NET PRESS
Burundi - Processus de paix.
Les journalistes burundais acceptent d'"accompagner le processus de mobilisation pour la paix et la réconciliation", mais pas d'être "des propagandistes du pouvoir".
Bujumbura, le 4 avril 2002 (Net Press). Le séminaire sur "les professionnels des media et la mobilisation pour la paix et la réconciliation nationale" ouvert le 3 avril 2002 à l'hôtel Source du Nil, s'est poursuivi ce matin et devrait se clôturer dans la soirée de ce 4 avril 2002. Dans l'après-midi du 3 avril 2002 et dans la matinée de ce 4 avril 2002, les travaux se sont poursuivis en commissions où 2 groupes de professionnels des media devaient réfléchir sur les thèmes suivants : "la contribution des média dans la campagne de mobilisation pour la paix et la réconciliation nationale" et "la liberté de la presse et la culture de la paix". Avant cela, les séminaristes avaient eu à écouter en début d'après-midi l'exposé de M. Cyprien Ndikumana, intitulé "Conciliation de la liberté de presse et la culture de la paix et la réconciliation nationale au Burundi". Selon le conférencier, le devoir d'objectivité et d'honnêteté est une des premières obligations des journalistes. Il faut, a-t-il dit, une information responsable qui soit favorable au rétablissement et au maintien de la paix.Mais en contre-partie, les pouvoirs publics et la société en général devront veiller à ce que la presse nationale soit réellement libre et ne subisse aucune forme de pression, en provenance de quelque milieu que ce soit. (voir
www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Certains participants ont regretté que l'accord d'Arusha qui concerne d'abord les Barundi, n'ait pas de version en kirundi (langue nationale). Beaucoup d'autres ont déploré que les réserves ne soient pas encore incorporées dans cet accord et qu'elles ne soient pas encore rendues publiques. Selon eux, l'accord, sans les réserves, devient un texte "incomplet" et "amputé". Cela a été corrigé dans la soirée puisque des copies de ces réserves ont été disponibilisées et distribuées à tous les participants par les organisateurs.
Beaucoup d'autres participants ont déclaré qu'ils avaient l'impression d'avoir été appelés "pour une certaine complicité avec le pouvoir". Or, a ajouté un intervenant, "rien ne nous oblige à adhérer obligatoirement à leur accord". Et de souligner que "les journalistes feront leur travail de rapporter ce qui a été fait et dit. Mais en aucun cas nous ne devons pas être les propagandistes du pouvoir". Un autre a tempéré les déclarations de son confrère en ajoutant qu'il faudra tout de même "accompagner ce processus de mobilisation pour la paix". Pour cela, les politiciens ont été appelés à être eux-mêmes plus responsables et à ne pas toujours jeter les torts aux journalistes. Ainsi, ces politiciens ont été invités à harmoniser avant tout leurs vues sur cet accord pour ne pas faire en public des déclarations contradictoires.
Les pouvoirs publics ont été invités à ne pas chercher à infantiliser la population (qui n'est pas à prendre comme des ânes même si elle est à 60% analphabète, selon un intervenant), encore moins les professionnels des média. Si le gouvernement a des messages qu'il veut faire passer tels qu'il l'entend, il n'a qu'à acheter des espaces publicitaires dans les radio et dans la presse écrite, a recommandé un autre confrère selon lequel les pouvoirs publics "devraient s'en tenir à nous informer et nous, faire le reste".
Burundi - Voies routières.
La mairie de Bujumbura déclare ne pas être en mesure d'entretenir toutes les routes.
Bujumbura, le 4 avril 2002 (Net Press). Suite au mauvais état des routes de la capitale et aux eaux de pluies qui stagnent dans les avenues de la ville, la rédaction a contacté le maire de la ville, M. Pie Ntiyankundiye, qui a indiqué que la mairie n'est pas en mesure d'entretenir toutes les routes.
M. Ntiyankundiye a par ailleurs déclaré que la mairie essaie de déboucher les canaux d'eaux dans certaines avenues mais suite au rythme incessant des pluies diluviennes ces derniers temps, l'eau continue à déborder dans les routes malgré tout.
Il a souligné que cela demande beaucoup de moyens qui sont largement dépassés par l'intensité de la pluie. Quant aux autres routes, elles étaient entretenues grâce à la coopération internationale dont notamment les projets de l'AGETIP financés par la Banque Mondiale et d'autres projets financés par l'Union Européenne.
M.Pie Ntiyankundiye a néanmoins regretté que la population de la capitale ne participe pas aux travaux d'enlèvement de salubrités organisés chaque samedi. Et d'ajouter que les citadins devraient s'inspirer de l'exemple du Rwanda où les plus hautes autorités participent dans les travaux commnautaires dits "Umuganda" aux côtés de la population.
Il a enfin indiqué que les immondices qui entourent le marché du quartier Jabe sont souvent enlevées par les SETEMU, mais compte tenu du peu de moyens dont ils disposent, ils ne parviennent pas à être réguliers. Il a souligné que cela constitue un problème sérieux puisqu'il serait difficile de demander aux commerçants de ce marché de verser d'autres taxes pour cette fin dans cette période de crise.
Burundi - Enseignement
Les étudiants en formation doctorale en Belgique manifestent devant l'ambassade du Burundi.
Bujumbura, le 4 avril 2002 (Net Press). Une trentaine d'étudiants en formation doctorale en Belgique, accompagnés de leurs familles, ont organisé une marche-manifestation ce 3 avril 2002 devant l'ambassade du Burundi à Bruxelles pour dénoncer les mesures prises par le ministre de l'éducation nationale.
