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Bujumbura-Burundi

Burundi - Politique.

Les politiciens burundais commencent à réagir aux derniers propos du vice-président Bamvuginyumvira ...

Bujumbura, le 30 avril 2001 (Net Press). Après le dernier discours de M. Frédéric Bamvuginyumvira, tenu devant l'Assemblée Nationale et dans lequel il a affirmé que l'UPRONA et le FRODEBU forment un "consensus suffisant" à partir duquel vont être mises sur pied les nouvelles institutions de transition, la classe politique du Burundi commence à réagir à ce qui risque de ressembler à un "partenariat bis".

Selon M. Joseph Nzeyimana, président du RADDES (Ralliement pour la Démocratie et le Développement Economique et Social), le FRODEBU a un problème interne à lui qu'il va régler à Naïrobi vec ses dirigeants de la diaspora. D'après M. Nzeyimana, les dirigeants du FRODEBU de l'intérieur subissent "une pression énorme qui va dans le sens contraire des engagements qu'a pris ce parti lors du dernier sommet d'Arusha". Il a ajouté qu'"avec la tentative de putsch du 18 avril 2001, les langues se sont déliées et les tabous ont ainsi sauté". Pour lui, maintenir le statu quo revient à dire non à Arusha car, la majorité des parties signataires ont "clairement indiqué que le gouvernement actuel doit être renvoyé". D'autre part,a-t-il ajouté, avec le règlement en cours de la guerre du Congo, "celle-ci est en train de se déplacer vers le Burundi, nous n'avons plus le choix que de nous inscrire dans la logique d'Arusha, pour un peu plus tard adhérer à Lusaka", a insisté M. Nzeyimana.

Le président du MSP-Inkinzo et porte-parole du collectif pour la candidature du colonel Epitace Bayaganakandi, le Dr. Alphonse Rugambarara a abandonné dans le même sens en indiquant que le FRODEBU a un propblème interne à régler au sein de lui-même "sans interférence des autres partis, comme l'a recommandé la médiation". Il a néanmoins tenu à "déplorer la logique du premier vice-président de la République qui n'a pas encore compris que tous les problèmes actuels du Burundi ont comme origines l'exclusion et le génocide". Pour lui, il n'y a plus de "petits partis, comme l'a si bien dit le médiateur". Par ailleurs, a-t-il, ajouté, les 2 partis qui "prétendent être les plus grands devraient admettre que leur partenariat a lamentablement échoué et que le peuple est fatigué de cette situation qui perdure".

Pour les 2 hommes donc, le FRODEBU a ce problème que les dirigeants ne s'entendent plus très bien sur le comportement à tenir en vue de l'application de l'accord d'Arusha, "compte tenu du fait que ce parti ne sait pas où caser MM. Ngendakumana ou Bamvuginyumvira le jour où les institutions de transition seront mises sur pied".

Par contre, pour M. Charles Mukasi, le FRODEBU n'a aucun problème car, il est prêt à travailler avec n'importe quel candidat Tutsi "avec le même calendrier qui a été toujours le sien". D'après Mukasi, "Arusha c'est fini depuis longtemps, depuis le jour où son initiateur (entendez : le président Buyoya) y a tourné le dos et depuis que le PARENA, le CNDD et le PALIPEHUTU y ont dit niet". Selon lui, il n' ya rien à faire, le "consensus suffisant" va remplacer Arusha.

La Rédaction promet de donner les réactions des autres partis dans ses éditions ultérieures.

Burundi - Fête du Travail.

Les syndicats du Burundi menacent de boycotter le défilé marquant la fête du Travail et des travailleurs.

Bujumbura, le 30 avril 2001 (Net Press). A la veille de le fête internationale du Travail et des travailleurs, les syndicats du Burundi viennent de faire savoir qu'ils entendent "vigoureusement protester contre les ingérences inacceptables du pouvoir dans le fonctionnement des organisations syndicales, par un boycott actif et total". Selon le président de la COSYBU (centrale syndicale la plus représentative au Burundi), le Dr. Pierre-Claver Hajayandi, les syndicats (et au-delà, les travailleurs) veulent ainsi montrer leur mécontentement vis-à-vis du comportement du pouvoir qui veut, selon toute vraisemblance, imposer comme représentant des travailleurs du Burundi, l'ancien président de la COSYBU, M. Anicet Niyongabo, déposé lors du congrès du 29 avril 2000.

