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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Culture.

Les artistes et autres créateurs doivent attendre la fin de la guerre pour être aidés, déclare le ministre de la jeunesse, des sports et de la culture.

Bujumbura, le 30 septembre 2002 (Net Press). Depuis un certain temps, les artistes et écrivains du Burundi grognent, estimant que le ministère de la jeunesse, des sports et de la culture ne fait rien pour les appuyer dans leurs créations. Pire, ajoutent-ils, la promotion de la culture nationale a été apparemment abandonnée aux seules mains des ONG's opérant au Burundi. Pour eux, le financement des troupes théâtrales par ces ONG's ne résoudra aucun problème car les artistes travaillent alors sur commande et non grâce à leur propre inspiration. D'après eux, cela démontre clairement que la création d'esprit n'a plus de place au Burundi "d'autant plus que le ministère de tutelle semble presqu'inexistant ou absent".

Les mêmes artistes font par ailleurs observer que le déblocage, par exemple, de 20.000 dollars américains par une ONG locale du nom de "Projet Peace" (financé essentiellement par des ONG's internationales opérant au Burundi) en faveur de la chanteuse tanzienne Saïda Karoli n'est que "pur gaspillage". Car, "la paix ne saurait être ramenée par la chanson au stade, mais par la condamnation des criminels", estiment-ils. Et d'ajouter que cet argent aurait mieux servi s'il avait été utilisé pour soulager, un temps soit peu, la misère des milliers de compatriotes qui croupissent dans les camps de déplacés et de réfugiés.

La rédaction a approché à ce sujet le ministre de la jeunesse, sports et culture, M. Barnabé Muteragiranwa pour recueillir sa réaction à toutes ces accusations portées contre son département.

Il estime que tous ceux qui disent cela feraient mieux de commencer par s'informer de la situation réelle, car "j'ai l'impression qu'ils savent très peu de choses d'ici". D'abord, il n'y a pas à proprement parler de "fonds d'aide à la création littéraire et artistique mais un simple litera qui ne dispose que d'un budget de 20 millions de FBU. "Cet argent ne saurait couvrir les besoins de tous les artistes et créateurs burundais", a fait observer le ministre. Au sujet de la commission mise sur pied il y a quelques mois à ce propos et dont les concernés affirment ne rien savoir des délibérations de sa 1ère réunion tenue en juillet 2002, le ministre Muteragiranwa a répondu, presque fâché, qu'il n'en sait pas plus lui-même. "Cette question devrait être posée à Mme Amélie Gahama qui dirige cette commission", a déclaré le ministre de la jeunesse, sports et culture, visiblement très embarrassé.

"Il n'y a pas d'argent, bon sang, et s'ils veulent être aidés comme il l'entendent, ces artistes doivent attendre le retour à la paix", estime le ministre qui croit savoir qu'il y a d'autres priorités pour le moment au niveau du gouvernement.

Concernant le financement des artistes par des ONG's, le ministre en charge de la culture regrette cette situation et précise qu'il se pose les mêmes questions que tout le monde à ce propos. "Notez néanmoins que le gouvernement est conscient de la situation et qu'il est en train de voir comment y mettre fin", a précisé le ministre Muteragiranwa. A propos enfin de la question des droits d'auteur à l'origine de plusieurs polémiques et controverses, le ministre a déclaré que le Burundi ne dispose pas malheureusement d'une réglementation adéquate en la matière et que lui-même est tout-à-fait prêt à accueillir dans son cabinet les artistes et autres créateurs pour y trouver une solutions satisfaisante.

Burundi - Négociations.

Un citoyen burundais invite la délégation gouvernementale à Dar-es-Salaam à "ne pas engager l'avenir d'un peuple et de son armée sur la voie de la désintégration et du démantèlement".

Bujumbura, le 30 septembre 2002 (Net Press). Dans une déclaration signée ce 25 septembre 2002, M. Janvier Baribwegure (un colonel à la retraite de l'armée nationale) qui s'exprimait comme simple citoyen, constate que l'heure est grave et qu'il faut pour cela attirer toute l'attention de la délégation dépéchée par le gouvernement burundais à Dar-es-Salaam pour négocier le cessez-le-feu. Il lui demande en l'occurrence de faire attention aux "pièges des conversations de Dar-es-Salaam". Il fait observer que "le conflit burundais déclenché par des politiciens voulant perpétrer le génocide des Tutsi sous prétexte de sauver la démocratie, est un cas atypique qui ne peut être résolu à la manière des guerres de libération du FPR, de l'ANC ou d'ailleurs".

