NET PRESS
Burundi - Grands-Lacs - Politique.
Le président Buyoya se rend à Kampala.
Kampala, le 9 avril 2002 (Net Press). Le chef de l'Etat burundais, M. Pierre Buyoya, était attendu dans la capitale ougandaise cet après-midi pour prendre part à un symposium des pays des Grands-Lacs organisé par la fondation Nyerere. A ce symposium de 3 jours (qui a été ouvert le 8 et se clôturera en date du 10 avril 2002) ont été invités les représentants de tous les secteurs de la vie nationale, provenant de 6 pays : Ouganda, Kenya, Tanzanie, Rwanda, RDC et Burundi. Il s'agira, pour les participants, de plancher sur deux sujets importants : voir comment renforcer la solidarité régionale et mettre sur pied un programme pour une culture de paix et de développement des peuples de ce sous-ensemble du continent africain.
Burundi - Communication.
L'Uprona négociateur critique sévèrement les réformes envisagées à la RTNB par le ministre Albert Mbonerane.
Bujumbura, le 9 avril 2002 (Net Press). Dans son bulletin d'information n°63, l'Uprona négociateur passe au crible divers sujets d'actualité. Il s'en prend particulièrement à ce qu'il qualifie de "curieux audit à la RTNB (Radio-Télévision nationale du Burundi) qui aurait été commandité par l'autorité de tutelle à l'insu des organes dirigeants de cette maison".
Tout commence, selon le même parti, le 20 février 2002 quand le ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, M. Albert Mbonerane écrit au directeur général de la RTNB pour l'informer de l'arrivée, le lendemain, d'un expert belge qui avait pour mission d'identifier les réformes éventuelles à mener au sein de la RTNB. Selon les informations à la disposition du même parti, trois raisons majeures seraient à la base de cette mission. La première est qu'à la signature de l'accord d'Arusha, les leaders du G7 en exil "auraient souhaité une aide extérieure pour la réforme du secteur ultra-sensible de l'information". La 2ème raison est "l'absence relative de crédit de l'information d'un service public trop longtemps identifié au pouvoir". Enfin, "la confiance de la population dans ses dirigeants est un enjeu capital qui passe par la crédibilité de l'information".
Quant aux objectifs de cette mission, les principaux sont ceux-ci : évaluer les problèmes d'information, les moyens humains et techniques et les besoins prioritaires en vue d'une réforme médiatique dans le sens de la professionnalisation et de la responsabilisation des cadres et des journalistes de la RTNB, mais aussi "rétablir la confiance dans l'information publique pour une réforme radicale destinée à accompagner la démocratisation des institutions".
Au regard des motivations et des objectifs de cette mission, le parti Uprona, tendance Rukingama, n'a pas manqué de se poser tout un tas de questions : "Comment les dirigeants burundais en exil ont-ils pu apprécier l'absence de crédit de l'information livrée par les media publics ? Comment prévoir déjà une réforme radicale qui semble plus viser le personnel (à changer visiblement!) que les aspects structurels proprement dits ?, ...". Et d'ajouter que d'habitude, la commande d'un audit provient d'une décision des organes de gestion ou tout au moins les associe, ce qui n'a pas été le cas à la RTNB. Pourquoi donc "cette dérogation aux habitudes de gestion?", s'est interrogé le même parti qui admet tout de même que les changements de divers ordres s'avèrent nécessaires au niveau des media publics, comme cela est apparu lors des derniers Etats Généraux de la Communication. Mais la priorité n'est pas d'"opérer des chambardements au sein du personnel". (Voir
www.netpress.bi, rubrique "Agora").
Burundi - Enseignement.
Le ministre de l'éducation rencontre les étudiants en formation doctorale en Belgique.
Bruxelles, le 9 avril 2002 (Net Press). Le ministre de l'éducation nationale, M. Prosper Mpawenayo, a rencontré ce vendredi 5 avril 2002, dans les locaux de l'ambassade du Burundi à Bruxelles, les étudiants doctorants burundais. Au cours de cette réunion qui a commencé avec un léger retard sur le programme initial, le ministre Mpawenayo semblait être aussi tendu que les étudiants. C'est ainsi qu'il a directement pris la parole sans attendre que l'ambassadeur du Burundi à Bruxelles, M. Jonathas Niyungeko, ne le présente. Le début de la rencontre s'est déroulé dans une atmosphère électrique, car ces étudiants voulaient contredire chaque phrase du ministre. La réunion s'est articulée sur deux points essentiels : les indemnités familiales et les prolongations de la durée de bourse. Pour le premier point, M. Mpawenayo a indiqué qu'il n'est pas en mesure de changer les directives du conseil des ministres et a plutôt proposé des alternatives qu'il a qualifiées de "mesures d'accompagnement". Concernant le 2ème point, il a suggéré que les personnes concernées puissent le rencontrer individuellement pour qu'il analyse chaque cas. C'est ainsi qu'après cette rencontre, le ministre Mpawenayo et l'ambassadeur Niyungeko se sont entretenus à huis clos avec les étudiants qui en avaient exprimé le souhait. Parmi les 19 étudiants qui étaient présents dans la salle, 13 ont été reçus en audience et ont déclaré qu'ils se sont entendus sur les prolongations et/ou subsides pour la finalisation des thèses.
