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Bujumbura-Burundi

Burundi - Politique.

Le PALIPEHUTU, membre du G7, appelle au génocide des Batutsi à l'occasion de la fête de l'Indépendance.

Dar-es-Salaam, le 29 juin 2001 (Net Press). Le porte-parole du PALIPEHUTU, Anicet Ntawuhiganayo, de sinistre mémoire lors de la tentative d'occupation de la zone de Kinama en février dernier, vient de lancer un communiqué incendiaire ce 28 juin 2001 qui ne diffère pas des communiqués de la radio de la haine, la RTLM du Rwanda lors du génocide de 1994 ou des tracts ayant précédé les hécatombes de Ntega-Marangara en 1988.

Dans ce communiqué, il annonce que l'heure de la vengeance est arrivée. Il "rappelle" que depuis le régime monarchique jusqu'à celui du "sanguinaire" Major Pierre Buyoya, les Hutu ont été massacrés par les Tutsi comme des mouches. La preuve en est, dit-il, l'assassinat du chef du PALIPEHUTU Remy Gahutu et de Melchior Ndadaye par des Tutsi dirigés par le Major Pierre Buyoya. Il lance un appel à toute personne d'ethnie Hutu pour qu'il soit prêt à tuer les Tutsi dès le 1er juillet 2001 pour en découdre définitivement avec eux.

Il annonce que les miliciens du PALIPEHUTU s'apprêtent à attaquer la ville de Bujumbura qui reste le "dernier retranchement des Tutsi" et recommande aux Hutu qui résident dans la périphérie de la ville de Bujumbura à rester dans leurs maisons. Il leur demande de marquer sur leurs maisons l'insigne du PALIPEHUTU comme le coucher du soleil. Il recommande aux Hutu de quitter les quartiers où habitent les Tutsi et de préparer l'accueil des miliciens du PALIPEHUTU-FNL. Le style de ce communiqué rappelle celui utilisé lors des événements de Ntega-Marangara en 1988 et de ceux de 1972 où les tueurs se réclamant de la "République du soleil" incitaient tous les Hutu à se venger contre le "Tutsi oppresseur et étranger".

Précédemment, le G7 avait rendu public un mémorandum où il identifiait le problème burundais comme étant la domination des Hutu majoritaires (85%) par des Tutsi (15%). De plus, pour le G7, la réalité du pouvoir est entre les mains de quelques hauts officiers tutsi. Rappelons que parmi le G7 figurent les plus hautes autorités du pays dont le président de l'assemblée nationale, le vice-premier vice-président de la République et une bonne partie des parlementaires. (Voir l'intégralité de ce communiqué sur www.cbinf.com/netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Politique.

Le G8 réagit aux dernières "conditionnalités" émises par le G7.

Bujumbura, le 29 juin 2001 (Net Press). Le collectif des 8 partis politiques pour la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi vient de réagir, à travers son porte-parole, aux dernières "conditionnalités et garanties pour la mise en place des institutions de transition" émises par 6 partis du G7. Pour le Dr. Alphonse Rugambarara, les 6 partis affichent par là un triple refus : celui de manque de volonté politique, de démocratie et enfin celui de l'accord de paix. D'après M. Rugambarara, les réserves ne devraient pas poser de problèmes, car elles sont à négocier, et ne devraient pas constituer une conditionnalité pour l'application de l'accord d'Arusha. "Ce n'est qu'un alibi, comme la question du cessez-le-feu l'est pour le gouvernement", a ajouté le porte-parole du G8; car, a-t-il expliqué, "ce ne sont ni les réserves, ni la situation de guerre qui ont empêché le vote de la loi contre le génocide, par exemple". Selon lui, la partie applicable de l'accord devrait être mise en application et le reste renégocié, mais il ne faudrait surtout pas chercher à mettre une croix sur cet accord. En effet, pour M. Rugambarara, "malgré ses insuffisances, cet accord constitue la meilleure voie de sortie de la crise dans laquelle nous nous trouvons depuis plusieurs années". Il s'est néanmoins dit confiant pour la suite du processus de paix, car "personne au Burundi n'a intérêt à ce que ce pays reste embourbé dans la crise et les trois groupes qui continuent à bloquer (le G7, le gouvernement et la rébellion) sont très conscients de la gravité de la situation".

Burundi - Parti politique.

Le PARENA dénonce la perquisition du domicile de son permanent national comme étant un harcèlement de plus et une intimidation par le pouvoir.

Bujumbura, le 29 juin 2001 (Net Press). Le domicile du permanent national du parti PARENA (Parti pour le Redressement National, de l'ancien président JB Bagaza), M. Christophe Hicintuka, a été perquisitionné hier à la mi-journée par des gendarmes qui n'avaient pas pris la précaution de faire cette parquisition en présence du maître des lieux. Ces gendarmes étaient, semble-t-il, à la recherche d'armes que détiendrait illégalement M. Hicintuka mais qu'ils n'auraient pas trouvées. Pour le porte-parole du PARENA, il s'agit d'un "harcèlement de plus et d'une intimidation par le pouvoir en place qui sait pertinemment où se trouvent des armes de guerre qui déciment les populations burundaises chaque jour". Il a ajouté que ce n'est pas M. Hicintuka ou d'autres militants du PARENA qui sèment l'insécurité dans le pays et qu'"il faut donc cesser ces tracasseries".

