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Bujumbura-Burundi

 


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Burundi - Processus de paix.

Retour au pays du ministre des relations extérieures et de la coopération.

Bujumbura, le 29 novembre 2001 (Net Press). Le ministre des relations extérieures et de la coopération, M. Thérence Sinunguruza, et la délégation qu'il conduisait sont rentrés au pays ce 29 novembre 2001 à 12h 30' à bord d'un vol régulier de Kenya Airways.

Signalons que cette délégation comprenait MM. Libère Bararunyeretse (conseiller principal à la présidence et dirigeant influent de l'Uprona négociateur), Gabriel Toyi (député de l'Uprona), Philippe Nzobonariba (député et secrétaire général du RPB, un parti proche du Frodebu) ainsi que 3 autres personnes dont l'identité ne nous a pas été révélée. Rappelons que cette délégation était partie en tournée dans la sous-région (Rwanda, Ouganda, et Kenya) depuis dimanche dernier (25 novembre 2001) pour demander des sanctions contre les Fdd et les Fnl qui continuent à tuer des civils innocents et à détruire des infrastrucures socio-économiques dans tout le pays.

On notera que pendant que le chef de l'Etat et son entourage réclament des sanctions contre ces groupes criminels, le vice-président Domitien Ndayizeye (sur RFI notamment) et les autres dirigeants de son parti d'origine expliquent à qui veut les entendre qu'il faut plutôt le dialogue avec eux et non se précipiter à décréter des sanctions. Rappelons enfin qu'en son temps, M. Charles Karikurubu (actuellement ministre du commerce et de l'industrie) avait publiquement déclaré, il y a quelques mois, "décréter des sanctions contre les groupes rebelles reviendrait à couper les mamelles d'une vache laitière dont on attend tout". Tout était dit !

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires envisageraient de se renforcer à Bujumbura rural.

Bujumbura, le 29 novembre 2001 (Net Press). Selon des informations concordantes qui viennent de nous parvenir, 2 bateaux remplis de terroristes-génocidaires auraient récemment quitté le port de la ville tanzanienne de Kigoma dans le but de s'installer sur la presqu'île congolaise d'Ubwari (située juste en face de Rumonge) et d'attaquer les populations civiles congolaises d'origine Tutsi appelés Banyamulenge et les positions des forces du RCD dans la région de Fizi (Sud-Kivu).

Rappelons que cette localité a été dernièrement reprise par le RCD après quelques jours d'occupation par les "forces négatives" burundaises et rwandaises opérant dans la région et appuyées matériellement par Kinshasa et Harare. A partir d'Ubwari, une autre partie de ces criminels envisagerait de s'infiltrer au Burundi, via le lac Tanganyika et le secteur Makombe de la commune Bugarama (province de Bujumbura rural). Ce serait pour le renfort à leurs frères d'armes basés à Bujumbura rural et à Tenga où les forces de l'ordre continuent à pourchasser ces groupes de tueurs.

Burundi - Politique.

Le parti Abasa dénonce les "violations flagrantes de l'accord d'Arusha à l'assemblée nationale".

Bujumbura, le 29 novembre 2001 (Net Press). Le parti "alliance burundo-africaine pour le salut (Abasa dénonce vigoreusement, dans un mémorandum qu'il vient de rendre public, la "violation flagrante de l'accord d'Arusha à l'assemblée nationale". Le parti Abasa indique que l'équilibre de représentation de différentes communautés a été accepté le 20 janvier 2001 par les familles politiques du G10 et du G7 dans un procès-verbal signé en cette date par les deux groupes. Ce document a formellement établi les quotas 60% - 40% pour le G7 et le G10, insiste l'Abasa. Le parti Abasa regrette que le principe de respect d'équilibre des intérêts des communautés ethniques n'a pas été respecté au sein de l'assemblée nationale, passant outre les réserves émises le 28 août 2000. Pour ce parti, une "pareille situation est porteuse de tous les dangers".

Burundi - Droits de l'Homme.

Le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Burundi effectue sa 5ème mission au Burundi.