En effet, estime M. Baribwegure, alors que le FPR défendait une cause noble, celle de la diaspora qui souhaitait rentrer et vivre dans son pays comme tous les autres citoyens, au Burundi, "les terroristes-génocidaires, toutes tendances confondues ne défendent aucune cause d'une diaspora, mais sont plutôt une pure création des politiciens qui sont dans les hautes institutions du pays pour perpétrer le génocide des Tutsi et des Hutu non acquis à l'idéologie du génocide". Il va jusqu'à s'interroger où se trouve la légitimité du pouvoir si ce dernier n'arrive pas à extirper en son sein les commanditaires et complices des pires crimes contre l'humanité et en tête le génocide. Il souligne ensuite que la situation prévalant au Burundi diffère de celle de l'Est du Congo où la rébellion "qui défend une cause juste a pu conquérir une partie du territoire alors qu'au Burundi, il n'existe aucune zone libérée par la rébellion".

M. Baribwegure pense que si la communauté internationale voulait réellement s'impliquer, "ces rebelles seraient neutralisés sur le sol tanzanien (leur base de repli) et la guerre serait terminée". Il regrette l'absence d'une volonté politique pour négocier dans ce sens et neutraliser en même temps l'appui politique interne de cette rébellion au lieu de chercher à céder une partie du territoire à des "rebelles importés de la Tanzanie pour être rassemblés dans des zones dites de cantonnement". Dans ce cas, "nos forces armées doivent savoir qu'il y a là un piège parce qu'elles auront trahi le Burundi et les Barundi en abandonnant une partie du territoire national à l'ennemi et en s'avouant vaincues".

M. Baribwegure conclut en attirant l'attention de la délégation gouvernementale à Dar-es-Salaam qu'elle ne devrait pas engager "l'avenir de tout un peuple et son armée sur la voie de la désintégration et du démantèlement en signant des accords sans avoir reçu le moindre mandat", car "il n'y a pas eu de consultations ni d'explications préalables pour recueillir les avis du peuple".

D'autre part, 341 citoyens de la mairie de Bujumbura ont signé une déclaration dans laquelle ils condamnent le récent mémorandum d'entente signé à Dar-es-Salaam entre Ambroise Niyonsaba et Jean-Bosco Ndayikengurukiye et qui "préconise le retour des forces armées dans les casernes, l'intégration des terroristes-génocidaires et le démantèlement de l'armée". Ils rejettent cette idée et s'interrogent sur ce qui adviendrait au peuple burundais au cas où les forces de l'ordre regagneraient les casernes.

Burundi - Confessions religieuses.

Les dissensions reprennent de plus belle au sein de la communauté musulmane.

Bujumbura, le 30 septembre 2002 (Net Press). Au lendemain de l'investiture officielle et en grande pompe du nouveau représentant légal de la COMIBU (communauté islamique du Burundi), le représentant légal d'une autre association islamique, la "COSUBU" (communauté musulmane sunnite du Burundi), M. Aboubakar Nkejimana, tient à prendre toutes ses distances avec la COMIBU qui "prétend rassembler tous les musulmans du Burundi". Selon M. Nkejimana, l'opinion doit bien savoir que les musulmans du Burundi se sont regroupés en 3 associations, dont la sienne et qu'en aucun cas la COMIBU ne saurait prétendre qu'elle regroupe tous les musulmans de ce pays. "Nous sommes indépendants (vis-à-vis de la COMIBU) et avons beaucoup d'adhérants à Bujumbura et dans tout le pays", insiste M. Nkejimana qui souhaite ardemment que les décideurs de ce pays tiennent compte de l'existence des associations islamiques autres que la COMIBU, ainsi qu'il l'a récemment demandé, dans une lettre au président de la République en personne.

Communiqué

La REGIDESO porte à la connaissance de son aimable clientèle qu'elle met à sa disposition une facilité supplémentaire. En effet, les guichets des caisses seront désormais ouverts tous les samedi de 8h 00' à 13h 00' à partir de ce 28 septembre 2002. Les clients qui ne pouvaient pas se disponibiliser en semaine pendant les heures de services peuvent dorénavant effectuer leurs paiements et sont invités à se munir de leurs factures.

La REGIDESO rappelle à sa clientèle que les guichets de ses caisses sont logés dans le bâtiment abritant les services de la direction commerciale sise à la Chaussée Prince Louis Rwagasore n°10, en bas de la SOMECA. En payant vos factures d'eau et d'électricité à temps, vous évitez les mesures de recouvrement forcé et les désagréments qui s'en suivent.

 

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