NET PRESS
Burundi - Anniversaire.
5ème anniversaire du carnage des martyrs de la fraternité de Buta.
Bujumbura, le 30 avril 2002 (Net Press). Il y a 5 ans, le CNDD de Léonard Nyangoma, actuellement au gouvernement à Bujumbura, procédait au massacre inouï des élèves séminaristes de Buta. C'était dans la matinée du 30 avril 1997 et les élèves dormaient encore. Les tueurs du CNDD ont tenté de séparer les Hutu des Tutsi en vue d'exterminer uniquement ces derniers. Les Hutu sont restés solidaires de leurs condisciples Tutsi et ont alors été tués ensemble.
Au total, 43 personnes ont été sauvagement massacrées ce matin-là, dont 40 séminaristes. Le porte-parole du CNDD, M. Jérôme Ndiho et le site de "Burundi Bureau" qu'animait M. Albert Mbonerane, actuellement ministre de la communication du gouvernement de Bujumbura, ont soutenu que les victimes étaient des étudiants en formation militaire et que le séminaire avait servi de cache d'armes. Jérôme Ndiho, alors porte-parole du CNDD, s'exprimait le 4 mai 1997 sur les ondes de la VOA.
Pour sa part, "Burundi Bureau", dans un article intitulé "A Bururi, des élèves se battent, les soldats s'enfuient", écrivit : "Lundi le 29.4.97, le Séminaire de Buta, situé seulement à 12 km de Bururi, a été attaqué par les Forces de la Défense de la Démocratie (FDD), la branche armée du Conseil National pour la Défense de la Démocratie (CNDD).
Depuis la prise du Mont stratégique d' Inanzegwe par les FDD, le commandant de la 5 ème région militaire (Bururi et Makamba) a eu peur que la prochaine étape serait la chute du camp militaire de Bururi et a eu le souci de cacher ses armes et munitions dans une zone moins suspecte. Une demande allant dans ce sens et adressée aux protestants de Kiremba a été rejetée alors que l'évêché de Bururi a accepté de les cacher notamment au Séminnaire de Buta. Le Séminaire de Buta était gardé spécialement par des universitaires en formation militaire et par des élèves des classes terminales auxquels l'armée avait distribué des armes. D'autres armes avaient été cachées dans la ferme de Kiryama qui était gardée par environ 200 militaires.
L'attaque du Séminaire de Buta a eu lieu vers 5 heures du matin, le coup d'envoi ayant été donné par un enseignant du séminaire qui a tiré sur les FDD de passage non loin de son domicile. Les FDD ont riposté par coup de mortier en détruisant complétement sa maison. Les élèves du premier cycle et les prêtres se sont enfuis et trouvé réfuge dans la cathédrale de Bururi. Quelques élèves majeurs, des universitaires, des professeurs et des surveillants ont résisté en vain avec leurs armes. Le bilan serait beaucoup plus lourd que les 50 tués annoncés officiellement par la radio-télévision nationale du Burundi. Des hutu sont aussi morts pendant la fusillade, contrairement aux affirmations du Major Pierre Buyoya qui a prétendu que ce ne sont que des tutsi qui sont morts au cours de ces affrontements. Les rescapés du Séminaire de Buta ont raconté que les FDD ont amené avec eux beaucoup de biens, mais ausi des médicaments et des armes".
Pourtant les victimes ont été bel et bien identifiées et leurs portraits se trouvent dans une chapelle érigée en leur mémoire sur le lieu du crime, au séminaire de Buta.
Il s'agit de: En 1ère Sc B : Gatabazi Léonidas (paroisse Mugamba, diocèse Bururi), Habarugira Willerm (Mushasha, Gitega), Harerimana Joseph (Makamba), Niyungeko Pasteur (Mayuyu, Bujumbura), Kanani Jean-Marie (Mabanda, Bururi), Mbazumutima Longin (Rutana, Bururi), Ndayitwayeko Pie (Rumonge, Bururi), Ndikumana Alexis (Bururi);
En 2nde Sc : Barinakandi Gilbert (Muremera, Ruyigi), Arakaza Jean-Thierry (Rutovu, Bururi), Ninganza Diomède (Matyazo, Bururi), Dusabumukama Rémy (Rumeza, Bururi), Ndayumvaneza Eméry (Rumeza, Bururi), Nininahazwe Patrick (Rumeza, Bururi), Kaneza Pacifique (Bururi), Nduwimana Désiré (Bururi), Niyonkuru Protais (Rutana, Bururi),Muhenegeri Joseph (Rusengo, Ruyigi), Murerwa Jimmy-Prudence (Rumonge, Bururi), Niyongabo Prosper (Jenda, Bujumbura);
En 3è Sc : Bayisheze Alain-Basile (Kivoga, Bujumbura), Batungwanimana Sébastien (Bururi), Manirakiza Adronis (Bururi), Dushimirimana Robert (St Michel, Bujumbura), Gahungu Eloi (St Joseph, Bujumbura), Nzisabira Lénine (St Joseph, Bujumbura), Hakizimana Pascal (Mugamba, Bururi), Ntunzwenayo Gédéon (Mugamba, Bururi), Matore Jules (Karinzi, Bujumbura), Ndayiragije Audace (Murago, Bururi), Ntakiyica Alphonse (Murago, Bururi), Niyongabo Egide (Rutovu, Bururi), Nibaruta Phocas (Rutana, Bururi), Nimubona Prosper (Mubimbi, Bujumbura), Ntungwanayo Pierre-Claver (Nyangwa, Gitega), Sebahene Pierre-Claver (Gitwenge, Ruyigi);
En 8è année : Bahufise Bernard (Rutovu, Bururi), Nzisabira Oscar (Butwe, Bururi) et Ndagijimana Désiré (Rumeza, Bururi).
