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Bujumbura-Burundi

Burundi - Sécurité.

Les terroristes-génocidaires continuent à semer la désolation dans le Sud du pays.

Makamba, le 30 mai 2001 (Net Press). L'insécurité persiste dans le Sud du pays du fait de la présence des terroristes-génocidaires. Ces derniers ont en effet attaqué la nuit dernière (du 29 au 30 mai 2001) le centre de négoce de Mvugo, situé en commune Nyanza-Lac. Le bilan est de plusieurs magasins et boutiques pillés. Après ce forfait, ces terroristes-génocidaires se sont repliés d'où ils étaient venus, c'est-à-dire le mont Rukambasi.

Les mêmes criminels qui avaient tenté sans succès dans la matinée de ce 29 mai 2001 de tendre une embuscade à un convoi de marchands de poissons au niveau de la localité de Mukungu (Nyanza-Lac) grâce à la vigilance des forces de l'ordre, sont parvenus quelques minutes plus tard, à arrêter un autre convoi de véhicules à bord desquels voyageaient des commerçants. Ceux-ci se sont fait dépouiller, entre les localités de Muguruka et Mvugo, près de 2.000.000 FBu.

Burundi - Société.

Poursuivi pour "détournement de mineurs", l'homme d'affaires Aloys Nyogozi se retranche dans sa villa et menace de mettre fin à ses jours ...

Bujumbura, le 30 mai 2001 (Net Press). Le domicile de l'homme d'affaires Aloys Nyogozi est depuis ce matin encerclé par la police de sécurité publique (PSP) qui veut l'arrêter pour "détournement de mineurs".

Tout a commencé avec l'alerte donnée à la police par des parents qui avaient perdu de vue leurs enfants depuis quelque temps. La brigade de la PSP chargée de la protection des mineurs a alors entrepris ses enquêtes qui l'ont conduite au quartier Nyakabiga III où une maison avait été louée par 5 petites filles dont l'âge varie entre 12 et 15 ans. Elles ont été appréhendées et ont révélé à la police que le loyer de la maison qu'elles occupaient était régulièrement payé par un certain Aloys Nyogozi. Elles ont néanmoins précisé que ce dernier n'était pas leur unique "client". Ainsi, d'autres personnes, dont certaines seraient des "haut-placés", seraient impliquées dans cette affaire.

M. Nyogozi qui était retranché dans sa villa de Kiriri jusqu'à la mi-journée, aurait menacé de se suicider plutôt que de se faire arrêter. Des témoins trouvés sur place ont indiqué à notre reporter que des mouvements de va-et-vient de très jeunes filles étaient souvent signalés chez M. Nyogozi ces derniers temps, mais personne n'avait jamais pensé qu'elles venaient se faire débaucher. "Nous pensions qu'elles étaient ses petites-filles ou des membres de sa famille; en tout cas, personne n'aurait parié qu'elles venaient pour cela ...", a déclaré avec gêne à notre reporter un des voisins de M. Nyogozi trouvé sur les lieux. Précisons que ce richissime homme d'affaires vit presque seul, avec juste des domestiques et un de ses fils. Le reste de sa famille vit, soit dans d'autres quartiers, soit à l'étranger. Deux des cinq fillettes arrêtées par la PSP sont issues d'une même famille et elles venaient de passer un peu plus d'une semaine sans mettre les pieds chez elles.

Burundi - Enseignement.

Le bisoutage à l'Université remis en question ...

Bujumbura, le 30 mai 2001 (Net Press). Alors que la nouvelle année académique vient d'être lancée il y a quelques semaines à l'Université (publique) du Burundi, les parents des nouveaux étudiants appelés "bleus" se plaignent de plus en plus de la pratique de bisoutage en raison de certains dérapages observés ces derniers temps.

En effet, selon ces parents, les "baptiseurs" font de plus en plus recours, au cours de ce qu'ils appellent leur "mission civilisatrice" et l'intégrité physique des nouveaux étudiants n'est plus respectée. Ces derniers subissent parfois de véritables sévices s'apparentant même à des tortures, comme par exemple marcher pieds nus sous un soleil de plomb, sur une longue distance et sur une route goudronnée comme le boulevard du 28 novembre. Cette épreuve était normalement (jusqu'à l'année écoulée) passée vers la fin de l'initiation. Il arrive même que l'un ou l'autre "bleu" entre chez lui avec un pantalon déchiré aux genoux ou des égratignures au niveau des genoux, pour avoir été obligé de s'agenouiller pendant longtemps et de "marcher à genoux". Parfois, ils ont des égratignures sur les joues et des enflures au menton; preuves irréfutables, selon les mêmes parents, que leurs enfants sont violentés. Lorsqu'ils sont attrapés à 16h ou à 18h, ils ne sont relâchés que vers 19 h. Ce qui inquiéte les parents qui craignent que leurs enfants, surtout quand ils fréquentent les campus périphériques et quand il s'agit de jeunes filles, soient victimes d'autres incidents de la part d'autres personnes en cours de route.

