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Bujumbura-Burundi.


Burundi - Enseignement.

Les étudiants de l'ENS décident de reconduire leur mouvement de grève.

Bujumbura, le 8 avril 2002 (Net Press).
A l'issue de leur assemblée générale tenue ce matin, les étudiants de l'école normale supérieure (ENS) ont décidé unanimement de reconduire leur mouvement de grève déclenchée en date du 4 avril 2002. Car, à leurs yeux, la direction de l'ENS n'a pas encore apporté de réponse adéquate à leurs revendications. Ces étudiants se sont convenus de se retrouver dans une nouvelle assemblée générale d'évaluation de leur mouvement dans la matinée du mercredi 10 avril 2002. En attendant, ils ont décidé d'envoyer des émissaires plaider leur cause auprès des partenaires et des décideurs nationaux en matière d'éducation.

De son côté, le conseil d'administration de l'ENS a rendu public un communiqué à l'issue de sa réunion extraordinaire du 5 avril 2002, dans lequel il indique que "contrairement aux allégations des étudiants, le règlement académique actuellement en vigueur à l'ENS n'est aucunement en contradiction avec le décret portant création et organisation de cette école". L'article 25 de ce décret stipule que "les étudiants de l'école sont soumis aux mêmes conditions académiques que celles des étudiants de l'université du Burundi quant aux méthodes d'enseignement et d'évaluation". Ce conseil affirme avoir déjà eu l'occasion de montrer aux étudiants les similitudes entre l'ENS et l'université du Burundi concernant les méthodes d'évaluation et d'enseignement. Ce conseil considère que le décret susmentionné a été plutôt respecté car, selon son article 37, "tout ce qui n'est pas prévu dans le présent décret sera réglé par l'ordonnance du ministre ayant l'enseignement supérieur dans ses attributions ainsi que dans les règlements de l'école". Cela donne, du moins aux yeux du conseil d'administration de l'ENS, la prérogative aux autorités habilitées de confectionner les règlements de l'école. 

Au sujet de l'autre pomme de discorde entre les deux parties, à savoir le travail de fin d'études, l'article 44 du règlement académique de l'ENS précise que "sauf dispense résultant du programme suivi, l'obtention du diplôme de fin d'études est subordonnée à la présentation d'un travail de fin d'études". Ne pas accorder cette dispense est tout à fait légal et n'est pas en contradiction avec le décret ci-haut évoqué, selon toujours le conseil d'administration de l'ENS.

Burundi - Rwanda - Génocide.

La communauté rwandaise du Burundi célèbre le 8è anniversaire du déclenchement du génocide de 1994.

Bujumbura, le 8 avril 2002 (Net Press).
Ce dimanche 7 avril 2002, la communauté rwandaise du Burundi a célébré le 8ème anniversaire du déclenchement du génocide de 1994. Il y a d'abord eu une messe concélébrée en Kinyarwanda et quelques fois en français, à la cathédrale Regina Mundi à 15h°°, par un trio de prêtres. Au cours de cette messe, le père Jean-François Nkunzimpera s'est posé d'emblée la question que se posent encore les Rwandais aujourd'hui : "Où se cachait Dieu en 1994 ?", avant de répondre à sa propre question : "Dieu était là malgré tout en 1994, car il ya eu des Hutu qui ont caché des Tutsi au risque de leur vie". 

Après cette messe pour laquelle s'était déplacée une foule nombreuse constituée essentiellement de citoyens rwandais vivant au Burundi mais aussi par des Burundais qui tenaient à s'associer au peuple rwandais en ces moments de souvenir et de prière, les cérémonies se sont ensuite poursuivies à la résidence du chargé d'affaires de l'ambassade du Rwanda à Bujumbura. A cette 2ème partie des cérémonies, on aura surtout remarqué la présence des leaders de l'Accord-Cadre pour la restauration d'un Etat de Droit au Burundi comme le président du parti Uprona (non-négociateur), M. Charles Mukasi et M. Diomède Rutamucero, président de PA-Amasekanya. On remarquait aussi la présence de certains ministres Tutsi du gouvernement de transition comme Mme Françoise Ngendahayo, MM. Mathias Hitimana et Godefroid Hakizimana, de certains députés, notamment Charles Ndabirabe, Alphonse Kadege et Adrien Sibomana, alors que le G7 brillait par son absence presque totale. Seul le vice-président du sénat de transition, M. Pierre-Claver Nahimana, avait fait le déplacement de Kiriri où en plus des gardes du corps de celui-ci, on remarquait la présence d'un 3è Sud-Africain : le nouveau chef de la mission sud-africaine au Burundi. 