Malgré cette rencontre, les étudiants en formation doctorale en Belgique continuent à réclamer les indemnités familiales et comptent exposer ces problèmes au vice-président de la République en visite en Europe pour lui demander d'être leur interlocuteur auprès du gouvernement.
Burundi - Economie.
Le gouvernement burundais organise une consultation thématique des bailleurs de fonds.
Bujumbura, le 9 avril 2002 (Net Press). Dans le cadre du suivi des conclusions et recommandations de la dernière table ronde tenue à Genève en décembre 2001, le gouvernement du Burundi organise une consultation thématique des bailleurs de fonds. Cette réunion qui sera axée sur la croissance et la lutte contre la pauvreté aura lieu le 11 avril 2002 à l'hôtel Source du Nil et sera suivie, le lendemain, par une visite des réalisations sur le terrain, à Ngozi.
Burundi - Politique.
Des Burundais de la diaspora créent un nouveau mouvement politique.
Bruxelles, le 9 avril 2002 (Net Press). Cette nouvelle vient d'une petite bourgade belge du nom de Ciney où des membres de la communauté tutsi du Burundi, venus de plusieurs pays se sont réunis du 6 au 7 avril 2002 pour parler de leur pays tant meurtri par 9 ans de guerre civile ponctuée par un "génocide sans nom" depuis 1993. A l'issue de leur congrès, ces compatriotes, visiblement mécontents de la situation politique dans leur pays, ont décidé de créer un mouvement politique dénommé le "rassemblement pour la démocratie des communautés au Burundi" (RADECO). Le principal but de ce nouveau mouvement est la "défense des intérêts légitimes de la communauté tutsi". Ce mouvement s'attellera également à la promotion de la sécurité, de l'autonomie politique, de l'égalité et la complémentarité des communautés Hutu et Tutsi du Burundi.
Dans son premier communiqué, le Radeco a fait savoir les mobiles l'ayant poussé à sa naissance. Il y a d'abord le génocide "répétitif et toujours impuni des Tutsi au cours des années 1965, 1972, 1988, 1991 et de 1993 à nos jours". Ensuite, "la question vitale de la communauté tutsi en l'occurrence la sécurité physique des Tutsi et des Hutu non acquis à l'idéologie du génocide qui n'a pas suffisamment préoccupé les négociateurs d'Arusha". C'est enfin la mise en place à Bujumbura le 1er novembre 2001 d'"institutions dites de transition, importées d'Arusha et de Pretoria", accusées de "consacrer l'impunité du génocide et des autres crimes contre l'humanité perpétrés au Burundi". L'autre raison majeure de la création de ce mouvement est le harcèlement constant, par le pouvoir en place à Bujumbura, des organisations qui luttent contre le génocide au moment où les Tutsi rescapés du génocide se trouvent "dans un désarroi total, les déplacés subissant la clochardisation, des maltraitances et des abus de toute nature de la part de leurs bourreaux". (Voir
www.netpress.bi, rubrique "Agora").
La Société de Gestion des Stations de Lavage de Ngozi "SOGESTAL NGOZI" en sigle, relance l'offre d'emploi pour ses services, un chef comptable répondant au profil ci-après :
- Etre de nationalité burundaise;
- Avoir un diplôme de niveau ISCO, section comptabilité;
- Avoir une expérience professionnelle d'au moins deux ans;
- Maîtriser EXCEL et au moins un logiciel de comptabilité;
- Etre libre de tout engagement et prêt pour commencer en avril 2002.
Le dossier de candidature devra comprendre :
- Une lettre de demande d'emploi manuscrite dûment signée;
- Un curriculum vitae;
- Une copie des diplômes certifiés conformes à l'original.
Les candidatures seront reçues au Bureau de la Sogestal Ngozi sis à Ngozi ou au Bureau de liaison des Sogestal's à Bujumbura sis à Rohero 1, avenue Kayanza n°7, au plus tard le mercredi 10 avril 2002. Un test de sélection aura lieu samedi le 13 avril 2002 à 9h°° au Bureau de Liaison des Sogestal's à Bujumbura.