C'est en la mémoire de ces disparus qu'une messe sera célébrée, à la demande des rescapés de ce carnage, dans la soirée de ce 30 avril 2002 à la cathédrale Regina Mundi.
L'évêque du diocèse Bururi, Mgr Bernard Bududira, a même tenté d'envoyer un démenti à "Burundi Bureau" mais le démenti ne sera jamais publié. Il a également écrit au procureur de la République de Bururi pour qu'il engage des poursuites judiciaires contre les auteurs de ce carnage, mais en vain. Aujourd'hui, le même CNDD, responsable du génocide des élèves de Buta, est au gouvernement et il y a très peu de chances pour que des actions judiciaires soient engagées contre cette organisation génocidaire. Les parents des victimes et l'Eglise catholique n'ont jusqu'à présent pas engagé d'actions suivies contre les auteurs du carnage ou contre le CNDD. Certains observateurs s'inquiètent du silence des pouvoirs publics comme si le carnage de Buta n'était qu'une suite des effets collatéraux de la "guerre entre l'armée burundaise et la rébellion".
En 2001, à l'occasion du 4ème anniversaire de ce carnage, des rescapés avaient exprimé leur déception suite au silence du gouvernement qui ne voulait pas engager des enquêtes judiciaires alors qu'il le faisait avec zèle quand il s'agit des étrangers qui sont tués. Ils parlaient des cas du carnage de Muzye et de l'attentat contre l'avion de la compagnie Sabena. Dans les 2 cas, les enquêtes avaient été rapidement diligentées et les rapports étaient vite sortis.
Nous apprenons qu'une procédure de béatification des desdits martyrs de la fraternité aurait été entamée par la hiérarchie catholique du Burundi. Il en serait de même pour Mgr Joachim Ruhuna. Mais en attendant des actions judiciaires s'imposent.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires échouent dans une tentative de "ravitaillement" à Rumonge.
Bururi, le 30 avril 2002 (Net Press). Il était minuit et 15 minutes quand des tirs nourris ont été entendus la nuit dernière (du 29 au 30 avril 2002) dans le quartier de Kanyenkoko du centre urbain de Rumonge. En fait, la cinquantaine de terroristes-génocidaires auteurs de cette attaque, voulaient se rendre au port de Rumonge pour se "ravitailler" en poissons et ndagala secs qui venaient d'arriver de la Tanzanie. Mais ils en ont été empêchés par les forces de l'ordre et les jeunes gardiens de la paix qui les ont interceptés au niveau de ce quartier situé tout près du port de Rumonge.
Le bilan est d'une personne tuée et de 2 autres blessées grièvement mais dont les jours ne sont pas en danger. A voir les traces de sang qui étaient visibles ce matin tout au long de leur chemin de repli vers la vallée de Murembwe et plus exactement de la localité de Kimere (commune Buyengero), d'où ils étaient par ailleurs venus, ces criminels auraient subi eux aussi des pertes qu'on ne saurait pas encore chiffrer pour le moment.
A la suite de cette attaque, les forces de l'ordre ont lancé des opérations de ratissage de très grande envergure dans la région pour mettre la main sur ces tueurs qui évitent tout contact avec l'armée nationale. Cette attaque est la 2ème du genre en moins d'un moins d'un mois qui vise le port de Rumonge.
Burundi - ONU.
Une mission du conseil de sécurité des Nations-Unies attendue à Bujumbura du 5 au 6 mai 2002.
