étudiants doivent se faire réinscrire selon les nouvelles conditions, ce que les étudiants ont rejeté. Elle s'est ensuite empressée de sortir une nouvelle version du même document en enlevant les mots suivants "selon les nouvelles conditions", mais cela n'a rien changé du tout à la position des étudiants.
Burundi - Droits de l'homme.
La FIDH et la ligue Iteka souhaitent ardemment l'obtention d'un cessez-le-feu.
Bujumbura, le 29 avril 2002 (Net Press). Dans un communiqué conjoint de la "fédération internationale des ligues de droits de l'homme" (FIDH) et de la ligue burundaise des droits de l'homme Iteka, les 2 organisations tiennent à saluer la mise en place des institutions burundaises transitoires prévues par les accords d'Arusha. Néanmoins, la FIDH et la ligue Iteka demeurent fortement préoccupées par les entraves importantes au processus de normalisation démocratique du pays qui ternissent l'espoir d'une paix durable. Car en effet, malgré l'appel lancé maintes fois par la communauté internationale et les tentatives de dialogue entre le gouvernement et les "rebelles", les perspectives d'un cessez-le-feu envisagées par les accords d'Arusha ne semblent pas prêtes à se réaliser. La FIDH et la ligue Iteka regrettent le contexte de guerre civile, des violations massives des droits de l'homme comme les massacres des populations civiles, les exécutions sommaires et les atteintes à l'intégrité physique notamment par des cas de torture sont régulièrement observés dans le pays. Il en est de même des libertés publiques qui sont violées au moment où les conditions de vie des populations ne cessent de se détériorer.
La FIDH et la ligue Iteka demandent aux autorités burundaises et aux "groupes rebelles" qui n'ont pas participé aux pourparlers d'Arusha de tout mettre en oeuvre pour aboutir à un cessez-le-feu. Elles demandent enfin au gouvernement de s'engager pleinement dans le processus de transition démocratique en appliquant le contenu de l'accord d'Arusha, ce qui implique notamment le respect des instruments internationaux relatifs aux droits civils et politiques et le jugement des auteurs des violations des droits de l'homme.
AVIS DE MISE EN VENTE
1) L'Office du Café du Burundi (OCIBU) met en vente les immeubles ci-après : 1. Une Villa sise à Kiriri avenue de Mai n°7 2. Une Villa sise à Gitega avenue Muyinga 3. Le Hangar et la parcelle de ex-Usine INDURUNDI situés au Boulevard de la Tanzanie
2) Tous ces immeubles sont vendus au plus disant, dans l'état où ils se trouvent mais l'Office se réserve le droit de refuser toute les offres jugées inférieures à la valeur réelle des immeubles.
3) Les personnes morales ou physiques intéressées peuvent se procurer les descriptifs de ces immeubles à la Direction Générale de l'Office sise boulevard de la Tanzanie, moyennant paiement de DIX MILLE FRANCS BURUNDI (10.000 FBU). Les offres sous plis fermés seront remises au plus tard le 31 Mai 2002 à 16 Heures. Chaque offre devra porter la mention << Offre pour achat......sis à .......>>.
4) Des visites pourront être organisées tous les vendredi de 16 heures à 17 heures.
5) Une caution de soumission de 5.000.000 FBU par immeuble sera exigée lors du dépôt des enveloppes et sera restituée au soumissionnaire non gagnant après affichage des résultats. En cas de désistement ou de retard dans le paiement du montant d'adjudication et des frais connexes de mutation, la caution ne sera réalisée.
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