Dans son mot de circonstance, le chargé d'affaires a.i du Rwanda au Burundi, M. Welars Mukama a commencé par rappeler le thème choisi cette année à savoir "Unissons-nous pour l'éradication des antivaleurs génocidaires". Il a insisté sur la destruction des valeurs humaines qui a caractérisé les régimes de Kayibanda et Habyalimana pendant plus de trente ans. Le droit à la vie n'était plus un droit pour les réfugiés mais une faveur, a poursuivi le chargé d'affaires. Et d'ajouter que le territoire rwandais était devenu trop peuplé pour cette catégorie de la population, tout en étant suffisamment vaste pour accueillir des animaux. Il s'est demandé si le "plus jamais ça" après l'holocauste de la deuxième guerre mondiale n'était pas finalement un slogan. 

Il a poursuivi en indiquant qu'une commission ad hoc a été mise sur place pour établir une liste des vrais héros nationaux dont la fête a été fixée au 1er février de chaque année. Parmi ces héros, on peut citer 5 qui sont les plus représentatifs. Il s'agit d'abord de Fred Gisa Rwigema, commandant du FPR au moment du déclenchement de la guerre de libération, Agathe Uwilingiyimana, premier ministre de Habyalimana assassinée en compagnie de 10 casques bleus belges, le roi Mutare Rudahirwa, pour avoir introduit des réformes réhabilitant le Rwanda à l'époque coloniale, Michel Rwagasana, cousin de Grégoire Kayibanda assassiné en 1963 pour son nationalisme et son opposition à l'idéologie exclusivionniste et ségrégationniste du président d'alors et enfin Félicité Nitegeka, une réligieuse, soeur d'un officier supérieur sous Habyalimana qui a caché des Tutsi pendant le génocide de 1994 dans son couvent de Gisenyi. Cette dernière, prévenue par son frère qu'elle avait le choix entre la mort et la livraison des victimes, a préféré l'exécution.

Enfin, il convient de souligner que des Burundais présents à la commémoration de cet anniversaire n'ont pas pu cacher à la fois leur admiration et leur indignation. Admiratifs face à un Etat, le Rwanda qui a investi tous ses moyens pour que les victimes du génocide reçoivent les honneurs qui leur sont dûs. Mais aussi indignés de voir le pouvoir de Bujumbura ne pas faire la même chose pour ses morts, eux aussi emportés par un génocide pourtant reconnu par les Nations-Unies. Ces Burundais n'ont pas été du tout convaincus par les explications du président du sénat, M. Libère Bararunyeretse, au moment où il se rendait à Kigali pour se joindre au peuple rwandais à l'occasion de la "journée du Souvenir". Interrogé sur l'attitude du gouvernement face au génocide perpétré au Burundi, M. Bararunyeretse a déclaré en substance, visiblement très embarrassé, que ce qui s'est passé au Burundi n'est pas identique à ce qui s'est passé au Rwanda. Comprenne qui pourra ! 

Burundi - Belgique - Politique.

L'ambassade de Belgique au Burundi dans le collimateur des femmes rescapées du génocide des Tutsi.

Bujumbura, le 8 avril 2002 (Net Press).
Quatre vingt treize femmes burundaises rescapées du génocide des Tutsi viennent d'adresser une lettre ouverte à l'ambassadeur du royaume de Belgique au Burundi pour lui faire part de leur "profonde indignation" face au refus d'accorder un visa au président de PA-Amasekanya qui voulait participer à une conférence-débat en Belgique. Ces femmes dénoncent avec force cette "discrimination à caractère tribal dans l'octroi des visas", car cet événement qui "peut sembler futile à quelques naïfs" est lourd de conséquences. Et de demander de qui faut-il finalement attendre le salut quand les rescapés du génocide, "toujours visés par ce fléau qui ne s'arrête pas encore" n'ont plus le droit de s'exprimer, ni à l'intérieur ni à l'extérieur de leur pays". Les 93 femmes se demandent par ailleurs pourquoi la Belgique et la communauté européenne en général "agissent toujours aux côtés des génocidaires" qui n'ont aucune difficulté pour avoir des visas pour l'Europe.