Bujumbura, le 30 avril 2002 (Net Press). C'est ce qu'on apprend de source proche du système des Nations-Unies à Bujumbura. Cette mission composée par les représentants au conseil de sécurité des 5 pays permanents (Chine, France, Royaume-Uni, USA et Russie) et des 10 pays non-permanents (Bulgarie, Cameroun, Colombie, Guinée, Irlande, Maurice, Mexique, Norvège, Singapour et Syrie), et conduite par l'ambassadeur de France auprès de l'ONU, Jean-David Levitte, a quitté New York en date du 27 avril 2002 pour se rendre d'abord en Afrique du Sud où se déroulent depuis plusieurs jours des négociations sur le cessez-le-feu au Burundi qui, pour toute avancée, n'ont permis que l'adhésion du Cndd-Fdd de Jean-Bosco Ndayikengurukiye au processus d'Arusha. Pendant ce temps, les délégués de l'autre aile du Cndd-Fdd dénoncent "la mauvaise volonté de la médiation sud-africaine" qui ne leur a pas permis de se rendre en Afrique du Sud pour ce rendez-vous qu'on avait présenté comme "historique". En effet, il était prévu, à l'origine, qu'une trêve soit signée selon plusieurs sources contactées.
Pendant le bref séjour au Burundi de la mission onusienne, celle-ci devrait animer une conférence ou un point de presse, dimanche 5 mai 2002, entre 18 et 19 heures dans les enceintes de la présidence de la République, après une audience auprès du chef de l'Etat. Une chose est sûre : cette conférence ou ce point de presse ne devrait être particulièrement long(ue), comme lors du dernier passage à Bujumbura d'une mission du genre en 2001. L'ambassadeur Levitte et ses collègues n'avaient parlé en tout et pour tout qu'en 12 minutes. Et encore, ils esquivaient subtilement toutes les questions et martelaient presque les mêmes mots qui leur tenaient particulièrement à coeur, puisqu'ils y revenaient à chaque fois. C'est ce que tous les confrères présents au centre culturel français avaient unanimement qualifié de "langage de bois".
Espérons qu'il n'en sera pas de même cette fois-ci et qu'ils auront un vrai message à délivrer au peuple burundais et ne se contenteront pas d'apporter du bout des lèvres leur "soutien au processus de paix" ou de "demander aux groupes armés de cesser immédiatement les hostilités pour entamer des négociations pour que le processus de paix porte des fruits".
Burundi - Parti politique.
L'Uprona de Mukasi condamne une fois de plus la disparition frauduleuse des biens du parti.
Bujumbura, le 30 avril 2002 (Net Press). Il y a quelques jours, l'Uprona de Charles Mukasi regrettait le "vol par effraction, des titres de propriété du parti Uprona" qui étaient conservés dans un coffre-fort loué à la BCB. Dans un communiqué de ce 25 avril 2002, le même parti dénonce et condamne sans ambage ce vol, de même qu'il se réserve le droit de poursuivre par toutes les voies de droit les auteurs et complices de ce "brigandage". L'Uprona non-négociateur (qui se considère comme le seul et unique Uprona) tient par ailleurs à informer l'opinion que ses biens en meubles et immeubles seraient en voie d'être vendus en toute illégalité et met en garde touts les personnes physiques ou morales qui seraient tentées de se porter acquéreurs de ces biens "à la suite de cette escroquerie". Ce parti décline enfin toute responsabilité vis-à-vis des "conséquences fâcheuses pour tout désagrément qui ne manqueront de survenir à l'encontre des victimes de cette escroquerie".
1) L'Office du Café du Burundi (OCIBU) met en vente les immeubles ci-après : 1. Une Villa sise à Kiriri avenue de Mai n°7 2. Une Villa sise à Gitega avenue Muyinga 3. Le Hangar et la parcelle de ex-Usine INDURUNDI situés au Boulevard de la Tanzanie
2) Tous ces immeubles sont vendus au plus disant, dans l'état où ils se trouvent mais l'Office se réserve le droit de refuser toute les offres jugées inférieures à la valeur réelle des immeubles.
3) Les personnes morales ou physiques intéressées peuvent se procurer les descriptifs de ces immeubles à la Direction Générale de l'Office sise boulevard de la Tanzanie, moyennant paiement de DIX MILLE FRANCS BURUNDI (10.000 FBU). Les offres sous plis fermés seront remises au plus tard le 31 Mai 2002 à 16 Heures. Chaque offre devra porter la mention << Offre pour achat......sis à .......>>.
4) Des visites pourront être organisées tous les vendredi de 16 heures à 17 heures.
5) Une caution de soumission de 5.000.000 FBU par immeuble sera exigée lors du dépôt des enveloppes et sera restituée au soumissionnaire non gagnant après affichage des résultats. En cas de désistement ou de retard dans le paiement du montant d'adjudication et des frais connexes de mutation, la caution sera réalisée.
6) Le paiement des montants offerts devra intervenir endéans 20 jours à dater du jour de la notification de l'attribution. Passé ce délai, l'Office jugera de l'opportunité de céder l'immeuble aux soumissionnaires de second rang.
7) Le soumissionnaire gagnant devra s'acquitter de tous les frais de mutation.