Les syndicats, affiliés ou non à la COSYBU, ont donc décidé d'appeler les travailleurs à ne pas défiler. Le défilé, aura-t-il, oui ou non, lieu ? Wait and see ... mais d'orès et déjà, certains syndicats auraient demandé à manifester leur mécontentement d'une autre manière.

Rappelons que dans sa lettre d'invitation aux dirigeants des syndicats de base à une réunion de préparation de cette fête, la direction de la COSYBU s'en était vivement prise à son ancien président, M. Anicet Niyongabo, dont elle dénonçait notamment la "cupidité, la félonie et la mégalomanie". M. Niyongabo s'était attiré le courroux de la COSYBU pour avoir invité en tant que président de la COSYBU, les premiers secrétaires des mêmes syndicats à une réunion de préparation de la fête du 1er mai.

Burundi - Génocide.

Finalement, seuls les Tutsi n'ont pas commémoré l'anniversaire du 29 avril 1972.

Bujumbura, le 30 avril 2001 (Net Press). Les Hutu de la diaspora ont commémoré le 29 avril 2001, sur invitation du CNDD-Bénélux, le 29è anniversaire du génocide d'avril 1972. De leur côté, les Baganwa ont commémoré à Bujumbura la mort du roi Ntare V Charles Ndizeye tué dans des conditions mystérieuses et jusqu'aujourd'hui non élucidées. L'événement a été couvert par les médias publics et privés mais il n'y avait pas assez d'officiels à la Cathédrale Regina Mundi pour soutenir les Baganwa.

Le CNDD avait invité ses partisans ou les Bahutu d'Europe pour commémorer le 28 avril 2001 à Bruxelles les événements de 1972 que les Hutu considèrent comme un génocide contre eux. Les cérémonies devraient débuter par une projection d'images d'archives, selon le programme qui était prévu. Seuls les Tutsi n'ont donc pas bougé de leur retraite ce week-end pour commémorer le génocide d'avril 1972 qui a été commis contre les Tutsi au Sud du pays. Oubli ou inconscience ?

Le génocide perpétré par les Hutu contre les Tutsi de Vyanda, Rumonge, Vugizo etc a fait quelques milliers de victimes tutsi. Il a été suivi par une grande répression contre les génocidaires mais aussi contre certaines personnes non impliquées dans l'exécution du génocide. C'est cette répression que les Hutu appellent génocide. Un programme d'extérmination des Tutsi avait été établi par des Hutu et il s'en est suivie une réaction musclée du pouvoir en place à l'époque.

Selon un document rédigé en Kirundi par le parti UBU, dont MM. Ndadaye et Domitien Ndayizeye ont été des membres fort actifs, des Hutu de ce parti ont lancé en 1972 un appel à tous les Hutu pour exterminer tous les Batutsi. Ce parti extrémiste ultra-hutu appelait les Hutu à utiliser des lances, des serpettes, des machettes, des arcs etc pour combattre le tutsi partout où il est (voir le livre de Marc Manirakiza : Burundi : de la révolution au régionnalisme, 1966-1976, et le site Burundinet, le 27 avril 2001: "l'appel du parti UBU en en 1972").

La mémoire reste vive et active chez les Hutu et s'est éteinte chez leurs concitoyens Tutsi. Les Baganwa ont ravivé leur mémoire à l'aune de la démocratisation manquée. Le pouvoir en place se tait et les jeunes générations ne savent rien de ce qui s'est passé réellement. Elles se contentent pour le moment de se mobiliser derrière les slogans des politiciens préoccupés à exploiter cette absence de vérité pour se laisser déchaîner et exploser les sentiments longtemps refoulés qui s'expriment dans le sang des innocents.

