NET PRESS
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Burundi - Justice.
André Migurumiko et ses 3 adeptes militaires blanchis par la justice burundaise.
Bujumbura, le 31 juillet 2001 (Net Press). C'est ce matin que le très controversé pasteur André Migurumiko de la MEI (Mission Evangélique Indépendante) et ses 3 adeptes militaires et co-détenus ont quitté la prison centrale de Mpimba après avoir été acquittés par la justice.
M. Migurumiko était poursuivi pour "incitation à la désobéissance", tandis que ses 3 adeptes étaient accusés d'avoir refusé d'obtempérer aux ordres de leur supérieur hiérarchique qui les avait envoyés au front. Ils étaient incarcérés depuis le 31 mars 2001.
Burundi - Justice.
Deux femmes soupçonnées d'avoir participé à l'attentat contre la Sabena en liberté provisoire.
Bujumbura, le 31 juillet 2001 (Net Press). Il s'agit de Mmes Capitoline Niyikundana et Séraphine Uwimana, alias Mamam Sonia ou Mamam Willy qui viennent de bénéficier ce 30 juillet 2001 d'une liberté provisoire. Elles avaient été arrêtées en date du 16 janvier 2001 dans le cadre de l'enquête sur l'attentat contre un avion de la compagnie belge Sabena survenu le 4 décembre 2000.
Juste après cet attentat, une commission gouvernementale d'enquête avait été mise sur pied pour identifier les auteurs de ce forfait. Le gouvernement du Burundi et l'armée nationale ont accusé les terroristes-génocidaires du Fnl d'en être les auteurs au moment où le Cndd-Fdd et le Fnl pointaient du doigt l'armée burundaise. Cette commission était dirigée par M. Arcade Niyongabo, alors commissaire général de la police judiciaire des parquets. Au cours d'une visite du rapporteur spécial pour les droits de l'homme au Burundi, le procureur général de la République qui se trouvait à ses côtés, s'était vu refuser le droit d'entrer aux cachots de la BSR. Il s'en était suivi une brouille entre M. Gérard Ngendabanka et le commandant du district de Bujumbura, le lieutenant-colonel Fabien Ndayishimiye, brouille qui a été dissipée grâce à l'intervention personnelle du ministre de la justice.
Burundi - Parti politique.
Le président de l'aile dissidente de l'Anadde donne à son rival de l'aile légale une réponse de berger à la bergère : il décide de le "suspendre" de ce parti.
Bujumbura, le 31 juillet 2001 (Net Press). Après l'exclusion du parti Anadde décidée par M. Patrice Nsababaganwa à l'encontre de M. Elysée Ntiranyibagira en date du 21 juillet 2001, ce dernier vient de réagir en prononçant, avec l'aide de deux de ses amis, la suspension de "M. Nsababaganwa de ses fonctions et de sa qualité de membre jusqu'à la tenue du 2ème congrès ordinaire de ce parti qui décidera de son sort et mettra en place les nouveaux organes dirigeants pour restaurer la légitimité violée depuis 1998".
M. Elysée Ntiranyibagira et ses amis considèrent que M. Nsababaganwa "s'est clairement désolidarisé du parti Anadde et de ses militants pour évoluer dans des sphères politiques qui font la promotion du mouvement de refus de l'accord d'Arusha".
Rappelons que pour sa part, le président de l'Anadde avait en date du 21 juillet 2001 exclu des rangs de ce parti son secrétaire général, M. Elysée Ntiranyibagira pour son "indiscipline et l'opportunisme politique" qui le caractérisent. (voir les 2 textes sur www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Rappelons aussi que M. Nsababaganwa et son parti soutiennent entièrementt le colonel Epitace Bayaganakandi alors que M. Ntiranyibagira dirige la tendance de l'Anadde proche du pouvoir.
Signalons dans le même registre que les présidents des partis Raddes et MSP-Inkinzo ont fait de même avec les "usurpateurs" Onésime Bugabo et Clément Ndereyabandi qui avaient prétendu représenter les 2 partis lors du dernier sommet d'Arusha qui a intronisé le tandem Buyoya-Ndayizeye.
Burundi - Justice.
Les magistrats et les avocats burundais se mettent à l'heure des vacances.
Bujumbura, le 31 juillet 2001 (Net Press). Comme c'est devenu la tradition, les magistrats et avocats du Burundi se préparent à entamer dès demain, le 1er août 2001 leurs vacances annuelles, appelées également "vacances judiciaires", qui dureront tout le mois d'août.
