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Bujumbura-Burundi.


Burundi - Anniversaire.

8ème anniversaire de la mort de Ntaryamira : son oeuvre sur le point de s'accomplir ...

Bujumbura, le 5 avril 2002 (Net Press).
Il y a 8 ans mourait le président Ntaryamira en compagnie de son homologue rwandais, Juvénal Habyalimana et deux de ses ministres, Bernard Ciza et Cyriaque Simbizi. C'était le 6 avril 1994 dans le ciel de Kigali, dans les jardins de la résidence du président Habyalimana à Kanombe. Il rentrait d'un sommet très controversé et initié par le président Habyalimana pour noyer les problèmes rwandais dans la crise burundaise. Habyalimana l'avait pris pour bouclier humain et cela pour la deuxième fois après avoir fait la même chose le 4 avril 1994, de retour de Gbadolité.

Alors que le sommet était officiellement convoqué pour régler les problèmes de sécurité du Rwanda et du Burundi, il fut consacré à plus de 75% sur la situation au Burundi, et principalement sur la question de l'armée nationale accusée de tous les maux par son commandant suprême de l'époque. Le communiqué conjoint issu du sommet le montre très bien en plus du discours du président Ntaryamira (voir www.netpress.bi, rubrique "Agora"). 

Dans son intervention au sommet de Dar-Es-Salaam, le président Ntaryamira a fait savoir que "la purification ethnique dans les quartiers de la ville de Bujumbura la capitale" est le fait de "la complicité des éléments des forces de l'ordre". Pour le président Ntaryamira, il n'y avait que des innocents d'un côté et qui sont des victimes, et des méchants bourreaux de l'autre. Les premiers sont des "démocrates" (les Hutu du Frodebu) et les autres, des anti-démocrates (les Tutsi). Ce sont les forces anti-démocratiques qui "refusèrent les résultats de ce que le monde entier salua comme une grande victoire démocratique", à savoir les élections de juin 1993. M. Ntaryamira avait poursuivi en disant que "malheureusement, la remise sur pied de ces institutions n'a pas empêché les forces anti-démocratiques de continuer leurs actions de déstabilisation et de perpétuation du putsch par le biais notamment de destruction de biens et des maisons, d'assassinats de citoyens innocents et de toute autre action visant à paralyser la vie politique, économique et sociale de tout le pays". Ses efforts ont été, selon lui, chaque fois contredits par l'armée et la gendarmerie.Il a tenté de justifier le terrorisme et le génocide perpétré par des ultra-hutu qui ont pris les armes.

M. Ntaryamira avait poursuivi son explication de la crise que traversait le pays en situant ses origines au 17è siècle, départ du refus de partage des pouvoirs qui se prolongerait jusqu'à ce moment. Il proposa au parterre des chefs d'Etat une "solution" qui rassure tout le monde tout en soulignant que "la persistance de la crise et l'opposition de certaines forces politiques et de l'armée à tout retour total à la légalité démontrent à suffisance qu'il est indispensable d'envisager prioritairement (...) de réserver une attention particulière à l'armée qui s'avère être le soutien des forces qui tuent et qui pillent" (ici, il avait biffé l'élément "armée" par "la structure actuelle de l'armée pour qu'elle ne soit plus une entrave à l'évolution harmonieuse de la société burundaise").

Le président Ntaryamira s'était véritablement érigé en une sorte de représentant d'une ethnie assimilée au parti Frodebu au regard de son discours on ne peut plus dichotomisante de la société. Il avait plaidé pour le démantèlement de l'armée comme ne le ferait pas si bien le G7 aujourd'hui, aux prises avec l'armée nationale.

Le discours actuel de ce groupe de partis et mouvements est calqué sur le modèle de celui de Ntaryamira et il persiste à réclamer la mise à mort de l'armée actuelle. L'accord d'Arusha, par pudeur, propose sa "réforme" en intégrant les terroristes-génocidaires créés par Nyangoma et le Palipehutu. La plaidoirie de Ntaryamira a été bien entendue et suivie, et il peut se reposer tranquillement. 

Burundi - Politique.

Le secrétaire général a.i du parti Frodebu anime une conférence de presse.

