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Bujumbura-Burundi

Burundi - Processus de paix.

Deux politiciens et un militaire s'envolent pour l'Afrique du Sud.

Pretoria, le 29 juillet 2001 (Net Press). Il s'agit de MM. Bernard Barandereka, Augustin Nzojibwami et du colonel Niyoyunguruza qui ont pris l'avion ce matin à destination de l'Afrique du Sud. On ne connaît pas les raisons de ce départ qui intervient 24 heures après le retour du chef de l'Etat en provenance du pays de "Madiba" (surnom donné avec affection par les Sud-africains à leur ancien président, Nelson Mandela). Selon certaines sources de Bujumbura, M. Nzojibwami serait parti pour parler cessez-le-feu avec son petit-frère, Jean-Bosco Ndayikengurukiye (leader du Cndd-Fdd) qui n'a pas voulu rencontrer le chef de l'Etat burundais en Afrique du Sud. Rappelons que M. Nzojibwami dirige l'aile "interne" du parti Frodebu que l'on dit proche du pouvoir.

Burundi - Union Européenne.

L'Union européenne s'exprime sur la situation au Burundi.

Bujumbura, le 29 juillet 2001 (Net Press). L'union européenne, à travers l'ambassade de Belgique au Burundi (la Belgique assure actuellement la présidence tournante de l'union européenne), vient d'exprimer sa satisfaction à propos des résultats du sommet d'Arusha du 23 juillet 2001. Cette décision devrait permettre un démarrage de la transition, prévue par l'accord d'Arusha, estime l'union européenne. D'autre part, elle condamne la tentative de coup d'Etat perpétrée par un groupe de mutins de l'armée nationale dans la nuit du 22 au 23 juillet 2001. (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Politique.

Le collectif des partis pro-Bayaganakandi crée un "mouvement de résistance pour la réhabilitation du citoyen".

Bujumbura, le 29 juillet 2001 (Net Press). Ce mouvement, MRC en sigle et en Kirundi "Murundi, rema wisubize icubahiro" a été créé ce 28 juillet 2001 par le collectif des partis politiques qui soutiennent la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi. Dans son communiqué de presse annonçant la naissance du mouvement, le collectif dénonce toutes les manoeuvres qui ont été mises en branle pour que le président actuel gagne les premiers 18 mois de transition. Il estime qu'à travers le sort réservé au candidat Bayaganakandi, le peuple burundais en est sorti "méprisé et humilié". Il dénonce également les complicités, dans cette affaire, de certains présidents de partis politiques du G10 et des dissidents du même groupe, qui ont été soudayés par les hommes du pouvoir et ont tout fait pour faire échec à la promotion du colonel Epitace Bayaganakandi. Le même collectif attaque les engagements pris par le président Buyoya comme la venue des troupes régionales et internationales alors que le chapitre III du protocole III est sous embargo.

Ce collectif déclare officiellement avoir l'envie de rassember les "Burundais qui refusent le mépris, l'humiliation, pour une réhabilitation du citoyen autour des valeurs de justice, de liberté, de démocratie, et pour un Etat de droit". C'est dans ce contexte qu'il a créé un mouvement de résistance pour la réhabilitation du citoyen, "une organisation sociale et politique, avec les associations de la société civile, les personnalités qui partagent les mêmes préoccupations". Le leader de cette organisation est le colonel Epitace Bayaganakandi. (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").

Burundi - Justice.

Les mutins arrêtés récemment seraient détenus dans de mauvaises conditions.

Ngozi, le 29 juillet 2001 (Net Press). Selon des sources proches de la prison de Ngozi, les 13 personnes détenues pour la tentative de putsch du 23 juillet 2001 seraient dans de très mauvaises conditions. En effet, expliquent les mêmes sources, ces présumés putschistes sont détenus aux côtés de 2200 terroristes-génocidaires du Fnl et du Fdd. Ils n'auraient pas droit de visite de leurs familles respectives, seraient pieds nus et n'auraient pas suffisamment de quoi manger. En outre, ils seraient placés dans de très mauvaises conditions hygiéniques. Ils auraient demandé un transfert urgent pour leur sécurité. Par ailleurs, une commission d'enquête composée uniquement de gendarmes, en provenance de la capitale, est déjà sur place à Ngozi pour établir les faits. Cette affaire sera-t-elle considérée comme étant politique ou tout simplement comme étant une affaire militaire ? Il est à noter que si c'est cette dernière hypothèse qui est privilégiée, ces détenus risquent, comme le prévoit le réglement militaire, la pendaison.

Burundi - Enseignement.