Ces étudiants doctorants portaient des pancartes sur lesquelles l'on pouvait lire notamment " non à l'exil forcé préconisé par le ministre Mpawenayo", "la formation des formateurs n'a pas de prix", "nous devons rentrer au Burundi en dignité", "Burundi: halte au démantèlement de l'université", "le silence des plus hautes autorités est complice", "non aux mesures de suspension de la bourse des étudiants presque au bout de leur formation......"
Notons que ces étudiants avaient envoyé un document dénonçant ces mesures aux plus hautes autorités du Burundi ainsi qu'au secrétariat belge à la coopération. Notons également qu'une rencontre de ces étudiants avec le ministre de l'éducation nationale est programmée ce vendredi 5 avril 2002 à 18 hoo, dans les enceintes de l'ambassade du Burundi en Belgique.
Burundi- Afrique du Sud.
Un groupe de députés de l'assemblée nationale s'insurge contre le comportement des militaires sud-africains.
Bujumbura, le 4 avril 2002 (Net Press). Après l'incident de ce 3 avril 2002 causé par un soldat sud-africain qui a laissé échapper une balle dans un hall central du palais des congrès de Kigobe, le groupe parlementaire contre le génocide et l'exclusion et pour la réhabilitation du citoyen exige de ne plus voir ces militaires dans les enceintes du palais.
Ce groupe s'indigne du comportement affiché par les autres militaires sud africains qui ont terrorisé les députés en chargeant et en braquant leurs armes sur les parlementaires dans le même hall et à l'extérieur.
Ces députés exigent en outre du gouvernement de leur expliquer si les Sud africains ont une autre mission que celle de protéger certains responsables politiques. Et d'ajouter que le cas de Rumonge est suffisamment grave pour que tout le monde s'en inquiète.
Ce groupe rappelle enfin que cette question d'insécurité créée par une présence militaire étrangère au pays avait déjà été soumise au bureau de l'assemblée nationale mais malheureusement aucune suite n'y a été réservée.
Burundi - Enseignement.
Les étudiants de l'Ecole Normale Supérieure (ENS) déclenchent une grève illimitée.
Bujumbura, le 4 avril 2002 (Net Press). Ils étaient plus de mille étudiants ce matin rassemblés dans la cour intérieure des anciens locaux de l'ESTA (école supérieure des techniques administratives). Ils revendiquent qu'ils soient soumis "aux mêmes conditions pédagogiques que celles des étudiants de l'université du Burundi quant aux méthodes d'enseignement et d'évaluation", comme le stipule l'article 25 du décret présidentiel portant création et organisation de l'ENS du 15 octobre 1999. Ces étudiants rejettent certaines dispositions contenues dans le règlement académique d'avril 2000 et élaboré par le conseil d'administration de cet institut. Selon eux, ce règlement s'écarte énormément du décret présidentiel tant sur le plan de l'enseignement que sur celui de l'évaluation. Ils mettent en cause le travail de fin d'études préconisé par le reglèment à la fin du 1er cycle alors qu'ils doivent faire un autre à la fin du 2ème cycle. Ils estiment que ce travail constitue une évaluation de trop et considèrent que l'ENS est très rigoureuse en excluant toute possibilité de triplement, contrairement à l'université du Burundi où le triplement est autorisé dans certaines conditions .
Soulignons que ces étudiants ont déjà adressé deux correspondances au conseil d'administration de l'ENS. Celui-ci leur a répondu dans sa lettre du 18 mars 2002 qu'il est "spéculatif" de dire qu'on ne peut pas faire un travail de fin d'études après la 3ème année, arguant qu'on le fera à la fin de la 4è année (qui reste hypothétique). Le directeur de cette école, M. Charles Nditije, a fait savoir que ces revendications ne sont pas fondées. En effet, l'article 25 du décret présidentiel a été suivi à la lettre, selon lui car, les mêmes méthodes d'enseignement et d'évaluation de l'ENS sont les mêmes que celles de l'université du Burundi tant au niveau du programme, au niveau du calendrier académique qu'au niveau de l'évaluation.
Le directeur de l'ENS ne comprend pas pourquoi les étudiants demandent de présenter leur travail de fin d'études à la fin de la 4ème année, "qui est par ailleurs hypothétique". Il a ajouté que "les étudiants pouvaient plutôt poser d'autres conditions en rapport avec le travail de fin d'études dont le volume n'excède par par ailleurs 40 pages au maximum".
Burundi - parti politique
L'Uprona non-négociateur s'oppose à la vente et au transfert des immeubles appartenant à ce parti.
Bujumbura, le 4 avril 2002 (Net Press). L'Uprona négociateur vient d'adresser une letttre à madame le conservateur des titres fonciers pour s'opposer à la vente et au transfert des immeubles appartennant au parti Uprona. Dans cette lettre, ce parti indique que "depuis un certain temps, des aventuriers se sont emparés du patrimoine du parti et que les titres conservés à la B.C.B ont été volés par effraction du coffre dans lequel ils étaient déposés".
Les signataires de la lettre qui sont MM. Charles Mukasi et Léonidas Ndoricimpa ont clairement indiqué que c'est en leur qualité de représentant légal et de représentant légal suppléant du parti qu'ils marquent cette opposition et ce, au nom du parti et de ses militants.
AVIS DE MISE EN VENTE
La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes:
Une MITSUBISHI Pajero Long châssis, plaque d'immatriculation 02 BA 0222, Année de fabrication 1992, n° de chassis 00947.
Le dit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 01. 04. 2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à monsieur le chef du département de l'administration générale au plus tard le 05. 04.2002.
LA BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.