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Bujumbura-Burundi.

Burundi - Sécurité.

Le porte-parole de l'armée tient un point de presse sur la situation sécuritaire prévalant dans le pays.

Bujumbura, le 31 octobre 2002 (Net Press). Le porte-parole de l'armée nationale, le colonel Augustin Nzabampema, a tenu ce 30 octobre 2002 un point de presse sur la situation sécuritaire prévalant dans le pays.

Dans la 1ère région militaire, le colonel Nzabampema a signalé la présence des "assaillants" dans plusieurs communes de Bujumbura rural. Dans la commune Kabezi par exemple, il y a eu des déplacements de la population fuyant, en direction du chef-lieu de la commune, les combats de ces derniers jours. Il a également indiqué que beaucoup d'embuscades qui n'ont heureusement pas causé beaucoup de dégâts ont eu lieu sur la RN3 reliant Rumonge à Bujumbura. Dans la commune Mutimbuzi, le porte-parole de l'armée a indiqué qu'il circule beaucoup de tracts du Palipehutu-Fnl invitant la population à se désolidariser des forces de l'ordre. Le porte-parole de l'armée nationale en a profité pour appeler les administratifs de cette commune d'être vigilants et de s'approcher davantage de leurs subordonnés afin de renforcer la trilogie administration - forces de l'ordre - population.

Le colonel Nzabampema a également souligné des cas de vols dans la commune Gihanga (Bubanza), la présence des "assaillants" dans la commune Musigati en bordure de la forêt de la Kibira. Le porte-parole de l'armée a indiqué qu'il existe un important contingent de Fnl sur la frontière entre la RDC et la province Cibitoke. Ces derniers sont alliés aux Fdd et aux Interahamwe qui se livrent de temps à autre à des pillages en province Cibitoke. Pour ces raisons, le gouvernement a déployé ses troupes le long de la frontière burundo-congolaise pour renforcer la sécurité.

Dans les 2è et 3è régions militaires, la sécurité est globalement bonne, même si ce 28 octobre 2002 les forces de l'ordre ont abattu 31 "rebelles" dans la localité de Mugege, commune Nyabitsinda, province Ruyigi. Au cours de ces opérations, les forces de l'ordre ont récupéré une arme lourde dénommée "Katioucha" qui a semé la terreur à Bujumbura, il y a quelque temps. Dans la même province, il y a des "poches de résistance rebelles" qui persistent dans les communes Nyabitsinda et Kinyinya où ils se livrent souvent au pillage. En outre, des combats ont opposé ce 30 octobre 2002 les forces de l'ordre aux "assaillants" dans les localités de Gihamagara et Buhoro de la commune Itaba.

Malgré ces poches de résistance relevées ici et là, le porte-parole de l'armée a tenu à rassurer la population que la situation sécuritaire est "totalement sous contrôle", même si beaucoup d'indicateurs montrent que la guerre peut s'amplifier d'un moment à l'autre.

Le colonel Nzampema a également donné les raisons qui ont poussé le gouvernement à rejeter le projet de cessation des hostilités sans cessez-le-feu proposé par Pierre Nkurunziza. Il a expliqué qu'il s'agit d'une "cessation des hostilités déconnectée d'un cessez-le-feu" qui n'amènerait pas la fin de la guerre. Ensuite, une cessation des hostilités sans la présence d'observateurs internationaux donnerait la possibilité aux Fdd de s'infiltrer massivement à partir de la Tanzanie et de s'installer dans n'importe quelle commune de leur choix. Enfin, cet arrêt des hostilités resterait théorique puisque le Cndd-Fdd allié au Palipehutu-Fnl continuerait à mener la guerre aussi longtemps que ce dernier n'aura pas signé la fin des hostilités. Pour lui donc, ce projet n'est qu'une manoeuvre dilatoire pour renvoyer aux calendes grecques la signature de l'accord de paix d'une part et rendre caduc d'autre part le cadre tracé par le dernier sommet des chefs d'Etat de la sous-région sur le Burundi.

Le porte-parole de l'armée a par ailleurs démenti les allégations de certains media occidentaux selon lesquels le Burundi aurait envoyé des troupes pour soutenir le RCD et que des militaires rwandais seraient passés par le Burundi pour aller en RDC.

