NET PRESS
Burundi - Processus de paix.
Le gouvernement appelle à la rescousse les professionnels des media pour faire adhérer la population à l'accord d'Arusha.
Bujumbura, le 3 avril 2002 (Net Press). Le ministre chargé de la mobilisation à la paix et la réconciliation nationale, M. Luc Rukingama a convié ce matin les journalistes burundais à un séminaire de 2 jours ayant pour thème : "les professionnels des média et la réconciliation nationale". Après une brève présentation de l'accord d'Arusha par le sénateur Jean-Baptiste Manwangari, les journalistes ont posé beaucoup de questions auxquelles le président de la séance, M. Léonce Ngendakumana (ancien président de l'assemblée nationale) ainsi que l'orateur du jour ont éprouvé beaucoup de difficultés à répondre dont voici quelques-unes : N'est-ce pas utopique de vouloir réformer l'armée alors que la guerre continue? Est-il vraiment possible d'organiser des élections en période de guerre? Vous avez tiré beaucoup de dividendes de cet accord, qu'en est-il de la population?, Ne pensez-vous pas que le cessez-le-feu devrait être primordial par rapport au partage des postes?, Ne faut-il pas avoir un minimun de respect vis-à-vis de la population en ne parlant plus, par exemple de "faire adhérer" mais d'"expliquer l'accord?", Etes-vous prêts à entendre des points de vue différents des vôtres et à autoriser des manifestations publiques devant l'assemblée nationale par exemple?, Pourquoi la presse n'a pas été associée à la couverture des négociations de paix d'Arusha?, Faut-il appeler les groupes armés groupes de criminels ou de tueurs ou mouvements politiques armés au regard de ce qu'ils font sur terrain?, ...
Se rendant compte qu'il y avait "risque de malentendus", le conférencier Jean-Baptiste Manwangari a déclaré qu'il faut faire un effort pour se rendre compte que malgré l'absence d'un cessez-le-feu, un pas a été franchi vers la paix. Il faut faire un effort, a-t-il ajouté, pour comprendre la complexité des processus de paix partout dans le monde et il ne suffit pas de critiquer mais comprendre que chacun a un rôle à jouer pour le retour à la paix. Cet accord politique, a-t-il dit, est une étape "importante" et "historique" à ne pas minimiser. Selon lui, n'étant pas dans un pays stabilisé, le journaliste ne peut pas se permettre de dire ce qu'il veut et le fait d'accorder très souvent la parole à ceux qui considèrent l'accord d'Arusha comme "un chiffon", "n'avance ni la cause de la paix, ni celle du journalisme".
Il a déploré la "façon spéciale" de poser les questions des journalistes à qui il a recommandé de ne plus privilégier le sensationnel, mais aussi et surtout, de "se contenter de donner le contenu de l'accord". Il répondait à un confrère qui se demandait si l'accord "c'est avec ou sans réserves". Le président de la séance, M. Léonce Ngendakumana a été plus direct en se déclarant "étonné que les journalistes, professionnels des média ne soient pas suffisamment informés de cet accord, dont ils parlent pourtant tous les jours". Selon lui, c'est "un véritable drame si les journalistes n'ont rien compris". Il a admis que les signataires s'interrogent "comme les journalistes à propos de cet accord qui n'a pas, cependant, à ses yeux, d'alternatives".
Cet accord a, au moins, le mérite d'avoir permis de "connaître approximativement" la nature du conflit burundais (en admettant qu'on "ne la maîtrise pas encore tout-à-fait") et d'avoir permis la mise en place d'"institutions équilibrées". D'après lui, si les journalistes n'admettent pas que l'accord d'Arusha n'en est pas un, alors ils sont plus politiciens que journalistes. Il a terminé son propos en recommandant aux journalistes de dire à la population que les réserves seront résolues progressivement au fur et à mesure de la mise en application de l'accord d'Arusha. Car, "l'heure n'est pas à la propagande mais il s'agit de sauver encore ce qui peut l'être", et après tout, "on ne fait pas état de ce à quoi on croit ou on adhère uniquement".
Burundi - Politique.
Le président du mouvement P.A Amasekanya décrie les projets de loi portant immunité provisoire.