Bujumbura, le 29 novembre 2001 (Net Press). Le rapporteur spécial sur la situation des droits de l'homme au Burundi, Mme Marie-Thérèse Keita-Bocoum (de nationalité ivoirienne) effectue depuis ce 29 novembre 2001, sa 5ème mission au Burundi. L'objectif principal de sa visite est de recueillir les informations objectives et récentes sur l'évolution de la situation des droits de l'homme au Burundi au lendemain de l'installation du gouvernement de transition. Mme Keita Bocoum présentera ensuite ses observations lors de la 58è session de la commission des droits de l'homme.

Au cours de son séjour qui durera 14 jours au Burundi, Mme Keita Bocoum rencontrera les hautes autorités civiles, juridiques et militaires du pays, des autorités provinciales, les organisations politiques, les représentants des milieux académiques, des syndicats et des media, ainsi que des associations burundaises des droits de l'homme et de la société civile. Elle aura également des entretiens avec les représentants des missions diplomatiques et ceux du système des Nations-Unies. Signalons qu'elle en profitera certainement pour s'informer sur l'état d'avancement des enquêtes de l'assassinat de son compatriote Kassy Manlan, ancien représentant résident de l'OMS au Burundi, tué il y a près de deux semaines à Bujumbura.

Burundi - Politique - Conférence.

"L'identité citoyenne au Burundi est en train de voler irrémédiablement en éclats", selon un éminent politologue burundais.

Bujumbura, le 29 novembre 2001 (Net Press). A l'occasion de la "semaine d'exposition sur l'immigration en France au XXè siècle" au centre culturel français, 2 professeurs de l'université du Burundi, MM. Evariste Ngayimpenda et Julien Nimubona ont animé dans la soirée de ce 28 novembre 2001 une conférence publique sur le thème "Migrations, démographie, intégration et citoyenneté" dans la région des Grands-Lacs. Le professeur Evariste Ngayimpenda qui a exposé le premier a insisté sur les migrations, sur les thèses de l'occupation de notre pays par les 3 ethnies respectives et sur les discours qui ont été développés aussi bien par les anthropologues, les missionnaires et les colonisateurs quant aux différences physiques, intellectuelles et même caractérielles entre les Hutu et les Tutsi. Selon M. Ngayimpenda, "de tels discours sont à manipuler extrêmement avec prudence tant la réalité a été délibérément déformée. Ils procèdent d'une certaine déformation de la réalité et ne s'embarrassent pas non plus des contradictions". Par ailleurs, la tradition orale burundaise ne fait nullement écho des antagonismes abondamment évoqués par ces discours, a souligné le conférencier, selon lequel, ce sont de tels discours qui ont contribué à "l'emergence des conflits ethniques qui ne cessent d'endeuiller notre pays".

Le 2è conférencier du jour, le professeur Julien Nimubona a parlé de la "problématique de la construction de l'identité citoyenne au Burundi". Selon M. Nimubona, l'identité citoyenne qui correspond à un ensemble des droits et des devoirs d'un citoyen et qui se réfère à un sentiment d'allégeance et d'appartenance à un groupe déterminé, est en perte de vitesse au Burundi. Si au Burundi, l'Etat monarchique a réussi le processus de la citoyenneté du moment que tout le peuple sans distinction aucune, considérait le roi comme le père de la Nation, en revanche, les régimes qui ont suivi ont été une "entrave sérieuse pour la promotion de la citoyenneté". En effet, "l'irruption de l'affectivité ethnique dans les nominations politiques, le népotisme et le clientélisme; la recherche effrénée du pouvoir et du don ont circuité la promotion de la citoyenneté". Selon toujours M. Julien Nimubona, "l'accord de paix d'Arusha et sa mise en application, est une instrumentalisation de l'identité ethnique. Les grandes valeurs de l'identité citoyenne, entre autres le mérite et l'Ubushingantahe, ont été immolées à l'autel de l'ethnocratie". Le processus de paix d'Arusha a été, selon le professeur Nimubona, une démonstration de la réussite d'une certaine politique. Il a consacré le triomphe des tenants de la philosophie ethniste et le désarroi de ceux qui croient à l'Etat-Nation.

Burundi - Education.

La société civile lance un véritable S.O.S. en faveur du système éducatif burundais.