Burundi - Justice.

L'un des avocats-conseils de l'Uprona non-négociateur proteste contre les "manoeuvres dilatoires du ministère public".

Bujumbura, le 31 octobre 2002 (Net Press). Ce mercredi matin, le président de l'Uprona non-négociateur, M. Charles Mukasi (écroué à Mpimba depuis près de 4 semaines) avait été cité à comparaître au parquet de Bujumbura où la cour suprême devait statuer sur son cas. M. Mukasi et ses avocats furent surpris de constater que le siège était incompétent parce qu'incomplet. En effet, le ministère public n'avait délégué aucun représentant, arguant qu'il n'avait pas été informé à temps par le président de la cour suprême de la tenue de cette audience.

Pour Me Gabriel Sinarinzi (l'un des avocats de la défense), il s'agit là "d'une manoeuvre dilatoire de la part du ministère public n'ayant d'autre but que de prolonger la détention préventive" de son client. En effet, a expliqué Me Sinarinzi, le procureur général de la République et ses collaborateurs ne sauraient affirmer ne pas connaître ce dossier qu'ils ont depuis 3 semaines, "puisque le procureur général de la République en a même longuement parlé à la télévision nationale". Or, outre que le ministère public est un, c'est lui qui a ouvert ce dossier et qui est le défenseur de la société, selon toujours Me Sinarinzi. D'après lui, le ministère public a pour travail et obligation d'instruire à charge ou à décharge les dossiers des prévenus, et ne saurait aucunement se dérober à cela, a conclu Me Sinarinzi.

Signalons que le président de l'Uprona non-négociateur a été cité à comparaître une nouvelle fois dans l'après-midi de ce jeudi 31 octobre 2002 et qu'il avait, lors de la dernière audience, refusé d'être jugé par d'autres magistrats qui ne sont pas de la cour suprême. Il avait alors expliqué qu'il jouit du privilège de juridiction, étant non seulement membre du comité central du parti Uprona, mais aussi et surtout président de ce parti, conformément aux élections du congrès national de cette formation politique.

Burundi - Enseignement.

Quand des enseignants du primaire sont obligés de déserter leur poste d'attache ...

Bujumbura, le 31 octobre 2002 (Net Press). Six enseignantes d'ethnie tutsi prestant à l'école primaire de Kamesa située dans les montagnes de Bujumbura rural, non loin de la capitale mais relevant administrativement de la direction de l'enseignement en mairie de Bujumbura ne savent plus à quel saint se vouer. Elles viennent en effet d'être déclarées persona non grata à l'école primaire de Kamesa par la population environnante. Aux dires de ces dames, depuis qu'elles ont été mutées à cette école (au début de l'année scolaire en cours), elles ont été exposées à une serie d'épreuves.

D'abord, comme il leur été interdit d'emprunter un raccourci menant à leur école (les autorités de la zone de Musaga craignent que des mines anti-personnelles aient été posées là par les terroristes-génocidaires souvent de passage dans la région), ces enseignantes ont été obligées de passer par la RN7 et de remonter ensuite par un sentier qui mène à leur école. Avant d'emprunter cette route qui mène à Ijenda, elles doivent attendre le signal des forces de l'ordre après s'être assurées de la sécurité ambiante qui est généralement donné aux environs de 8h. Ce qui les exposait toujours à des retards répétitifs, s'attirant ainsi les foudres de la direction de l'école qui leur avait déjà adressé des demandes d'explication.