Bujumbura, le 5 avril 2002 (Net Press).
Le secrétaire général a.i du parti Frodebu, M. Léonce Ngendakumana a organisé ce 5 avril 2002, à l'hôtel Novotel une conférence de presse , à l'occasion de la commémoration du 8ème anniversaire de l'assassinat du président Cyprien Ntaryamira. Dans son mot liminaire, M. Ngendakumana a rappelé que le président Ntaryamira qui avait été investi dans un climat de violence et de tension généralisée dans tout le pays, a été assassiné alors qu'il revenait d'un sommet des chefs d'Etat de la région à Dar-Es-Salaam qui concernait les questions de sécurité dans l'ensemble de la région des Grands-Lacs en général et au Burundi en particulier. Il a indiqué que M. Ntaryamira avait insisté sur les questions relatives à la sécurité, à l'ordre et à la discipline dans tous les secteurs de la vie nationale. Néanmoins, il a regretté que son discours est actuellement incompris car l'insécurité, le désordre et l'indiscipline ont été généralisés dans les secteurs clés de la vie de la Nation. Il a souligné que de la convention du gouvernement à l'accord d'Arusha, en passant par le partenariat intérieur, les raisons des échecs de tous ces régimes sont notamment "la course à l'armement et l'intensification de la guerre, la persistance du clientélisme politico-ethnique comme mode de gouvernement". Selon lui, les intérêts sectaires et égoïstes priment sur celui du pays et avec l'accord d'Arusha, le partage des postes de responsabilité se fait entre amis de part et d'autre. Pendant ce temps, l'insécurité est grandissante et la paupérisation de la population s'accentue. Il a enfin souligné dans son discours que "nous devons nous organiser pour dire non à ceux qui persistent à ériger le mensonge et les manoeuvres dilatoires en mode de règlement du conflit burundais" et à ceux qui pensent qu'après Arusha, le peuple n'a plus de revendication. 

Le conférencier a poursuivi en indiquant que le Frodebu ne compte cependant pas se retirer du gouvernement de transition et compte plutôt donner des indications pour que les choses aillent de l'avant notamment sur la question du cessez-le-feu. Il a aussi souligné que si le Frodebu condamne plus le gouvernement pour l'intensification de la guerre que les "groupes armés", c'est que le premier est plus responsable dans les négociations. Ainsi, il faut que le programme de négociation ne reste plus secret et devrait être présenté à l'assemblée nationale. Il a aussi répondu à la question de la poursuite de la guerre par les groupes armés qui comptent pourtant des représentants au gouvernement en indiquant que la question devait être posée à ces représentants. Concernant le déroulement des récentes élections à l'assemblée nationale qui n'ont pas été démocratiques alors que "le Frodebu prône la démocratie", il a déclaré que même si ces élections se sont passées autrement elles ont quant même permis le reglèment de certains problèmes. L'ancien président de l'assemblée nationale s'est enfin exprimé sur le cas de M. Bamvuginyumvira qui marche actuellement à pieds en indiquant que c'est un citoyen comme tant d'autres, car il a perdu ses fonctions et le gouvernement peut apprécier s'il a bien travaillé ou pas, pour lui accorder certains avantages.

Signalons que cette conférence de presse a débuté avec un sérieux retard de près d'une heure. L'ancien président de l'assemblée nationale aurait-il toujours des difficultés pour être ponctuel ? On se rappelle en effet qu'il avait raté l'avion un jour lorsqui'il était encore aux affaires, l'année passée et avait dû se rabattre sur un vol du lendemain. 

Burundi - Politique.

Le Frodebu et le Palipehutu mécontents du traitement qu'a réservé l'armée nationale aux FNL.

Bujumbura, le 5 avril 2002 (Net Press).
Alors que les forces de l'ordre continuent à pourchasser et à traquer sérieusement les terroristes-génocidaires du Palipehutu-Fnl jusque dans leurs derniers retranchements de Bujumbura rural, le groupe parlementaire Frodebu vient de sortir de son mutisme en déclarant que "le gouvernement issu des négociations d'Arusha, au lieu de poursuivre la logique des négociations, intensifie une guerre insensée". Et d'ajouter qu'il "dénonce les manoeuvres dilatoires du gouvernement en ce qui concerne l'application stricte de l'accord, particulièrement la réforme de l'administration territoriale, la négociation du cessez-le-feu et la formation de nouvelles forces de défense et de sécurité". 

Il est à noter que c'est la première fois que le Frodebu pousse un coup de gueule aussi violent depuis longtemps et selon beaucoup d'observateurs avisés, ce n'est pas tant que le gouvernement (dont fait partie cette formation politique) traîne les pieds, comme le dit le Frodebu, dans la mise en application de l'accord d'Arusha.

En fait, le Frodebu aurait été étonné et littéralement pris de court par la tournure des événements en cours depuis plusieurs jours en province de Bujumbura rural. Les "combattants" du Palipehutu-Fnl sont en effet très malmenés par les opérations de grande envergure de l'armée nationale. Ce mouvement aurait même perdu la presque-totalité de ses bastions et enregistré beaucoup de pertes en vies humaines, qu'il chercherait à présenter comme des civils, comme il en a toujours eu l'habitude.