Bujumbura, le 29 novembre 2001 (Net Press). L'"observatoire de l'action gouvernementale" (OAG) et l'ONG "International Alert" viennent d'organiser une table ronde sur le système éducatif burundais au CPF du 27 au 28 novembre 2001. Les participants à ces travaux ont unanimement plaidé pour l'appui au système éducatif burundais. Après avoir constaté des disparités de toutes sortes observées dans le système éducatif burundais et leur impact négatif sur l'instauration d'une paix et d'un développement durables, la baisse de la qualité et la dégration de l'enseignement à tous les niveaux, les participants ont donc décidé de lancer un appel pressant pour le soutien du système éducatif burundais et particulièrement l'amélioration des conditions de vie et de travail des enseignants par une aide budgétaire directe, la mise en oeuvre des mesures visant à corriger les disparités par la construction des infrastructures scolaires là où il s'avère nécessaire de le faire. Il faudra aussi penser à la formation d'enseignants qualifiés en nombre suffisant, l'équipement en matériel didactique et enfin rendre l'enseignement de base gratuit et obligatoire. Notons que cet appel a été lancé au gouvernement burundais, aux bailleurs de fonds tant nationaux qu'internationaux.

AVIS DE RECRUTEMENT.

La Société d'Assurance BICOR s.a. informe le public qu'elle désire recruter :

® un jeune lauréat de l'université répondant au profil ci-après : - être de nationalité burundaise - être détenteur d'un diplôme de Licence en Economie, Option Gestion Administration Les candidats intéressés par l'offre sont priés de déposer, au plus tard le 04/12/2001, au siège de la Société, les documents ci-après : - Une lettre de demande d'emploi adressée à Monsieur l'Administratreur Directeur Général (+ votre numéro de téléphone) - un curriculum vitae - une photocopie du diplôme ou de l'attestation de réussite certifiée conforme à l'original - l'original du bulletin des notes de la dernière année d'études. Les candidats présélectionnés passeront un test écrit le 04/12/2001 et une interview est organisée le 10/12/2001 pour ceux qui auront réussi ledit test. ® Un jeune lauréat de l'ISCO répondant au profil ce-dessous : - être de nationalité burundaise - être détenteur d'un diplôme de l'ISCO, section Statistiques. Les candidats intéressés par cette offre doivent déposer, au plus tard le 04/12/2001, au siège de la Société, les documents suivants : - Une lettre de demande d'emploi adressée à Monsieur l'Administrateur Directeur Général (+ votre numéro de téléphone) - un currulum vitae - une photocopie du diplôme ou de l'attestation de réussite certifiée conforme à l'original - l'original du bulletin des notes de la dernière année d'études Les candidats présélectionnés passeront un test écrit le 6/12/2001 et une interview est organisée le 10/12/2001 pour ceux qui auront réussi ledit test. ® Un agent administratif répondant au profil ci-dessous : - être de nationalité burundaise - être détenteur d'un diplôme de niveau A2, Section Juridique ou Administration Publique. - avoir une expérience professionnelle de 2 ans au maximum Les candidats intéressés par cette offre doivent déposer, au plus tard le 04/12/2001, au siège de la Société, les documents suivants : - Une lettre de demande d'emploi adressée à Monsieur l'Administrateur Directeur Général (+ votre numéro de téléphone) - un currulum vitae - une photocopie du diplôme ou de l'attestation de réussite certifiée conforme à l'original - l'original du bulletin des notes de la dernière année d'études Les candidats présélectionnés passeront un test écrit le 6/12/2001 et une interview est organisée le 11/12/2001 pour ceux qui auront réussi ledit test. ® Un standardiste répondant au profil ci-dessous : - être de nationalité burundaise - être détenteur d'un diplôme de niveau A2, section Secrétariat. - avoir une expérience professionnelle de 2 ans au maximum - la connaissance de l'anglais constituerait un avantage Les candidats intéressés par cette offre doivent déposer, au plus tard le 04/12/2001, au siège de la Société, les documents suivants : - Une lettre de demande d'emploi adressée à Monsieur l'Administrateur Directeur Général (+ votre numéro de téléphone) - un currulum vitae - une photocopie du diplôme ou de l'attestation de réussite certifiée conforme à l'original - l'original du bulletin des notes de la dernière année d'études Les candidats présélectionnés passeront un test écrit le 6/12/2001 et une interview est organisée le 11/12/2001 pour ceux qui auront réussi ledit test.

ité et de facilité.