Bujumbura, le 3 avril 2002 (Net Pess). Le président de PA Amasekanya, M. Diomède Rutamucero, vient d'adresser une correspondance au chef de l'Etat burundais pour dénoncer les deux projets de loi portant immunité provisoire qu'il a transmis à l'assemblée natonale pour adoption.
M.Rutamucero a fait savoir qu'en envoyant les 2 projets de loi à "l'assemblée qui est dominée et dirigée par les terroristes génocidaires pour qu'ils s'auto-amnistient, le président de la République vient de commettre une grande erreur politique que le peuple burundais épris de paix doit décrier ".
M.Rutamucero indique que le mouvement "PA Amasekanya continue à s'opposer à l'amnistie des terroristes génocidaires". Et d'ajouter que " les textes illégaux votés par des institutions illégitimes et génocidaires ne le concernent pas."Il a en outre souligné que "même le vice-président de l'assemblée nationale, M. Frédéric Ngenzebuhoro, avait bien identifiés ces génocidaires au moment où l'on pouvait parler du génocide des Tutsi et accuser le Frodebu sans s'attirer des foudres du pouvoir en place". Et de préciser que cela transparaît dans un document intitulé "l'assemblée nationale du Burundi pour la guerre ou pour la paix".
Par ailleurs, le même mouvement vient de sortir une déclaration dans laquelle il accuse certains cadres du Fodebu et de ses alliés qui s'en prennent à l'armée nationale parce qu'elle empêche encore leurs forces génocidaires de réaliser complètement leur sale besogne. Ce mouvement rappelle les propos du ministre Festus Ntanyungu au cours des journées parlementaires que "même les réfugiés qui ont commis le génocide ou accusés de malversations doivent rentrer en toute quiétude en jouissant de tous les droits et avantages réservés à tout citoyen honnête".
Burundi - Afrique du Sud.
Le comportement des troupes sud-africaines au Burundi de plus en plus émaillé d'incidents.
Bujumbura, le 3 avril 2002 (Net Press). Les troupes militaires sud-africaines présentes au Burundi s'illustrent de plus en plus par des comportements suspects. Hier 2 avril 2002, la presse faisait état d'un groupe de 10 militaires sud-africains interceptés à Rumonge par les "jeunes gardiens de la paix" (jeunes gens pour la plupart anciens terroristes-génocidaires du Cndd ou du Palipehutu reconvertis à la cause gouvernementale et qui veillent à la sécurité de leurs localités). Ils n'assuraient l'escorte de personne selon les sources sur place, ils épiaient ici et là en prenant des photos.
Ce matin, c'est encore une fois un Sud-Africain qui a laissé échapper une balle de son arme individuelle. La balle est partie pour finalement échouer sur le mur dans le hall du parlement de Kigobe. L'incident a provoqué des remous qui ont failli dégénérer le climat. Dépêchée sur place après l'incident, la presse s'est vu refuser l'accès au palais de Kigobe.
Des parlementaires contactés par téléphone ont indiqué à la rédaction que l'incident a suscité des débats dans la salle des réunions. Certains députés n'ont pas caché leur indignation face au comportement des troupes sud-africaines dont les grenades et autres armes peuvent toujours causer des incidents graves si la négligence souvent observée sur eux se poursuit.
Réagissant au déplacement suspect des Sud-Africains à Rumonge, le porte-parole de l'armée, le colonel Augustin Nzabampema a tenté de minimiser l'incident mais en vain.
A Bujumbura, des informations persistantes non encore vérifiées indiquent que les militaires sud-africains étaient en mission de préparation des lieux pour leur futur campement. En effet, ils seraient sur le point d'être appelés prochainement à assurer la protection du futur gouverneur de Bururi et autres autorités de la province qui seraient des membres de l'une ou l'autre organisation terroriste-génocidaire.
Rappelons que l'opinion se pose toujours la question de savoir quelle a été l'épilogue de l'accident sur la route de l'aéroport au mois de janvier 2002 et qui a coûté la vie à des militaires? Cette question se pose de façon récurrente et nécessite une réponse. La gestion des troupes sud-africaines au Burundi laisse des zones d'ombre qui ne peuvent que susciter la suspicion.
Burundi - Justice.
Le président du parti Raddes devant la barre dans l'"affaire détournement à la LONA".