Burundi - Justice.

Les chambres criminelles continuent à siéger ...

Ngozi, le 29 juin 2001 (Net Press). Les 3 chambres criminelles du pays continuent à siéger et la majeure parie des dossiers qu'elles examinent sont essentiellement ceux de présumés auteurs des massacres dirigés contre les Tutsi qui ont suivi l'assassinat du président Ndadaye en octobre 1993. Ainsi, vers la fin de la semaine écoulée, la chambre criminelle de Ngozi a condamé à mort un homme du nom de Salvator Minani accusé d'avoir tué une femme enceinte qui était pourtant une voisine à lui et l'épouse d'un ami. Tous les témoins, à charge et à décharge, présents à la barre ont été unanimes à affirmer que le prévenu est bel et bien coupable d'avoir égorgé et taillé en mille morceaux une femme tutsi du prénom de Consolate, mariée à un homme hutu avec lequel elle tentait de s'enfuir vers le Rwanda au lendemain de la mort du président Ndadaye. Après l'avoir abattue, le prévenu Minani a jeté le corps de sa victime dans la rivière Kanyaru, malgré ses multiples supplications de lui laisser la vie sauve, surtout qu'ils étaient voisins de longue date. Son mari a pu se sauver et continuer sa route, mais il est resté traumatisé, même s'il s'est dernièrement remarié.

Avant de la tuer, sieur Minani avait montré à sa victime la photo du président Ndadaye et lui avait demandé si elle connaissait l'illustre disparu. A sa réponse négative, le bourreau lui a annoncé qu'elle n'avait plus le droit de vivre. A la lecture de son réquisitoire par le président du siège, l'accusé est resté impassible, contrairement à sa femme qui ne s'est pas empêchée de fondre en sanglots. Plus tard, il a interjeté appel mais il aurait, selon toute probabilité, très peu de chances de s'en sortir.

Burundi - Justice.

Un avocat de la défense se plaint de la lenteur administrative dans le traitement du dossier "détournement de mineures".

Bujumbura, le 29 juin 2001 (Net Press). L'affaire de "détournement des mineures" perd progressivement de son ampleur médiatique qu'il avait ces derniers jours. Au niveau du traitement de ces dossiers, il commence à s'observer quelques irrégularités. La rédaction a recueilli à ce sujet les avis et considérations d'un avocat de la défense. Il a indiqué que le juge avait demandé une liberté provisoire pour deux des prévenus qui devaient ainsi rentrer avant-hier. En effet, les accusations à charge de ces deux prévenus ne sont pas fondées, selon cet avocat. Pour le premier cas, une demoiselle accusatrice a plus de 19 ans et elle a avoué avoir vécu en ménage avec un autre homme depuis 1997. Pour le deuxième prévenu, la demoiselle a parlé de cicatrices qui se trouvent sur ses membres inférieurs et au moment de la vérification, il n'y en avait pas. Le verdict du juge devait être prononcé il y a trois jours et l'avocat ne comprend pas comment les prévenus viennent de passer trois jours en détention alors qu'ils devaient être chez eux. En outre, a souligné notre interlocuteur, dans des circonstances pareilles, le prévenu en détention préventive doit passer au maximum 15 jours avant la confirmation. Pour les deux autres cas, la confirmation devait avoir lieu hier mais jusqu'à présent, rien n'a été fait. L'avocat a ajouté qu'il a l'impression que les prévenus ont été arrêtés probablement pour autre chose car ils auraient dû être déjà remis en liberté.

Aux dernières nouvelles, MM. Joseph Ntagabo et Irto Mattia (de nationalité italienne) viennent de bénéficier d'une liberté provisoire ce vendredi 29 juin 2001. Ils comparaîtront tous les lundis à 8h devant un magistrat du parquet. Leurs co-détenus restent en prison à Mpimba.

Burundi - Sports.

Tournoi international "Burundi - Open" : la suprématie des tennismen étrangers se confirme.

Bujumbura, le 29 juin 2001 (Net Press). Le 1er tournoi international de tennis "Burundi - Open" qui a débuté lundi dernier sur les courts de l'Entente Sportive de Bujumbura, se poursuit et les joueurs étrangers continuent à dominer les locaux. Notons néanmoins que les joueurs burundais ont été efficaces en double car le duo Yussuf Nyandwi - Fabien Nicinteretse a atteint les demi-finales avant de jeter l'éponge devant le Zimbabwéen Dzuwa Martin et le Tanzanien Juma Georges (3-6, 6-4, 7-5). Concernant le classement des Burundais dans ce tournoi en simple, Fabien Nicintereste occupe la 1ère place, suivi dans l'ordre par Yussuf Nyandwi, Geoffrey Uwiha et Ngongo Nyandwi. En double, le duo Fabien Nicinteretse et Yussuf Nyandwi est premier, talonné par le duo Oliverstone Ntwari - Venant Rurangigwa. La finale en simple de ce tournoi opposera ce samedi le Kenyan Allan Cooper au Zimbabwéen Martin Dzuma tandis qu'en double, le Tanzanien George Juma et son co-équipier du Zimbabwe croisera le fer avec le duo kenyan Allan Cooper - Norbert Oduor.

 

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ational" (Parena) de l'ancien président Jean-Baptiste Bagaza se montre,