Du coup, ce mouvement qui a toujours boudé de très nombreuses rencontres de négociations pour un cessez-le-feu avec le gouvernement, accuse aujourd'hui le président Buyoya et son gouvernement de "ne pas vouloir la paix", selon Anicet Ntawuhiganayo interrogé par l'AFP. Le porte-parole du Palipehutu-Fnl, qui a lui-même failli être capturé vivant, semble-t-il, durant ces opérations, reconnaît implicitement les coups durs portés par l'armée nationale à son mouvement : "Le président Pierre Buyoya n'a ménagé aucun effort pour frapper fort la rébellion. Même si on nous élimine physiquement, les Hutu ont compris, ils continueront la lutte armée".

Très ébranlé, ce mouvement a entrepris une campagne de propagande, sur internet notamment, en dressant des listes de "civils" qui auraient été tués par les forces de l'ordre. On sait néanmoins que ces "civils" meurent parfois (pour ne pas dire plus) les armes à la main.

Burundi - Economie.

L'assemblée générale des actionnaires de la BNDE approuve les comptes de l'exercice 2001.

Bujumbura, le 5 avril 2002 (Net Press).
Les actionnaires de la banque nationale de développement économique (BNDE) ont tenu, dans la matinée de ce 5 avril 2002, une assemblée générale au cours de laquelle les comptes de l'exercice 2001 ont été approuvés. De source proche de cette banque, un bénéfice de 566,4 millions a été réalisé au cours de l'exercice écoulé, soit une hausse de 8,4% par rapport à 2000. Le total du bilan dépasse les 16 milliards de Fbu tandis que la somme des crédits non encore remboursés (par ses clients) dépasse 10 milliards. Signalons en outre que la BNDE compte intensifier les opérations des crédits de petit équipement en faveur des populations rurales. Pour ce faire, la BNDE (dirigée depuis 3 semaines par l'ancien 2è vice-président de la République, M. Mathias Sinamenye) va bientôt rechercher des lignes de crédits appropriées notamment auprès de la Belgique et de la France.

Burundi - Royaume-Uni.

Les Burundais appelés à compatir vis-à-vis des Britanniques, après le décès de la reine-mère Elizabeth.

Bujumbura, le 5 avril 2002 (Net Press).
Après la mort, dans son sommeil, de la reine-mère Elizabeth, l'ambassade du Royaume-Uni au Burundi avec résidence à Kigali ouvrira un livre de condoléances à son bureau de Bujumbura ce lundi 8 avril 2002. Ce livre sera ouvert de 9h à 16h et le restera jusque mardi 9 avril 2002, jour des funérailles de la "Queen Mum".

Les Burundais et tous les autres habitants du Burundi sont invités à manifester de la solidarité et de la compassion à l'égard du peuple britannique en passant au bureau de cette ambassade, situé au rez-de-chassée du building Old East aux jours et heures indiqués pour signer dans ce livre. 

BCD : AVIS DE RECRUTEMENT D'UN JURISTE

La Banque de Commerce et de Développement s.a (B.C.D) désire recruter un juriste remplissant les conditions ci-après : 

- Etre de nationalité burundaise
- Avoir un diplôme de Licence ou équivalent en droit
- Avoir une expérience professionnelle d'au moins 2 ans dans un service de recouvrement ou du contentieux
- Avoir une bonne maîtrise de l'outil informatique (tableur et traitement de texte)
- Avoir une bonne moralité
- Etre âgé de moins de 35 ans
- Etre disponible immédiatement
- Avoir un casier judiciaire vierge

Les candidats intéressés peuvent déposer leurs offres comprenant une lettre de demande d'emploi, leur curriculum-vitae, une copie certifiée conforme de leur diplôme, présenter le bulletin des deux dernières années au plus tard le vendredi 12 avril 2002, au secrétariat de la Direction Générale de la B.C.D.

Les tests de sélection auront lieu le 19 avril 2002.

AVIS DE MISE EN VENTE

La BANCOBU met en vente un véhicule en circulation dont les caractéristiques sont les suivantes:

Une MITSUBISHI Pajero Long châssis, plaque d'immatriculation 02 BA 0222, Année de fabrication 1992, n° de chassis 00947.

Le dit véhicule est vendu dans l'état où il se trouve et peut être visité dans l'enceinte de la BANCOBU pendant les heures de service à partir du 01. 04. 2002. Les offres sous plis fermé devront être adressées à monsieur le chef du département de l'administration générale au plus tard le 05. 04.2002.

LA BANCOBU se réserve le droit de refuser toute offre jugée inférieure à la valeur réelle dudit véhicule.