Contactés ce matin par la rédaction, le président de la cour suprême et le bâtonnier de l'ordre des avocats du Burundi, respectivement M. Adrien Nyankiye et Me Déogratias Nzemba, ont indiqué que, contrairement à ce qu'affirme une certaine opinion qui qualifie cette période de celle de l'"oisiveté judiciaire", la justice continue à fonctionner mais au ralenti.
Selon M. Nyankiye, les magistrats burundais vont continuer à travailler durant le mois d'août, même si les cours et tribunaux seront fermés : "on va évacuer les dossiers qui le méritent, rédiger les dossiers non encore clôturés et continuer à enregistrer des plaintes", a ajouté le président de la cour suprême. Il a poursuivi en indiquant que cette période va être mise à contribution pour l'avancement et la clôture d'une bonne partie des dossiers se trouvant dans les cours et tribunaux, afin d'envisager une bonne rentrée judiciaire au mois de septembre. Enfin, il a fait savoir que certains magistrats vont en profiter pour prendre leurs congés annuels et qu'il n'y a rien d'anormal à cela.
Pour sa part, Me Déogratias Nzemba a déclaré que les vacances judiciaires permettront aux avocats de prendre un petit repos tout en mettant de l'ordre dans les dossiers à leur disposition : "on passera de temps en temps dans nos cabinets essentiellement pour des urgences, mais aussi pour apprêter les dossiers dans la perspective de la rentrée judiciaire".
Les 2 hommes ont démenti que durant cette période les magistrats et les avocats "croiseront les bras et tourneront les pouces" comme voudraient le faire croire certaines personnes.
En définitive, les vacances judiciaires sont bénéfiques aux deux corps et à la société en général, car elles permettent aux dossiers judiciaires d'avancer comme il faut, et non de s'éterniser dans les tiroirs des juges et avocats.
Burundi - Parti politique.
Le PARENA fustige l'"arrestation arbitraire et illégale" de son cadre Adolphe Ndayiragije.
Bujumbura, le 31 juillet 2001 (Net Press). Hier soir, vers 18 h 30 minutes, des gendarmes ont téléphoné au domicile de M. Adolphe Ndayiragije (enseignant et membre du comité de base de Jabe, en mairie de Bujumbura) à qui ils ont annoncé qu'ils avaient un message pour lui. Il a répondu qu'il ne pouvait pas sortir parce qu'il était souffrant. Ses interlocuteurs qui étaient, semble-t-il, devant sa maison lui ont rétorqué qu'ils n'étaient pas loin et qu'ils allaient arriver d'un moment à l'autre. Trois minutes après, ils faisaient irruption dans sa maison et l'ont immédiatement conduit à la BSR (Brigade Spéciale de Recherche).
Pour le porte-parole du PARENA qui nous a livré l'information, cela prouve une fois de plus que ce parti a "un péché originel vis-à-vis du pouvoir en place". En effet, a-t-il expliqué, à chaque crise, c'est le parti Parena qui est le bouc-émissaire et tous ses militants sont susceptibles d'être arrêtés. "Les vraies motivations de cette arrestation sont que le Parena a refusé de bénir l'invasion du Burundi par les troupes étrangères, l'amnistie du génocide et le démantèlement de l'armée nationale", a-t-il ajouté.
Selon toujours le porte-parole du Parena, M. Ndayiragije a été arrêté sans mandat d'arrêt alors qu'il était (et reste) malade de paludisme. Celui qui l'a approvisionné le matin n'a pas pu le voir.
D'autre part, le parti Parena vient de publier son bulletin d'information n°8 dans lequel il dénonce "la triple escroquerie du sacre de Buyoya et Ndayizeye et les dangers qui en découleront". Pour ce parti, l'intronisation forcée du couple Buyoya-Ndayizeye repose sur une triple escroquerie : "le soi-disant aval des pays de la sous-région, de Kofi Annan et de Kadhafi, l'appui sans faille d'une armée qui tente de le renverser chaque trimestre et le consensus dit suffisant entre les restes d'une faction décrédibilisée de l'Uprona et le Frodebu". (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Rwanda - Media.
Radio Rwanda, la première radio de la sous-région en ligne.
Kigali, le 31 juillet 2001 (Net Press). La radio d'Etat rwandaise, "Radio Rwanda", vient d'être la première radio de la sous-région à émettre ses programmes et informations sur le web. Son adresse est : rtsp://208.132.241.143/encoder/radio_of_rwanda.rm
Pour pouvoir entendre ces émissions, il faut disposer d'un realplayer.
A quand la radio-télévision nationale du Burundi (RTNB) en ligne?
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