Burundi - Détention.

Libération de 28 militants du PARENA ...

Bujumbura, le 30 avril 2001 (Net Press). Ce matin, les 28 militants du parti pour le redressement national (PARENA) arrêtés le 26 avril 2001 par la gendarmerie nationale alors qu'ils étaient aller voir et approvisionner leurs amis incarcérés à la BSR (Brigade Spéciale de Recherche), ont été relâchés ce matin. Signalons qu'une partie d'entre eux avait été tranférée dans la même soirée au camp SOCARTI et une autre vers le camp Ngagara.

Néanmoins, MM. Ildéphonse Ndagijimana et Raphaël Manirakiza restent écroués, respectivement à la BSR et à la PSR (Police Spéciale de Recherche).

Burundi - Putsch.

Le citoyen Samson Ntunguka déclare n'avoir aucune relation avec le FJP.

Bujumbura, le 30 avril 2001 (Net Press). Depuis le 19 avril 2001, un texte soi-disant signé par un certain Samson Ntunguka, est en circulation à Bujumbura. L'auteur du document qui s'est présenté comme étant le président du FJP (Front de la Jeunesse Patriotique) se désolidariserait de ce putsch commandité selon lui par le PARENA et des proches du pouvoir.

Ce matin, M. Samson Ntunguka (un citoyen qui est dans le secteur privé ici dans la capitale) a contacté notre Rédaction pour signaler que le document en circulation n'émane pas de lui. M. Ntunguka nous a déclaré qu'il n'est pas du tout l'auteur de ce document et que pour lui, ce coup a été monté par quelqu'un qui lui voulait du mal. "Que les personnes citées dans ce prétendu communiqué n° 2 du FJP sachent que je n'ai rien à voir avec cet écrit", a insisté M. Ntunguka qui dénonce "cette nouvelle arme utilisée aujourd'hui" contre lui. D'autres personnes pourraient être ciblées à l'avenir.

AVIS DE MISE EN VENTE

La SODECO informe le public qu'elle met en vente six véhicules aux caractéristiques suivantes :

- Un camion RENAULT GBH 280, plaque 64241, fabriqué en 1984, non dédouané; - Un camion RENAULT GBH 280, plaque 64245, fabriqué en 1984, non dédouané; - Une épave de camion RENAULT CBH 280, plaque 64305, fabriqué en 1984, non dédouané; - Une camionnette double cabine NISSAN, plaque n° 03BA1085, fabriqué en 1995, dédounée; - Une voiture V.W. PASSAT, plaque 01 BA 2766, fabriquée en 1994, dédouanée; - Une voiture HYUNDAÏ Excel, plaque 01 BA 2764, fabriqués en 1991, dédouanée;

Ces véhicules sont vendus à l'état où ils se trouvent et peuvent être visités tous les jours ouvrables, pendant les heures de services aux lieux ci-après : - Atelier central situé au Quartier Industriel en face de l'EXIM, pour les camions - Siège de la SODECO sis à Buterere, pour les voitures.

Les offres sous plis fermés portant mention "offre pour achat véhicule plaque n° ..." seront déposées au siège de la SODECO, au plus tard le vendredi 4 mai 2001 à 16 heures. Elles seront accompagnées d'une caution de 100.000 FBU pour la voiture et la camionnette; de 150 000 FBU pour le camion. Celle-ci sera restituée aux seuls soummissonnaires non-gagnants mais pas aux autres qui se désisteraient.

L'ouverture des offres est prévue le même jour, aussitôt après la clôture, et le résultat du dépouillement sera notifié par voie d'affichage au siège de la SODECO et à l'atenlier central à partir du lundi 7 mai 2001. Le payement devra intervenir dans les 5 jours suivant la date d'affichage. Passé ce délai, le matériel sera retiré provisoirement de la vente.

L'enlèvement se fera endéans les dix jours (10) ouvrables à compter de la date de paiement et après avoir rempli toutes les formalités d'usage. La SODECO se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle des véhicules.

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