Les parents désapprouvent la récente mesure du ministre de l'éducation de refuser l'accès à l'école secondaire publique des élèves du privé.

Bujumbura, le 29 juillet 2001 (Net Press). La mesure en question qui interdit l'accès à l'école secondaire publique aux élèves qui terminent la 10è année dans des écoles privées a été prise le 8 juin 2001. Ces élèves peuvent néanmoins se faire inscrire dans les écoles publiques de l'intérieur du pays. La raison essentielle avancée par le ministre Mpawenayo est que les places disponibles sont très limitées : les places de 3è dans toutes les écoles publiques de Bujumbura sont au nombre de 1500 alors que les lauréats sont estimés à 1800 cette année.Le ministre Mpawenayo avait expliqué que quand il y a orientation, les élèves de Bujumbura ne veulent pas monter à l'intérieur du pays. Même ceux qui y sont affectés préfèrent revenir se faire inscrire dans des écoles privées de la capitale. C'est pour cela qu'il a décidé que les élèves du privé resteront au privé.

De leur côté, les parents des élèves trouvent non fondée cette mesure car pour eux les raisons sont à chercher ailleurs. Si cela est le motif, les parents voudraient que des concours soient organisés afin que les élèves les plus méritants soient inscrits dans les écoles publiques. Pourquoi alors envoyer des enfants à l'intérieur du pays au moment où l'insécurité est partout dans le pays?, s'interrogent-ils.

Burundi - Société.

Les fidèles de Migurumiko donnent des précisions sur un article paru dans Net Press.

Bujumbura, le 29 juillet 2001 (Net Press). Dans son édition du 22 juillet 2001, la rédaction avait fait mention d'un litige entre une jeune fille et son père et que cette dernière ne voulait pas que son diplôme soit remis à son père mais plutôt à Migurumiko. Les fidèles de ce dernier ont indiqué qu'en réalité, cela est un mensonge. Au départ, les parents et la jeune fille du nom de Jeanette Niteka étaient eux aussi des adeptes de Migurumiko. Par après, les parents se sont retirés mais la jeune fille y est restée. C'est ainsi qu'elle a commencée à être malmenée par son père et ses frères.

Dans une plainte qu'elle a déposée au tribunal de résidence de Rohero le 23 juillet 2001, Mlle Niteka relate les faits et indique qu'elle a été tous les jours battue par son père et ses frères, puis ligotée pour l'obliger à passer la nuit dehors. Son père a n'assurait plus les frais de ses études et Mlle Niteka a préféré quitter le toit familial pour vivre chez sa cousine. Nonobstant cette fuite, sa famille l'a retrouvée dans son lieu de refuge pour la battre et cette fois-ci, même l'hôte de la jeune fille n'a pas été épargnée. C'est pour cela que cette demoiselle n'entend plus remettre le diplôme à son père, car non seulement elle ne le reconnaît plus, mais aussi ce dernier ne l'a aidée en rien. Elle demande plutôt à la justice d'être protégée pour qu'elle poursuive sa formation au service militaire obligatoire.

Quant à Migurumiko, il est toujours détenu à la prison centrale de Mpimba, poursuivi pour avoir incité trois militaires à la désobéissance. Ses fidèles indiquent pourtant qu'ils sont très contents de la dépêche du 22 juillet 2001 même si les faits y relatés sont, à leur avis, incorrects. On disait auparavant que M. Migurumiko empêche ses adeptes d'étudier et aujourd'hui, on reconnaît plutôt qu'ils vont à l'école.

 

joueurs burundais ont été efficaces en double car le duo Yussuf Nyandwi - Fabien Nicinteretse a atteint les demi-finales avant de jeter l'éponge devant le Zimbabwéen Dzuwa Martin et le Tanzanien Juma Georges (3-6, 6-4, 7-5). Concernant le classement des Burundais dans ce tournoi en simple, Fabien Nicintereste occupe la 1ère place, suivi dans l'ordre par Yussuf Nyandwi, Geoffrey Uwiha et Ngongo Nyandwi. En double, le duo Fabien Nicinteretse et Yussuf Nyandwi est premier, talonné par le duo Oliverstone Ntwari - Venant Rurangigwa. La finale en simple de ce tournoi opposera ce samedi le Kenyan Allan Cooper au Zimbabwéen Martin Dzuma tandis qu'en double, le Tanzanien George Juma et son co-équipier du Zimbabwe croisera le fer avec le duo kenyan Allan Cooper - Norbert Oduor.

 

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ational" (Parena) de l'ancien président Jean-Baptiste Bagaza se montre,