NET PRESS
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Burundi - Politique.
AC Génocide Canada encourage l'initiative de l'Uprona non-négociateur de "doter le pays d'un chef d'Etat légitime".
Montréal, le 30 juillet 2001 (Net Press). L'association de lutte contre le génocide, section Canada vient de rendre publique une déclaration dans laquelle elle indique qu'elle soutient l'initiative prise par l'Uprona de Charles Mukasi, de "doter le pays d'un chef d'Etat légitime et d'un gouvernement pour ramener un Etat de droit au Burundi". Elle lui demande de le faire avec diligence afin que "le nouveau leadership puisse mobiliser les forces vives de la Nation contre la recolonisation du Burundi et la poursuite du génocide". AC Génocide Canada justifie sa décision en rappellant que dans l'histoire de ce pays, ses dirigeants n'ont jamais été nommés ou imposés de l'extérieur. La même association considère par ailleurs que le Burundi "ne peut pas accepter de troquer sa dignité et sa souveraineté chèrement acquises à la paternité des barons de la sous-région", que les négociations d'Arusha ne sont que de la poudre aux yeux des Burundais, ... Ainsi donc, l'initiative de M. Mukasi et son parti se justifie amplement, selon AC Génocide Canada. (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Accident.
Un bateau civil fait naufrage sur le lac Tanganyika, près de Rumonge.
Rumonge, le 30 juillet 2001 (Net Press). Dans la nuit du 29 au 30 juillet 2001, un bateau civil immatriculé au Burundi a fait naufrage dans le lac Tanganyika, au large de la localité de Kizuka, tout près du centre urbain de Rumonge. Selon les informations disponibles à notre rédaction, le bateau qui venait de Baraka (RDC) avait à son bord 27 personnes. Le premier bilan fait état de 14 rescapés, 13 morts, dont 9 Burundais et 4 Congolais (deux femmes et deux enfants). L'excès de chargement serait à la base de ce naufrage.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires décapitent deux personnes à Kabezi (Bujumbura Rural).
Bujumbura, le 30 juillet 2001 (Net Press). Des sources sur place à Kabezi, en province de Bujumbura Rural indiquent que 2 personnes ont été décapitées par les terroristes-génocidaires du Cndd-Fdd, dans la nuit de vendredi à samedi 28 juillet 2001 pour avoir refusé de verser des cotisations à ce mouvement. Au cours de la même nuit, ces criminels ont pillé beaucoup de vivres et d'argent.
Ces terroristes-génocidaires étaient venus de la province Makamba où ils ont subi des déroutes militaires face à l'armée nationale à Rukambasi et Misurura. Ils se sont ainsi décidés de converger vers Bujumbura Rural où ils attendent les renforts de leurs frères d'armes basés en Tanzanie et à Ubwari, en RDC.
Burundi - Sécurité.
Les terroriste-génocidaires grouillent à nouveau dans la commune Nyanza-Lac (Makamba).
Makamba, le 30 juillet 2001 (Net Press). La commune Nyanza-Lac en province Makamba est de nouveau infestée de terroristes-génocidaires qui ne cessent de commettre des atrocités. Ainsi, dans la nuit de vendredi à samedi 28 juillet 2001, ils ont attaqué la localité de Mugerama où ils ont violé une femme, pillé et littéralement mis à sac 4 boutiques et 10 ménages. Mais fort heureusement, aucune perte en vies humaines n'a été enregistrée.
Ces terroristes-génocidaires s'étaient massivement infiltrés le mercredi 25 juillet 2001 à partir de Kagunga en Tanzanie.
Après avoir perpétré ces vols, ces terroristes-génocidaires ont quitté l'endroit pour se replier sur les localités de Kabonga et Muyange où les forces de l'ordre ne leur accordent pas de répit.
Burundi - Sécurité.
Les terroristes-génocidaires continuent à s'infiltrer dans la province de Ruyigi à partir de la Tanzanie.
Ruyigi, le 30 juillet 2001 (Net Press). Des sources locales de Ruyigi font état de nombreuses infiltrations des terroristes-génocidaires dans les communes de Ruyigi et Gisuru, en province de Ruyigi. Selon les mêmes sources, ces terroristes-génocidaires viennent par petits groupes (de dix personnes) et leurs mouvements seraient réguliers depuis quelques jours. Leur destination finale reste pour le moment indéterminée. Ces mouvements inquiètent énormement la population de Ruyigi.
Burundi - Recherche Scientifique.
Des précisions à propos du militant incarcéré du Parena qui a brillamment défendu son mémoire à l'Université du Burundi.
Bujumbura, le 30 juillet 2001 (Net Press). Après la publication, dans notre livraison du 15 juillet 2001 d'un article intitulé "Un prisonnier défend brillamment son mémoire", l'intéressé qui répond au nom de Raphaël Manirakiza (alias Rufonya) vient de nous adresser un courrier contenant quelques précisions le concernant. Ainsi, M. Manirakiza a été arrêté le 21 avril 2001 et non le 25 avril 2001 comme indiqué dans cette dépêche.
Le sujet de son mémoire est "La problématique de la réinsertion socio-professionnelle des ex-militaires au chômage" et non "le phénomène de démobilisation de l'armée".
Rappelons que M. Raphaël Manirakiza, tout comme son co-détenu Ildéphonse Ndagijimana (tous les 2 membres actifs du Parena) sont incarcérés depuis plus de 3 mois et n'ont jamais comparu devant un juge. Leur détention n'a donc pas encore été confirmée ou infirmée par un juge alors que le nouveau code de procédure pénale prévoit que pour tout prévenu placé en détention préventive doit impérativement subir une séance de confirmation (ou d'infirmation) de sa détention endéans 15 jours.
RDC - Processus de paix.
Le RCD refuse l'installation des éléments de la MONUC à Uvira.
Uvira, le 30 juillet 2001 (Net Press). Les dirigeants locaux du Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD) à Uvira ont refusé l'autorisation d'installation aux éléments de la Mission d'Observation de l'ONU pour le Congo (MONUC). En effet, au bout de 3 heures de discussions, la délégation de la Monuc qui avait fait le déplacement jusqu'à Uvira n'est pas parvenue à convaincre leurs interlocuteurs congolais du bien-fondé de l'installation de leurs hommes dans cette région. Les autorités locales ont exigé de la délégation onusienne un document contresigné par leurs chefs basés à Goma.
Les autorités locales d'Uvira ne verraient pas d'un très bon oeil la présence de la Monuc qu'elles soupçonnent de "réconforter les Maï Maï en difficulté". La mission onusienne considérerait les Maï Maï comme faisant partie intégrante de l'armée de Kinshasa (et donc comme partenaires) alors que les accords de Lusaka les qualifient de forces négatives.
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