Bien plus, la population des environs était mécontente de ces enseignantes venues de Musaga et n'avait cessé de le faire savoir en réclamant que leurs enfants ne soient pas enseignés par ces femmes. En dépit de toutes ces difficultés apparemment insurmontables, ces braves dames ont continué à se rendre au service jusqu'au jour où deux jeunes gens armés de petites houes (appelées "udufuni" en kirundi) dont se servent habituellement les militants du Palipehutu-Fnl pour perpétrer leurs crimes sont venus se positionner derrière une salle de classe tenue par une de ces dames et ont brandi leurs armes pour l'intimider. Estimant que l'eau avait débordé le vase, ces enseignantes ont décidé ne ne plus fouler le pied de Kamesa, de peur d'y laisser leur peau. Elles viennent de passer plus de deux semaines devant le bureau de la direction provinciale de l'enseignement en mairie de Bujumbura pour que celle-ci trouve une solution à cette situation. En effet, le ministère de tutelle avait indiqué aux enseignants mutés dans le cadre du redéploiment qu'une commission analysera tous les recours qui seront soumis par les enseignants lésés mais après avoir au préalable exécuté cette mutation.

La rédaction a contacté à ce sujet les autorités de la direction provinciale de l'enseignement en mairie de Bujumbura pour en savoir davantage. Le chef du personnel, Mme Corinth Nahayo, a confirmé être au courant de la situation, tout en ajoutant que la commission chargée d'analyser les recours n'a pas été à même d'étudier ce cas qui dépasse, selon elle, le cadre de la direction provinciale de l'enseignement en mairie de Bujumbura. Elle a ajouté qu'elle a transmis ce dossier à ses supérieurs hiérarchiques notamment le directeur général de l'enseignement de base qui trouvera une issue heureuse pour l'intérêt et des enfants de Kamesa et des enseignants.

Soulignons d'autre part qu'une action disciplinaire à l'encontre de ces enseignantes a déjà été ouverte à partir de ce 28 octobre 2002 par la directrice de l'école primaire de Kamesa au moment où les concernées commençaient à espérer une issue heureuse.

Burundi - Politique.

L'Uprona de Charles Mukasi a une très bonne cote de popularité auprès des Burundais, selon un site web plutôt proche du G7.

Bujumbura, le 31 octobre 2002 (Net Press). C'est la principale leçon que l'on peut tirer d'un sondage en cours sur le web et en particulier sur le site internet "abarundi.org", plutôt proche du G7 (hutu). En effet, sur 172 votants (jusqu'à la mi-journée de ce 31 octobre 2002), l'Uprona aile Mukasi vient en 2è position avec 12,2% de voix, loin devant l'autre aile du même parti (2,3% de voix, 8è position), le Frodebu (4è position, 6,4% de voix), ou le Parena (3è position, 8,6% de voix).

La question qui a été posée aux internautes est la suivante : "Si des élections étaient organisées après la période de transition au Burundi, pour quel parti voteriez-vous ?"

A noter néanmoins que selon les votants, qui sont essentiellement les visiteurs réguliers de ce site et donc eux-mêmes proches du G7 (par conséquent hutisants), les 1ères forces politiques au Burundi sont le Cndd-Fdd de Pierre Nkurunziza et le Cndd de Léonard Nyangoma, qui avaient tous les deux 17,4% de voix à la mi-journée de ce 31 octobre 2002.

Avis de mise en vente

La "Société Industrielle et COmmerciale", SIRUCO s.a., met en vente un véhicule dont les caractéristiques sont les suivantes :

1. Marque : VW JETTA 2. Plaque : N° 01 BA 4573 3. Année de fabrication : 1994 4. Dédouané

Le véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité tous les jours ouvrables de 7h 30'à 12h 00' et de 14h 00' à 17h 30'dans les enceintes de la SIRUCO sise Boulevard du 1er Novembre, Quartier Industriel en face de SOGERBU II.

Les offres sous pli fermé portant mention "Offre pour achat véhicule WV JETTA" doivent être adressées à la dirction générale de la SIRUCO B.P 619 Bujumbura.

Une caution de soumisssion de 200.000 F est exigée. Elle sera versée à la caisse de la société. La caution est remboursable pour les soumissionnaires non gagnants mais déductible du prix pour le soumissionnaire gagnant. Elle ne sera pas remboursée au soumissionnnaire gagnant qui se désistera. Les offres sous pli fermé devront parvenir au secrétariat de la dirction générale au plus tard le 15 novembre 2002 à 17h 00. L'ouverture des enveloppes aura lieu en séance publique samedi le 16/11/2002 à parir de 9h 00 au siège de la société.

La SIRUCO se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle du véhicule.

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