Un de ces parents a indiqué à notre rédaction que parfois se glissent au sein des "anciens" étudiants des personnes étrangères à l'Université du Burundi qui s'adonnent aux pires sévices contre les"bleus", sans que les vrais étudiants soient en mesure de les identifier. Cela se passe surtout quand les séances d'initiation ont lieu en dehors des campus universitaires et après les heures de cours (près de l'alimentation "Chez Wege" pour les étudiants fréquentant le campus Rohero ou sur le boulevard de 28 novembre et plus précisément entre les campus Kiri et Mutanga). Parfois aussi, des considérations ethniques entrent en jeu.

De leur côté, toutes les autorités académiques contactées ont indiqué ne pas être au courant de ces dérapages, puisque aucune plainte n'a été oficiellement enregistrée. Nos interlocuteurs ont ajouté que "tous les contrevenants au réglement académique s'exposeront à des sanctions pouvant aller jusqu'à l'exclusion". Le chef du cabinet du vice-recteur a rappelé que même les étudiants qui avaient eu recours à la violence contre des agents de la Régie des Oeuvres Universitaires, ont été, il y a quelques temps, radiés.

Selon les parents contactés, cette pratique devrait être interdite suite à ces dérapages, comme cela a été le cas dans plusieurs pays comme la France et la Belgique notamment, "soucieux du respect des droits de l'homme".

Burundi - Confessions religieuses.

Le pasteur André Migurumiko demande son élargissement ...

Bujumbura, le 30 mai 2001 (Net Press). Le pasteur André Migurumiko de la Mission Evangélique Indépendante (MEI) incarcéré à Mpimba depuis le 31 mars 2001 pour "incitation à commettre des actes contraires à la loi", vient d'écrire au président du Conseil de guerre permanent de Bujumbura afin de solliciter sa libération "conformément au code de procédure pénale en vigueur".

En effet, M. Migurumiko, qui continue à se disputer le leadership de la MEI avec son rival Vincent Karayenzi vivant en Belgique, se considère comme étant victime de plusieurs violations des procédures légales du droit burundais. Et de rappeller qu'il avait été arrêté une première fois le 12 mars 2001 avant de bénéficier d'une liberté provisoire au cours d'une séance de confirmation (ou d'infirmation) de sa détention préventive tenue le 22 mars 2001. Il fut élargi le 23 mars 2001 et trois jours plus tard, l'auditeur militaire fit appel de cette ordonnance de mise en liberté provisoire rendue par un juge du conseil de guerre permanent. Selon M. Migurumiko, cet appel a été fait en violation de l'alinea 1, article 83 du nouveau code de procédure pénale qui stipule que "le délai d'appel est de 48 heures; pour le ministre public, ce délai court du jour où l'ordonnance a été rendue ...". En outre, il considère que le mandat d'arrêt provisoire émis par l'auditeur militaire le 31 mars 2001 et son recours en annulation de mise en liberté provisoire sont illégaux. Il regrette par ailleurs que le président de la cour militaire soit "tombé dans les mêmes erreurs que l'auditeur militaire après les avoir mis en exergue en ces termes : "Attendu que dans ce dossier Migurumiko André, le ministère public a adopté une procédure pour le moins incohérente et contradictoire ..."". Il dénonce enfin la "précipitation et les irrégularités des procédures qui frisent un manque d'objectivité devant la loi", et demande la fin de sa "détention arbitraire".

S.R.D. BUYENZI

AVIS DE MISE EN VENTE PUBLIQUE

La Société Régionale de Développement du Buyenzi en liquidation (SRD Buyenzi) porte à la connaissance de toute personne interessée qu'elle met en vente publique des maisons d'habitation qui seront vendues dans leur état actuel. La visite de ces immeubles est organisée pour tous les intéressés pendant les jours ouvrables de 9h à 12h et de 14h à 17h 30' à partir de ce vendredi 18 mai 2001. Les offres sous plis fermés avec un extrait de versement sur le compte BCB N°77170 d'une caution de 500.000 FBu seront adressées à la Commission de liquidation de la SRD Buyenzi ou au Président de la Commission de l'évaluation des immeubles des projets achevés soumises à la vente publique au building des Finances n°210 ou à la Direction de la D.P.A.E. Ngozi avec mention "Offre pour achat d'une maison sise dans les enceintes de la D.P.A.E. Ngozi".

Cette caution sera déduite du prix de ces immeubles pour le(s) soumissionnaire(s) gagnant(s) et restitué pour le(s) soumissionnaire(s) perdant(s). En cas de désistement d'un ou des soumissionnaires gagnants, la caution restera acquise à la Commission de liquidation de la SRD Buyenzi.

L'ouverture des enveloppes est fixée au vendredi 8 juin 2001 à 10h dans les enceintes de la D.P.A.E. Ngozi. Les soumissionnaires gagnants devront payer par chèque certifié dans les 8 jours après l'affichage des résultats. La cession de chaque bien immeuble s'efffectuera après versement par l'acquéreur de taxes sur les transactions et les droits de mutation. La Commission de liquidation de la S.R.D Buyenzi se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle des immeubles.

 

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