AVIS D'APPEL D'OFFRES INTERNATIONAL POUR UN AUDIT EXTERNE APPROFONDI DE LA BANQUE DE COMMERCE ET DE DEVELOPPEMENT 
"BCD.s.a-BURUNDI"

Conformément à l'article 67 de la loi bancaire et à la circulaire n°8/94 de la Banque de la République du Burundi, la BCD s.a-Burundi lance un avis d'appel d'offres pour son audit externe approfondi portant sur les exercices clos 1999, 2000, 2001.

Le marché est entièrement financé par les fonds propres de la BCD s.a-Burundi.

Les offres devront être libellées en monnaie burundaise (BIF) et tous les paiements se feront en francs burundais sauf dérogation accordée par la BRB en cas de transfert des devises.

L'appel d'offres s'adresse aux bureaux d'études remplissant les conditions requises pour exécuter un audit approfondi d'une Banque Commerciale avec notamment une expérience pertinente dans le domaine des audits approfondis des banques d'au moins 8 ans.

Un cahier des charges contenant notamment des termes de références peut être obtenu au siège de la BCD s.a-Burundi moyennant paiement d'une somme de Quatre cent mille Francs Burundi (400 000 FBU) non remboursable pour chaque soumissionnaire.

Une caution bancaire de soumission d'un montant de Trois Millions de Francs Burundi (3 000 000 FBU) sera exigée à l'ouverture des offres. Les soumissionnaires devront s'engager à maintenir leurs offres pendant 3 mois à compter de la date d'ouverture des plis.

Les enveloppes fermées contenant notamment les offres de prix, les références techniques, le délai d'exécution, les curriculum vitae détaillés des membres de l'équipe qui sera alignée pour ce travail doivent parvenir au secrétariat de la Banque de Commerce et de Développement "BCD s.a-Burundi" avec mention "OFFRE POUR L'AUDIT EXTERNE DE LA BCD" au plus tard le 15/05/ 2002 ou remise en mains propres au Président de la commission d'ouverture des offres avant que la session d'ouverture ne soit déclarée ouverte.

L'ouverture des offres aura lieu au siège de la banque le 16/05/2002 tandis que le marché sera attribué quinze (15) jours après l'ouverture des offres c'est-à-dire le 31/05/2002.

Pour de plus amples informations, veuillez contacter la direction de la BCD s.a-Burundi.

Demande de renseignements complémentaires

Toute demande de renseignements complémentaires devra être adressée à la Direction de la Banque de Commerce et de Développement.

Téléphone : 21 0950, Télex : 5107
Fax : 21 0952
Avenue de la Grèce n°6
E-mail : bcd@cbinf.com
BP. 2020, Bujumbura-Burundi

OFFRE D'EMPLOI

La Société de Gestion des Stations de Lavage de Ngozi "SOGESTAL NGOZI" en sigle, relance l'offre d'emploi pour ses services, un chef comptable répondant au profil ci-après :

- Etre de nationalité burundaise;
- Avoir un diplôme de niveau ISCO, section comptabilité; 
- Avoir une expérience professionnelle d'au moins deux ans; 
- Maîtriser EXCEL et au moins un logiciel de comptabilité;
- Etre libre de tout engagement et prêt pour commencer en avril 2002.

Le dossier de candidature devra comprendre : 

- Une lettre de demande d'emploi manuscrite dûment signée;
- Un curriculum vitae;
- Une copie des diplômes certifiés conformes à l'original.

Les candidatures seront reçues au Bureau de la Sogestal Ngozi sis à Ngozi ou au Bureau de liaison des Sogestal's à Bujumbura sis à Rohero 1, avenue Kayanza n°7, au plus tard le mercredi 10 avril 2002.

Un test de sélection aura lieu samedi le 13 avril 2002 à 9h°° au Bureau de Liaison des Sogestal's à Bujumbura.