Bujumbura, le 3 avril 2002 (Net Press). Le tribunal de grande instance de Bujumbura a auditionné ce 2 avril 2002 le président du parti Raddes M. Joseph Nzeyimana dans "l'affaire détournement à la société Loterie Nationale" à l'époque où il était le directeur général de cette entreprise.
Le ministère public avait assigné M. Nzeyimana pour lui signifier qu'il devait comparaître et lui a fait savoir les accusations contenues dans le dossier à sa charge. M. Nzeyimana a demandé à la cour de lui donner un temps minimum pour prendre connaissance du dossier. C'est ainsi que l'affaire a été remise au mois de juin à une date qui sera précisée ultérieurement.
Contacté par la rédaction, M. Nzeyimana se dit très surpris de voir "l'affaire politisée". Il s'étonne que même la télévision était présente alors que pour d'autres cas pareils, les images ne sont pas prises. Et d'ajouter qu'il souhaite un jugement équitable, raison pour laquelle l'on devrait laisser la justice travailler dans toute son indépendance. Rappelons que M. Nzeyimana avait été détenu à la prison centrale de Mpimba pour le même dossier au mois de mai 2001 pour être libéré 2 mois après.
Burundi - Transport.
Les chauffeurs empruntant l'axe Centre-ville-Kanyosha demandent l'intervention de la Ligue Iteka pour mettre fin aux tracasseries policières.
Bujumbura, le 3 avril 2002 (Net Press). Des chauffeurs empruntant l'axe centre-ville-Kanyosha étaient rassemblés ce matin devant les bureaux de la ligue burundaise des droits de l'homme "Iteka" afin de demander son intervention pour mettre fin aux tracasseries policières dont ils font souvent objet.
Selon les chauffeurs contactés par notre reporter, les policiers de la brigade de Kanyosha sont injustes envers les chauffeurs de certains bus en ordre en les détenant pendant des heures alors que d'autres continuent à travailler comme si de rien n'était alors que les papiers ne sont pas au complet. Ces chauffeurs ont indiqué qu'ils versent parfois une amende de 20.000 FBU quand les bus sont saisis à la brigade mais ne reçoivent pas de quittance. Et d'ajouter qu'en cours de route, certains policiers n'hésitent pas à faire payer 2000 FBU toujours sans quittance. Ils ont aussi déclaré qu'actuellement, une vingtaine de bus sont saisis à la Brigade de Kanyosha et certains d'entre eux ont été remis aux chauffeurs ce matin après qu'ils aient décidé de porter l'affaire plus loin.
Ils ont conclu en indiquant que ces tracasseries policières les empêchent de travailler convenablement et sont souvent en conflit avec leurs patrons puisqu'ils ne versent pas une somme satisfaisante.
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AVIS DE MISE EN VENTE
La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes:
Une MITSUBISHI Pajero Long châssis, plaque d'immatriculation 02 BA 0222, Année de fabrication 1992, n° de chassis 00947.
Le dit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 01. 04. 2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à monsieur le chef du département de l'administration générale au plus tard le 05. 04.2002.
LA BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.
AVIS DE MISE EN VENTE DES TRANSFOMATEURS ET DES PIECES DE RECHANGE VEHICULES
La Regideso met en vente :
- 25 transformateurs déclassés
- et des pièces de rechange pour véhicues atomobiles (LAND-ROVER, LAND CRUSER, TOYOTA, MERCEDES BENZ 1314, VOLVO, AUDI, RENAULT, CHARIOT ELEVATEUR, PEUGOT, RANGER-ROVER, VW COMBI).
Pour toute autre information complémentaire, l'intéressé (e) pourra s'adresser au service des Approvisionnements de la Regideso. Tél. 22 1169 ou 22 0814 ext. 137 ou 143, ou au apgasin électricité de la REgideso Tél: 22 1171.
Ce matériel peut être visité pendant les heures de services au magasin Regideso (enface de la Brarudi) à partir du 1er avril 2002.
Les offres sous plis fermés portant la mention "OFFRE POUR ACHAT TRANSFORMATEURS ET PIECES DE RECHANGE VEHICULES AUTOMOBILES." seront déposées à la Direction générale de la Regideso au plus tard le 11 avril 200 à 17h locales.
L'ouverture des offres aura lieu le 12 avril 2002 à 9 heures de la salle des réunions de la direction générale.